La hausse des prix alimente l'appétit des investisseurs, optimistes    Baisse drastique des réserves de change et dérapage accéléré de la cotation du dinar    Une lettre de Ghali adoptée comme document officiel du Conseil de sécurité    Plus de 100 kg de drogue saisis à Alger et 11 suspects arrêtés    L'Etat œuvre à redonner aux zones rurales un rôle pionnier économiquement    Les meilleures œuvres primées    L'ESS tombe à Biskra, la JSK au pied du podium    Le portier algérien Oukidja suspendu pour cinq matches    «Soulagé d'être réhabilité»    Ligue des Champions: le MCA s'impose au Sénégal face au Teungueth FC    Procès en appel de l'auteur présumé de l'assassinat d'Ali Tounsi : Le colonel Chouaib Oultache condamné à la prison à vie    INESG: ouverture des travaux d'une journée d'étude portant sur la guerre del'information    Une responsable sahraouie appelle les organisations féminines à travers le monde à protéger les sahraouies des exactions marocaines    Le FFS éloigne la perspective de sa participation aux prochaines élections    Arsenal : Le successeur de Lacazette déjà trouvé ?    Le Président Tebboune présidera dimanche une réunion du Conseil des ministres    La rencontre fédérale a failli dégénérer    Le texte qui choque    La course contre la montre pour le nouveau gouvernement    Qui s'y frotte s'y pique    Les Verts en stage à Alger avant l'Allemagne    Les matchs amicaux face à la Côte d'Ivoire et la Zambie officialisés    Ligue des champions d'Afrique: le CRB tenu en échec face à Al-Hilal du Soudan    Les attaques de l'armée sahraouie contre les forces armées marocaines s'intensifient    Algérie : l'ONU réclame une enquête et la fin des détentions arbitraires    "La vitesse de propagation de la souche mutante fait peur"    Trois ouvriers asphyxiés au gaz    Trois ans de prison ferme à l'encontre de 3 anciens maires    Nette augmentation de la délinquance à Sétif    Imposante mobilisation à Alger    Des relations en clair-obscur !    ...Sortir ... ...Sortir ... ...Sortir ...    M'sila: Un bus chute dans un oued, 16 blessés    En dépit de la poursuite de la grève des travailleurs: Réouverture des centres d'enfouissement    Crimes commis à l'étranger: Un projet de loi pour la déchéance de la nationalité    Affaires religieuses: La question de la prière des Tarawih «en cours d'examen»    Restaurer nos «gourbis» !    Tébessa: Un 4 mars 1956...    Soufiane Djilali craint des dérapages    Fenniche évoque l'élargissement des prérogatives    «L'Algérie n'importera plus de fer»    Le procès en appel renvoyé    Les rentiers cachés de la République    Une loi pour la déchéance de la nationalité    Le pape en Irak, hier, pour une visite historique    Qui est cadre et qui ne l'est pas?    8 Mars: très bonne fête, Mesdames!    Le producteur Tahar Harhoura n'est plus    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le dr Yousfi accuse ses détracteurs de "fuir le coronavirus"
Hôpital de Boufarik
Publié dans Le Midi Libre le 30 - 03 - 2020

En plein crise du coronavirus (Covid-19), les hôpitaux de Blida sont en ébullition. Après la journée de protestation du jeudi 26 mars où les praticiens de la santé de l'hôpital de Boufarik ont tenu un rassemblement des personnels pour dénoncer la gestion de l'épidémie du coronavirus par le chef du service des maladies infectieuses, le Dr Mohamed Yousfi, et dont ils ont demandé le départ.
En plein crise du coronavirus (Covid-19), les hôpitaux de Blida sont en ébullition. Après la journée de protestation du jeudi 26 mars où les praticiens de la santé de l'hôpital de Boufarik ont tenu un rassemblement des personnels pour dénoncer la gestion de l'épidémie du coronavirus par le chef du service des maladies infectieuses, le Dr Mohamed Yousfi, et dont ils ont demandé le départ.
