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Un «Tapie» d'or
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 16 - 10 - 2021

Avec Roger Hanin, Guy Bedos et Belmondo, avec Simone Veil, Simone Signoret et Simone de Beauvoir et bien d'autres, le personnage français contemporain, le plus admiré (ou le plus respecté) par la génération des sexagénaires et plus, Algériens, c'est bien (feu) Bernard Tapie, décédé récemment des suites d'une longue maladie contre laquelle il s'est battu jusqu'à la dernière minute.
Etonnant? Non pour quelqu'un qui ne s'est jamais exprimé sur la guerre d'Algérie, ou sur la Palestine, ou sur le Sahara Occidental, ou sur Bouteflika, ou… Il s'était, en effet, contenté de ce qui se passait dans son pays concernant les populations immigrées, maltraitées en permanence par les racistes et les revanchards de la coloniale (et qui ont, hélas, avec leurs récits déformés, transmis le virus à une partie de leur descendance).
Pas étonnant de la part d'un Monsieur qui a grandi dans une cité de banlieue populaire («ma salle de bain, quand j'étais môme, c'était une cuvette dans la cuisine »), avec des parents (père ajusteur-fraiseur et mère aide-soignante) qui lui ont transmis les valeurs du travail et du respect de l'autre. En fait, ce qui est admiré chez le personnage, c'est sa volonté de réussir en utilisant les forces et faiblesses du système capitaliste qu'il a, tout de suite, découvert et exploité, en commençant vendeur de téléviseurs (noir et blanc) faisant du porte-à-porte. Du talent et de l'audace et quelques coups de génie. C'est aussi sa capacité de résistance face aux multiples forces, tout particulièrement la nomenklatura de la politique, cherchant à l'écarter et/à l'éliminer. C'est, enfin, ses multiples apparitions sur toutes les scènes publiques .Un «homme-communicant» ! Mille métiers, mille succès ! Avec, quelquefois, quelques libertés légères (?) avec la loi, ce qui lui valut de passer par la case-prison. Homme d'affaires, manager d'entreprises (rachetées au franc symbolique alors qu'elles étaient au bord de la faillite, relookées puis revendues au prix fort), sportif (la mer), président de l'O.Marseille avec, à la clé, une Ligue des champions (football), la seule française, animateur d'émissions de télé, chanteur, acteur de cinéma, comédien au théâtre, ministre, emprisonné, riche, pauvre, re-riche… Et, avec tout ça, une belle gueule qui devient facilement « grosse », ne se laissant jamais démonter, face, tout particulièrement aux matamores de la droite comme Jean Marie Le Pen ou Eric Zemmour.
Bref, un homme, «golden boy» et «samouraï», devenu une sorte de modèle pour beaucoup de jeunes ou moins jeunes. Un homme qui estimait, ne pas avoir vécu « inutilement », un modèle très acceptable, aujourd'hui encore, chez nous aussi. Et, on en a bien besoin.
Entre autres par les plus jeunes. Tout particulièrement après les déconvenues récoltées durant ces trente dernières années, au niveau de notre nouveau monde économique néo-libéral qui a vu la plupart des «réussites» et des fortunes se construire sur la base de la corruption, de l'«affairisme» de bas-étage, du «trabendo», du transfert illicite de devises à (et avec) l'étranger, du non-effort, de l'irrespect quasi-total des lois, peut-être même avec des crimes, de la destruction totale d'entreprises (publiques en difficultés, rachetées à des prix symboliques pour être désossées). Par des «milliardaires «de pacotille, sans foi, sans loi et sans compétence mais, hélas, dotés d'une forte capacité de nuisance, ayant mené la «belle vie», surtout à l'étranger, là où les fortunes détournées ont été « placées » en général non dans des entreprises productives de richesses mais dans l'immobilier pour d'autres rentes.
Il n'y a pas plus grand drame intellectuel que de se retrouver forcé de bénir des «réussites» étrangères (et qui le méritent amplement) et, parfois, de maudire des «réussites» nationales.


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