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Pain et imaginaire populaire
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 25 - 10 - 2021

Et après, que peut-on attendre après cette grève de trois jours des boulangers ? C'est peut-être l'une des plus vieilles revendications sur le front social cette question de la hausse de prix de la baguette de pain, et qui reste encore comme une question taboue, frappée de la fin de non-recevoir des pouvoirs publics. Ces derniers semblent prêts à tout négocier, sauf le prix de la baguette de pain, craignant de toucher là à l'essentiel de l'alimentation des Algériens et provoquer la fronde sociale qui pourrait découler d'une augmentation de son prix. Craintes fondées ou des idées fausses accrochées à une époque révolue ? Il y en aura toujours ceux qui tentent d'exploiter la première excuse pour verser l'huile sur le feu et chercher à nourrir les troubles sociaux dans pareilles circonstances, mais le pain n'est plus ce qu'il était dans l'imaginaire populaire. Dans le temps, quiconque trouve un morceau de pain par terre se baisse automatiquement pour le prendre, l'embrasser et le mettre dans un coin retiré, non sans pester contre celui qui l'a jeté par terre. Presque un blasphème. Aujourd'hui, le pain se ramasse par tonnes dans les poubelles. L'Algérien n'est plus grand consommateur de pain mais grand gaspilleur de pain. Et si le gaspillage a pour cause ce prix dérisoire de la baguette de pain? Les temps ont vraiment changé, mais pas cette croyance qui se fixe au prix inchangé de la baguette de pain comme on s'accroche à la vie. « L'augmentation du prix du pain n'est pas à l'ordre du jour », une phrase leitmotiv qui revient dans les propos des responsables qui se sont succédé à la tête du département du Commerce. Par moments, on s'est engagé à faire des études pour calculer le prix réel de la baguette de pain, mais les résultats n'ont jamais été confrontés à la réalité ou pris en référence pour ajuster ce prix. Un prix subventionné, selon l'argument des pouvoirs publics, qui ne devait normalement donner lieu à aucune contestation de la part des professionnels, mais la réalité bouscule cet état de fait.
Selon les boulanger, la subvention de la farine ne suffit plus, car d'autres produits nécessaires à la fabrication de pain, une bonne dizaine, ont enregistré des hausses fulgurantes. Au bout du rouleau, les boulangers se trouvent à travailler en perte. Nombreux parmi eux, las d'attendre une bonne attention des pouvoirs publics, ont changé de métier. Et, à ce rythme, on risque dans un proche avenir de se retrouver dans une situation navrante d'une pénurie de pain à cause d'un déficit en boulangeries, qui se fait sérieusement sentir, maintenant, dans certains quartiers. Est-ce qu'on ignore que pour résister dans ce métier le recours à la triche est inévitable et qu'avec ce refus de réviser à la hausse le prix de la baguette de pain on encourage ces pratiques illicites qui touchent le poids de la baguette et d'autres produits entrant dans sa fabrication, ainsi que le détournement de la farine subventionnée pour la production de pizzas et autres viennoiseries ?

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