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Amnesty Algérie: Le Hirak, une mobilisation «exceptionnelle»
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 19 - 02 - 2020

Le rapport 2019 d'Amnesty Algérie est entièrement consacré au mouvement populaire qu'a connu le pays depuis le 22 février de l'année dernière, qualifiant «d'exceptionnelle», d'«impressionnante» et d' «historique», la mobilisation appelant à «un changement du système politique» et à l'instauration d'un Etat de droit.
Amnesty affirme avoir «constaté que les manifestations dans tout le pays, y compris à Alger, ont été globalement tolérées, cependant les autorités ont eu recours à plusieurs reprises à un usage injustifié ou excessif de la force, au blocage d'espaces publics ou l'accès à la capitale et à des arrestations arbitraires et ciblées dans différentes wilayas», lit-on dans le rapport 2019 sur «la situation des droits humains au Moyen Orient et en Afrique du Nord».
Le document note que des «manifestants pacifiques ont été condamnés à des peines allant jusqu'à 18 mois de prison» et que «plusieurs réunions en lien avec le mouvement de contestation ont été également interdites». Amnesty affirme avoir «documenté» depuis le début du mouvement «l'usage de la force excessive au cours de certaines manifestations», rappelant la mort du jeune Ramzi Yettou «une semaine après avoir été frappé à coups de matraque par des policiers». «D'autres manifestants pacifiques ont perdu un œil. Amnesty International a également recensé au moins 5 cas de détenus victimes de mauvais traitements, dont un militant politique, Karim Tabbou, maintenu à l'isolement», ajoute le document. Amnesty rappelle aussi que «le 28 mai, le militant Kamel Eddine Fekhar est mort après 50 jours de grève de la faim pour protester contre son emprisonnement arbitraire et illégal en raison de ses publications sur Facebook».
Le rapport parcourt plusieurs périodes du Hirak, notamment les «arrestations arbitraires» de personnes «pour avoir brandi le drapeau amazigh lors des manifestations», et leur inculpation pour «atteinte à l'intégrité du territoire national».
«A partir de septembre, les autorités ont mené une vague d'arrestations ciblant principalement des activistes associatifs et politiques les accusant, entre autres, d'atteinte au moral de l'armée ou d'incitation à attroupement non armé»», ajoute le document.
Pour Amnesty, la justice algérienne a été «instrumentalisée» et «les garanties du droit à un procès équitable n'ont pas été respectées». «Un grand nombre de personnes ont été placées en détention provisoire alors que l'article 59 de la Constitution souligne le caractère exceptionnel de la détention provisoire».
Une partie du rapport a été consacrée à l'exercice du métier de journaliste durant cette période marquée par l'arrestation «d'au moins 10 journalistes qui couvraient les manifestations», «interrogés sur leur travail et détenus pendant quelques heures». «Quatre journalistes étrangers ont également été interpellés, puis expulsés. «Au moins trois journalistes sont toujours en détention», ajoute Amnesty qui rappelle que depuis juin 2019, «les autorités ont régulièrement coupé l'accès à certains sites d'information Tout sur l'Algérie (TSA), Interlignes et Algérie Part» pour «censurer les informations qu'ils communiquaient sur les manifestations».
«En fait, le Hirak ne fait que rappeler à l'Etat algérien ses engagements internationaux, pris à maintes occasions au sein d'instances internationales ou régionales. Lors de son discours d'investiture, le président de la République Abdelmadjid Tebboune s'était engagé à répondre aux revendications du Hirak. Il est temps de passer aux actes», a déclaré Hassina Oussedik, directrice d'Amnesty International Algérie.


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