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Recrudescence des cas de Covid-19: Hôpitaux : retour à la case départ ?
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 28 - 10 - 2020


«On est réellement épuisé », a affirmé avec regret le Dr Mohamed Yousfi, chef de service des maladies infectieuses de l'hôpital de Boufarik, précisant que son établissement est déjà saturé. Il y a une augmentation en termes d'affluence au niveau des urgences et en termes de malades, on est passé respectivement de 35 à 40% d'occupation de lits d'hospitalisation à 100% actuellement, et ce, après une accalmie d'un mois. On était obligé, hier, d'orienter des malades vers d'autres structures. Le manque de lits et la lenteur pour l'obtention des résultats du PCR par le fait qu'on est tributaires de l'Institut Pasteur, après trois à quatre jours, nous obligent de refuser, si on ose dire, des malades ». Le Dr Yousfi explique ce rebond des cas de contamination au Covid-19 par le relâchement constaté depuis des semaines de la part des citoyens, mais de la part également des autorités qui veillent au strict respect des mesures barrières. « L'on constate, encore et toujours, une forte concentration de citoyens dans les lieux publics, notamment dans les commerces et la tenue de fêtes de mariage ». Et d'affirmer avec regret : « On est en train d'anéantir tous les efforts que nous avons déployés jusque-là. Les retombées de ce relâchement sont essentiellement supportées par les malades vulnérables mais beaucoup plus par le personnel médical qui est déjà épuisé et à plat ». Le Dr Yousfi revient à la charge pour demander l'aide de ses confrères du secteur exerçant dans d'autres structures, qu'elles soient publiques ou privées, et qui n'exercent pas dans des services d'infectiologie. Il explique que «contrairement aux CHU qui sont soutenus par les médecins généralistes et les résidents, les services de Boufarik ne jouissent pas de cet avantage». Il précise que les praticiens spécialistes et le personnel paramédical dans ses services travaillent sans répit depuis mars dernier, sachant qu'une partie est déjà infectée par le coronavirus. Pour le Dr Yousfi, il ne s'agit nullement de problème de capacités en matière de lits d'hospitalisation ou de manque de personnel médical au niveau national, mais tous ces moyens sont utilisés d'une manière disproportionnée. Des alertes sont lancées par des médecins sur les réseaux sociaux appelant les citoyens à plus de vigilance. «Le CHU Beni Messous est saturé, et la réanimation ainsi que le déchoquage sont pleins, le nombre de formes graves augmente d'une manière inquiétante, et le personnel de la santé est très épuisé sans parler du moral des troupes après huit mois de combat continu, pour l'amour d'Allah, arrêtez le massacre, protégez-vous bon sang, il y va de la vie de vos proches et vos parents» ! écrit un médecin. D'autres images montrent un va-et-vient incessant des ambulances de l'hôpital et celles de la protection civile, dans les hôpitaux de Blida. Mohamed Yousfi conclut en affirmant que « le virus est toujours là, le chemin à parcourir est encore long en attendant le vaccin, ce qui nous oblige à vivre avec ce virus tout en respectant les mesures barrières pour minimiser les conséquences ».

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