Hier, ce sont les praticiens du CHU de Blida qui se sont soulevés contre le directeur de l'hôpital sous les cris "dégage ! ". Contacté hier par TSA, le Dr Mohamed Yousfi parle de manipulation et accuse ses détracteurs de "fuir le coronavirus" et de vouloir "casser" le travail entrepris par les équipes du service des maladies infectieuses depuis plusieurs jours. "Le service d'infectiologie de l'EPH de Boufarik, que je dirige est en train de faire un travail monstre depuis un mois, avec l'équipe d'infectiologues et les infirmiers, qui sont en train de conteni l'épidémie", se félicite-t-il. Le Dr Yousfi affirme que lui et son équipe affrontent "seuls" l'épidémie du Covid-19, déplorant un manque de solidarité. "Ailleurs, les professionnels de la santé sont solidaires et viennent eux-mêmes proposer leurs services.
Malheureusement, on se trouve seuls et au fur et à mesure qu'on demande au directeur de mettre à notre disposition les autres personnels, on a constaté une multiplication des arrêts de travail et des mises en disponibilité, et des personnels qui fuyaient le coronavirus, c'est cela le problème", déplore le Dr Yousfi. Le service de service des maladies infectieuses de l'hôpital de Boufarik, estime que ce qui est mis en avant par les protestataires est destiné à "cacher le fond du problème : les gens ne veulent pas travailler, et c'est ce qui est grave". Il regrette que le service d'infectiologie dont il a la charge "se retrouve seul à affronter cette épidémie du Covid-19 avec 14 médecins infectiologues". Et de rappeler que "le service d'infectiologie de l'EPH de Boufarik est le plus grand en Algérie, et prend en charge la wilaya de Blida et neuf wilayas du centre". Le Dr Yousfi considère que le mouvement de protestation est l'oeuvre de personnels en dehors du service d'infectiologie. "Ce sont des personnels qui n'ont rien à voir avec moi et qui demandent mon départ.
Ce sont des adhérents des syndicats UGTA, du SAP (Syndicat algérien des paramédicaux), du SNPSP (Syndicat national des praticiens de santé publique) qui n'ont rien à voir avec moi. Ces représentants travaillent dans d'autres services qui ne sont pas sous ma responsabilité. Ce sont ceux-là qui ont mobilisé du personnel pour dire que c'est Dr Yousfi qui est le problème. Pensez-vous que c'est le moment ? C'est grave et immoral. Dans d'autres pays, tous les personnels sont mobilisés et se sont mis à disposition pour combattre l'épidémie. Alors que chez nous on se retrouve avec des médecins et infirmiers qui fuient le coronavirus et qui nous considèrent comme des pestiférés", dénonce-t-il.
Traitement à la chloroquine : résultats dans 4 jours
Interrogé sur le traitement à la chloroquine, le Dr Yousfi explique qu'il a été débuté au sein de l'hôpital de Boufarik depuis 6 jours. "Les résultats serontconnus après dix jours de traitement à l'hydroxychloroquine. Nous étions les premiers à l'avoir commencé. Malheureusement, des malades devaient être pris en charge et missous traitement aujourd'hui mais on nous a empêchés », relève Dr Mohamed Yousfi qui annonce que « le service d'infectiologie est à l'arrêt". Jeudi, le Dr Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), a reconnu dans un entretien à TSA que les praticiens de santé particulièrement à l'EPH de Boufarik souffrent de nombreuses contraintes, citant un volume de travail intense, un niveau d'exposition élevé face à l'épidémie du Covid-19,
un manque de coordination entre les différents secteurs, des difficultés liées au transport et à la restauration et l'hébergement au moment où la wilaya de Blida est soumise à un confinement total. Pour le Dr Merabet, la réaction des personnels de santé, jeudi dernier, "légitime" et visait à"attirer l'attention" des responsables. "On va s'organiser au mieux pour attirer l'attention qu'il y a problème et qu'il est urgent de réagir, à tous les niveaux, pour trouver des solutions, et faire en sorte que les professionnels puissent travailler correctement et que les citoyens soient pris en charge dans les meilleures conditions ", a déclaré leDr Merabet.
