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Détail insignifiant !
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 29 - 12 - 2020

Comment le certificat de résidence, un document administratif somme toute, d'une banalité extrême, a-t-il pris en cette fin d'année 2020, des proportions qui lui ont donné un gros volume dans le débat public, digne d'un sujet des plus pointilleux ? Aussi important pour inciter un département ministériel et la plus grande société du pays à se lancer dans des explications sur son utilité, là où il est exigé et là où il ne l'est pas, non sans mettre en garde contre tout amalgame sournois à ce propos.
Tout a commencé par l'annonce de la suppression de la condition liée à l'obligation de fournir le certificat de résidence pour l'inscription des demandeurs d'emploi à travers les Agences locales de l'Emploi (ALEM), qui a provoqué un cafouillage géographique entre le Nord et le Sud, suite à une amplification des informations, d'une manière pernicieuse ou une sincérité spontanée, à travers les réseaux sociaux et des médias. Car, s'est attelé à expliquer le ministère du Travail, la suppression du certificat de résidence concerne uniquement les régions du nord du pays, et reste maintenue pour les régions du Sud, une dizaine de wilayas (Ouargla, Laghouat, Ghardaïa, Béchar, Tindouf, Tamanrasset, Illizi, Adrar, El Oued et Biskra), pour prétendre à l'inscription des demandeurs d'emploi, au niveau des ALEM de ces régions. La société Sonatrach, grand employeur au Sud, a prévenu pour sa part qu'elle se réserve le droit d'engager des poursuites judiciaires pour publication d'informations mensongères susceptibles de duper l'opinion publique sur un sujet sensible.
Pour comprendre le pourquoi de ces remous, anxieux, il est nécessaire de revenir à une dizaine d'années en arrière, quand les chômeurs du Sud se sont insurgés contre l'injustice et la marginalisation qui les frappent, en matière de sélection pour l'embauche, laquelle sélection favorise le recrutement des demandeurs d'emploi venus du nord du pays. Depuis, les demandeurs d'emploi résidents dans ces wilayas du sud du pays sont privilégiés en matière d'embauche, le fameux certificat de résidence faisant foi. L'injustice en question, qui a provoqué le mécontentement des habitants du Sud n'est pas totalement infondée, mais le problème n'est-il pas ailleurs ? N'est-il pas plus important de parler de l'offre d'emploi, elle-même, qui s'est rétrécie d'une manière drastique en ces temps difficiles, marqués par la double crise sanitaire et économique avant d'en arriver aux pièces administratives nécessaires à la constitution des dossiers des demandeurs d'emploi ? La suppression de la condition liée à l'obligation de fournir un certificat de résidence pour l'inscription des demandeurs d'emploi à travers les ALEM du nord du pays et son maintien au niveau des wilayas du Sud n'est absolument en rien une garantie pour saisir un emploi. Tout au plus, cela figurerait sur le registre de l'allègement des dossiers administratifs, à l'instar d'autres suppressions concernant le casier judiciaire ou le certificat de nationalité.
Le plus important est de s'inquiéter au sujet d'une relance compliquée de la machine économique, qui entraînerait la création d'emplois, et libre aux habitants du Sud de venir travailler au Nord et vice-versa, les Algériens étant chez eux partout dans leur pays. Tout repose également sur la transparence en matière de recrutement et de respect des critères de sélection des candidatures. Un certificat de résidence peut-il être d'une plus grande sensibilité que ces questions ? Si on supprimait l'opacité et les accointances en matière de recrutement, ce certificat de résidence ne serait pas plus qu'un détail insignifiant.


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