Le tourisme grand perdant    Lancement fin novembre des travaux de réalisation de 140.000 logements    1.133 nouveaux cas, 649 guérisonset 15 décès    6 morts et 19 blessés en 24h    La DGSN rappellel'obligation du port du masque en voiture    Macron provoque la tempête !    LDC : Séville se qualifie comme Chelsea pour les huitièmes    Schalke 04 : Un dirigeants recadre Harit    Réunion de Djerad avec les walis: la situation sanitaire et l'approvisionnement en eau potable au menu    L'Algérie, un "élément clé" dans les régions africaine et méditerranéenne    Le film "Abou Leila" de Amine Sidi Boumediene primé en France    Le report de plusieurs affaires pénales intervient à "la demande de la défense des accusés"    Sahara Occidental : Convergence des positions russe et algérienne    Jeux olympiques 2021 : remise de subventions à 325 athlètes représentant 21 fédérations    Pétrole: la demande mondiale atteindra près de 104 millions b/j d' ici 2025    STRESS HYDRIQUE : Des mesures urgentes pour assurer l'approvisionnement en eau    DEPUIS L'APPARITION DU CORONAVIRUS : Décès de 120 employés de la Santé    MOSTAGANEM : La Conservation des forêts retient un objectif de plus 300.000 plants    Médéa: neuf nouvelles communes "bientôt" alimentées à partir du barrage de "Koudiate Acerdoune"    Karim Tabbou répond à Emmanuel Macron    Foot / Ligue 1 (2020-2021) : Medouar prône l'union pour réussir une saison "exceptionnelle"    Real : Benzema trop court pour le match face à l'Inter Milan    Fin de l'AP-OTAN avec la participation d'une délégation de l'APN et du Sénat    Tergiversations au Conseil de la Nation    Le juge demande un complément d'enquête    La situation s'améliore nettement à Alger    Décès de l'ancien Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi    L'Algérie perd 2 milliards de m3 de gaz à l'exportation    Saisie de plus de 7 kilos de drogue    Le premier couac du projet de Anthar Yahia    Le président de la CAF Ahmad Ahmad suspendu cinq ans    Les premiers pas de «Enamla», le premier théâtre privé à Oran    Achèvement des travaux de réfection de la salle de cinéma Ifriqia    L'association El Mostakbal entame la formation des encadreurs des bibliothèques communales    Le gouvernement guinéen interdit les manifestations    Le Soudan veut modifier la méthode des négociations    Plus de 10 700 dossiers pour 848 logements    Décès de Abderrachid Boukerzaza: Djerad présente ses condoléances à la famille du défunt    Le procès Benfisseh reporté au 7 décembre    Semaine mouvementée pour les hirakistes d'Oran    Le RAJ exige l'abandon des poursuites contre ses militants    Un taux de participation provisoire entre 38 et 40%    "Entendez-vous dans les montagnes..." de Maïssa Bey traduit en italien    "Mes peintures sont une invitation au voyage"    Sessions de formation théâtrale au profit des jeunes Casbadjis    L'INVICIBILITE DU TEMPS    Gestion des risques majeurs: Une nouvelle loi en préparation    1.005 nouveaux cas et 19 décès    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Complaisances
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 22 - 10 - 2020

Généralement opposés à toute atteinte au principe sacro-saint de la liberté d'expression, de nombreux pays considérés comme berceau de la démocratie et des libres penseurs commencent à réaliser que le chaos n'est jamais bien loin quand on lâche la bride au discours, notamment en cette ère de généralisation de l'outil technologique qui offre une tribune ouverte aux bons et aux mauvais esprits. Ainsi, ces pays commencent à le dire sans ambages, le tri de l'information sur les réseaux sociaux, voire la censure purement et simplement de certains contenus jugés dangereux, haineux, surtout, sont indispensables. Pas sans faire de vagues, bien sûr, au sein d'une certaine classe politique qui continuait à plaider mordicus pour une liberté d'expression absolue avant que ses voix ne se font très discrètes, pour ne pas dire s'éteindre totalement, depuis qu'on parle uniquement de la censure de contenus qui propagent la radicalisation islamiste, qui font l'apologie du terrorisme ou propagent une haine toujours drapée de l'islamisme radicale ou encore quand il s'agissait d'interdire les contenus niant l'holocauste.
Malgré une certaine évolution, donc, dans le sens d'un nécessaire balisage réglementaire, le discours ou l'expression à bannir obéit à un choix très sélectif, pratiquement lié à celui développé par les islamistes radicaux et les réseaux qui font l'apologie du terrorisme. Des pays musulmans, dont l'Algérie, qui ont été les premiers à souffrir de l'exploitation religieuse à des fins apocalyptiques et engager une lutte sans répit, sur tous les fronts, contre ce visage haineux de l'islamisme radical et la barbarie terroriste, n'ont pas échappé aux critiques émanant de ces mêmes pays qui, aujourd'hui, trouvent qu'il faut agir pour neutraliser les islamistes radicaux.
Sans contrebalancer dans la même direction des donneurs de leçons, reconnaissant sincèrement la souveraineté des Etats à établir leur propre législation, il serait quand même plus équitable de faire preuve de plus d'égard aux musulmans qui ne sont pas tous des chantres de la radicalité ni des terroristes en force. Car, comme le rappelle le dernier odieux attentat de l'enseignant décapité en France, à chaque crime terroriste on fait subir aux musulmans le calvaire, leur déniant outrageusement jusques et y compris la liberté du culte. La liberté d'expression, comme toute liberté, s'arrête là où commence la liberté de l'autre. Seule la liberté d'expression dans le respect mutuel des valeurs religieuses et culturelles des autres peut construire un monde libre et harmonieux.
A quoi arrivera-t-on, au nom de la liberté d'expression, si chaque groupe commence à exposer des caricatures humiliantes sur les croyances religieuses, culturelles ou historiques des peuples ? Tout acte terroriste étant injustifiable et condamnable sous toutes ses formes, la liberté de publier des caricatures du prophète Mohamed (QSSL) pourrait dans l'esprit de cette liberté d'expression prônée autoriser la publication de caricatures autant humiliantes de tous les autres prophètes, ainsi que Bouddha, les vaches et la Shoah. En 2001, la destruction (en Afghanistan) par les talibans d'un symbole religieux culturel, en l'occurrence les statues géantes de Bouddha, avait provoqué un tollé international et a été unanimement condamnée. Liberté pour les uns d'humilier un symbole religieux, interdiction pour les autres de détruire des statues qui n'ont pas lieu d'exister dans leur croyance religieuse ?!


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.