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LE DICTAT DU TEMPS
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 15 - 10 - 2019

Ce n'est pas faire preuve de pessimisme que de croire que les plus fortes de nos récriminations ne sont que des coups d'épée dans l'eau. Il nous arrive souvent de nous surprendre aux prises avec le temps nourrissant un acoquinement presque indéfinissable pour qu'à la fin de la vie nous nous rendons compte que nous avons été victimes d'un drôle de proxénétisme sans nom. La pire des tares de l'espèce humaine est de flirter avec l'instant. Nous déifions le présent, mais curieusement le moment le plus circonspect est celui quand nos proches s'éteignent et disparaissent, indéfectibles connaissances avec lesquelles nous avons tissé notre existence, et quand nous sommes accaparés par un doute en nous demandant s'ils avaient vraiment existé et s'ils n'auraient été seulement qu'un mirage qui se serait évaporé.
Il faut croire que ce qui régente l'humain conditionne aussi les peuples. Du nord au sud, de l'ouest à l'est, toutes les peuplades sont figées dans l'instant manipulant le momentané croyant construire le futur sans tenir compte des roublardises du temps. Fauves particuliers, parfois voraces, parfois indolents, tous sacralisent des territoires convaincus qu'ils sont des attributs éternels. L'histoire de l'humanité doit être lassée par les perpétuelles tares létales que l'homme ne cesse de créer.
Le drame est cette inconséquence entre la fausse conviction d'une éternité garantie et le dictat du temps. Chaque humain ne fait que passer. Chacun s'éteint et disparaît. Cette vérité intangible doit nous recommander qu'aller à la rencontre de l'autre en toute bonne foi, et en toute conscience sur la consistance de la vie, pour l'enrichir et alors se rendre compte que ce voyage est l'enrichissement de soi-même.
L'ouverture sur l'autre, sur tous les autres est la plus sublime forme de la concitoyenneté. Il n'y a pas plus mortel que les nationalismes étroits. Si le monde est malmené par le temps qui ignore ce qu'est la fidélité et la complicité, c'est que les humains où qu'ils se trouvent et quels qu'ils soient n'ont jamais compris que l'existence dans la paix et la sérénité a besoin d'une plus large redéfinition de la concitoyenneté. Elle ne peut en aucun cas être une histoire de territorialité.


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