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Le jeu, ses règles et la « touche »
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 18 - 10 - 2020

Il y a le phénomène et l'épiphénomène. Le premier, c'est, tout simplement dit, ce qui est perçu par les sens ...C'est un fait, un événement qui frappe par sa nouveauté ou son caractère exceptionnel. Le second c'est, tout simplement dit, un phénomène... secondaire. C'est ce qui s'ajoute à un phénomène sans réagir sur lui. Notre phénomène politique à nous, actuellement, c'est que nous nous retrouvons avec un Chef de l'Etat issu de la génération post-indépendance. Pour la première fois en près de six décennies, la légitimité dite révolutionnaire n'est plus invoquée pour accéder au fauteuil présidentiel. Uniquement la légitimité populaire que celle-ci soit acceptée ou non, par tous. Mais, elle est bel et bien là. Une légitimité qui doit être « finie » très prochainement avec, entre autres, l'adoption de la nouvelle Constitution (ou l'ancienne amendée, comme il vous plaira), des élections locales et des élections législatives. Bien !
Notre phénomène politique à nous, c'est que le Chef de l'Etat avait, si je me souviens bien, annoncé, dès sa prestation de serment, un nouveau style de gouvernance, interdisant qu'on l'affuble de l'appellation servile de « Fakhamatouhou » (Excellence), appellation, née à partir de 1999 avec l'arrivée au pouvoir de son Excellence A. Bouteflika 1er et appellation encouragée par la cour d'ici et les cours moyen-orientales. Et, quelque part, « diplomatico-enarquienne ». Il fut, sur ce point, entendu. Très bien !
Hélas, le phénomène que l'on croyait « bien entendu », donc durable, commence à prendre du « plomb dans l'aile » en empruntant des voies et des gestes détournés. Une malédiction politico-sociétale, désormais trop bien ancrée par 20 ans de pouvoir suprême ? Ou, tout simplement, un laisser-aller langagier que l'on croit encore « payant » aujourd'hui et qui sait, peut-être demain. Sur ce dernier point, il n'a qu'à entendre les accusés de la grande corruption en grand nombre - actuellement devant les juges qui se défaussent tous, sans exception, et avec aplomb, sur le président de la République de l'époque, un homme qu'ils savent tous désormais incapable de les contredire. On a même vu un ancien Premier ministre s'engager à aller voter pour la nouvelle constitution. Sans commentaires !
Donc, des épiphénomènes sont en train de naître créant une atmosphère de gêne pour les plus compréhensifs d'entre-nous et de critique assez vive pour les pas-compréhensifs du tout. Ainsi, on voit, de plus en plus, des portraits du Président exhibés n'importe où, n'importe comment et par n'importe qui. De la surenchère politicienne, c'est évident.
Pour se « placer » ou pour « récupérer » des positions égarées. Tout cela alors qu'il y a, je crois, des textes réglementaires qui précisent l'utilisation du portrait du Chef de l'Etat. Ainsi, on voit de plus en plus de « lettres ouvertes » adressées au Président par voie de placards publicitaires, dans les journaux et ce, pour n'importe quoi. Tout cela, alors qu'il y a, je crois, des services spécialisés, à la Présidence, pour traiter ce genre de missives. Ainsi, on entend souvent certains responsables de l'Exécutif, « bottant en touche » et des organes de presse ainsi que des organismes et des personnes au passé politiquement (et plus) douteux se référer sans cesse au « Programme du Président », oublieux que ce programme, après son élection, est, désormais, celui de l'Algérie et de son gouvernement. Si, demain, ces épiphénomènes perdurent, tant au niveau des responsables qu'au niveau des citoyens, ils vont vite se transformer en phénomènes dommageables pour l'image de la nouvelle magistrature suprême et pour le bon déroulement la vie démocratique promise et attendue.


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