Hier, ce sont les praticiens du CHU de Blida qui se sont soulevés contre le directeur de l'hôpital sous les cris "dégage ! ". Contacté hier par TSA, le Dr Mohamed Yousfi parle de manipulation et accuse ses détracteurs de "fuir le coronavirus" et de vouloir "casser" le travail entrepris par les équipes du service des maladies infectieuses depuis plusieurs jours. "Le service d'infectiologie de l'EPH de Boufarik, que je dirige est en train de faire un travail monstre depuis un mois, avec l'équipe d'infectiologues et les infirmiers, qui sont en train de conteni l'épidémie", se félicite-t-il. Le Dr Yousfi affirme que lui et son équipe affrontent "seuls" l'épidémie du Covid-19, déplorant un manque de solidarité. "Ailleurs, les professionnels de la santé sont solidaires et viennent eux-mêmes proposer leurs services.
Malheureusement, on se trouve seuls et au fur et à mesure qu'on demande au directeur de mettre à notre disposition les autres personnels, on a constaté une multiplication des arrêts de travail et des mises en disponibilité, et des personnels qui fuyaient le coronavirus, c'est cela le problème", déplore le Dr Yousfi. Le service de service des maladies infectieuses de l'hôpital de Boufarik, estime que ce qui est mis en avant par les protestataires est destiné à "cacher le fond du problème : les gens ne veulent pas travailler, et c'est ce qui est grave". Il regrette que le service d'infectiologie dont il a la charge "se retrouve seul à affronter cette épidémie du Covid-19 avec 14 médecins infectiologues". Et de rappeler que "le service d'infectiologie de l'EPH de Boufarik est le plus grand en Algérie, et prend en charge la wilaya de Blida et neuf wilayas du centre". Le Dr Yousfi considère que le mouvement de protestation est l'oeuvre de personnels en dehors du service d'infectiologie. "Ce sont des personnels qui n'ont rien à voir avec moi et qui demandent mon départ.
Ce sont des adhérents des syndicats UGTA, du SAP (Syndicat algérien des paramédicaux), du SNPSP (Syndicat national des praticiens de santé publique) qui n'ont rien à voir avec moi. Ces représentants travaillent dans d'autres services qui ne sont pas sous ma responsabilité. Ce sont ceux-là qui ont mobilisé du personnel pour dire que c'est Dr Yousfi qui est le problème. Pensez-vous que c'est le moment ? C'est grave et immoral. Dans d'autres pays, tous les personnels sont mobilisés et se sont mis à disposition pour combattre l'épidémie. Alors que chez nous on se retrouve avec des médecins et infirmiers qui fuient le coronavirus et qui nous considèrent comme des pestiférés", dénonce-t-il.
Traitement à la chloroquine : résultats dans 4 jours
Interrogé sur le traitement à la chloroquine, le Dr Yousfi explique qu'il a été débuté au sein de l'hôpital de Boufarik depuis 6 jours. "Les résultats serontconnus après dix jours de traitement à l'hydroxychloroquine. Nous étions les premiers à l'avoir commencé. Malheureusement, des malades devaient être pris en charge et missous traitement aujourd'hui mais on nous a empêchés », relève Dr Mohamed Yousfi qui annonce que « le service d'infectiologie est à l'arrêt". Jeudi, le Dr Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), a reconnu dans un entretien à TSA que les praticiens de santé particulièrement à l'EPH de Boufarik souffrent de nombreuses contraintes, citant un volume de travail intense, un niveau d'exposition élevé face à l'épidémie du Covid-19,
un manque de coordination entre les différents secteurs, des difficultés liées au transport et à la restauration et l'hébergement au moment où la wilaya de Blida est soumise à un confinement total. Pour le Dr Merabet, la réaction des personnels de santé, jeudi dernier, "légitime" et visait à"attirer l'attention" des responsables. "On va s'organiser au mieux pour attirer l'attention qu'il y a problème et qu'il est urgent de réagir, à tous les niveaux, pour trouver des solutions, et faire en sorte que les professionnels puissent travailler correctement et que les citoyens soient pris en charge dans les meilleures conditions ", a déclaré leDr Merabet.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.