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Pas de remède «miracle» ?
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 27 - 05 - 2020

Que vont faire les 35 pays ou plus, dont l'Algérie, qui ont adopté l'usage de la chloroquine ou à ses dérivés comme l'hydroxychloroquine contre le Covid-19 après l'annonce par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de la suspension temporaire des essais cliniques avec ce médicament qu'elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par mesure de précaution ? La décision de la suspension des essais cliniques intervient dans le sillage de la publication d'une étude, vendredi, dans la revue médicale ‘The Lancet' jugeant inefficace, voire néfaste, le recours à la chloroquine ou à ses dérivés comme l'hydroxychloroquine contre le Covid-19, comme l'a signalé le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d'une conférence de presse virtuelle, précisant que la suspension en question (annoncée le lundi 25 mai) avait été décidée samedi 23 mai. L'étude parue dans ‘The Lancet', qui est arrivée à la conclusion que ni la chloroquine ni son dérivé l'hydroxychloroquine ne se montrent efficaces contre le Covid-19 chez les malades hospitalisés, et que ces molécules augmentent même le risque de décès et d'arythmie cardiaque, confirmant en quelque sorte les soupçons qui pesaient sur ce traitement que certains se sont, peut-être, hâtés de qualifier de «médicament miracle», va-t-elle faire revenir ces pays sur leur décision de le prescrire aux malades du Covid-19 ? La chloroquine, faut-il le rappeler, un traitement ordinaire bon marché, couramment utilisé contre le paludisme depuis près de sept décennies, ne faisait pas l'unanimité au sein de la communauté des scientifiques, allant jusqu'à provoquer une très forte controverse entre les ‘pour' et les ‘contre' son utilisation, mais cela n'empêchera pas plusieurs pays de l'adopter ouvertement et foncièrement comme traitement contre le Covid-19, comme la Chine, l'Algérie, le Brésil et la Russie.
Cette dernière étude qui a conduit l'OMS à suspendre les essais cliniques, lancée il y a plus de deux mois, sera-t-elle le coup de grâce qui remettra dans les frigos la chloroquine ou continuera-t-on à l'utiliser comme remède contre le Covid-19 ? Difficile de présager des décisions de ces pays qui ont adopté le protocole de l'hydroxychloroquine contre le Covid-19. Les recommandations de l'OMS n'étant pas contraignantes pour les pays membres, loisir est laissé, donc, aux concernés de prendre la décision en toute souveraineté, juste en mettant dans la balance l'intérêt des malades. L'OMS a usé d'une formule généraliste au début de la polémique soulevée par le recours à ce médicament, et à d'autres, contre le Covid-19, en relevant le risque sur la santé des malades à travers «l'usage de médicaments sans preuve de leur efficacité», mais cette fois-ci, il s'agit d'une implication précise et formelle, en l'occurrence la suspension temporaire des essais cliniques avec le protocole de la chloroquine ou ses dérivés.

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