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Lorsque la consommation domestique menace l'exportation: Déperdition énergétique et gaspillage
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 28 - 06 - 2022

Les vulnérabilités du modèle de consommation énergétique en Algérie, demeurent une question d'actualité en dépit des différentes actions de sensibilisation menées par les pouvoirs publics, notamment en matière d'efficience énergétique et de rationalisation.
Un modèle de consommation qualifié «à risques», par l'expert en Energie et ex-ministre, Abdelmadjid Attar, lors de la présentation de l'étude sur les enjeux de la sécurité énergétique, initiée par la Confédération Algérienne du Patronat Citoyen (CAPC), dans le cadre de ses réflexions et ses contributions «formulations des propositions autour de plusieurs axes stratégiques». Et ce, pour réussir le plan de relance économique.
M. Attar, affirme que nous faisons face à «un parfait modèle de consommation à risques dont la continuité du scénario nous conduira inévitablement, au fil du temps, à des ruptures sévères au niveau de la couverture des besoins énergétiques internes et un déclin rapide des volumes d'hydrocarbures disponibles à l'exportation».
En soulignant, par ailleurs, que notre pays est encore en retard en matière d'économie d'énergie alors que des solutions pratiques pour réduire la consommation existent. Il a indiqué que «nous continuons à utiliser les appareils les plus énergivores, à construire des logements énergivores». Et de citer, par ailleurs, la consommation énergétique excessive de l'éclairage public des collectivités locales qui se chiffre à plus de 50% de la facture globale de la facture d'électricité. D'où la nécessité d'assurer au plus vite une transition énergétique vers l'éclairage intelligent par, à la fois, les énergies renouvelables et rapidement par la reconversion de l'éclairage en lampes LED. Il a également cité l'industrie cimentière et les stations de dessalement, comme étant de grands consommateurs d'énergie», proposant de faire des études pour trouver des solutions qui permettent de réduire la consommation.
Ce qui est à notre portée aujourd'hui en matière d'économie d'énergie qui nous permet d'agir assez rapidement pour rattraper le retard «est la consommation domestique qui est de 46% pour le chauffage, 22% pour la cuisson, 13% pour l'eau chaude et 19% en électricité», dira-t-il. Il précise que c'est «un énorme gisement d'économie à prendre en considération».
L'étude présentée a fait ressortir une augmentation de la consommation intérieure d'hydrocarbures de plus de 66% en 2019 et plus de 55% en 2020 soit un accroissement de 5 à 8% par an. L'accroissement de la consommation intérieure s'est particulièrement accéléré à partir de 2000, suite à d'importants investissements en matière de raccordement au réseau d'électricité et de distribution de gaz naturel dont les taux actuels sont respectivement de 98% et 66%. «Cette croissance est maintenue et risque de se développer avec les programmes de dessalement de l'eau de mer, de l'irrigation et du développement urbain induits par une reprise de la croissance démographique», prévient le réalisateur de l'étude. L'ex-ministre indique que notre pays est confronté à plusieurs vulnérabilités du modèle de consommation. Il cite celle relative à la composante du mix énergétique actuel à 65% en gaz naturel et 35% en pétrole. Alors que les réserves (conventionnelles et non conventionnelles) ainsi que les niveaux de leur production sont incertains à long terme. Il précise que cette vulnérabilité est aggravée par les risques futurs sur les exportations du pays en matière de taxe carbone. Il fait ressortir à travers son étude que la deuxième vulnérabilité est relative au taux de croissance très élevé.
Selon les pronostics des spécialistes, il est prévu une consommation intérieure de 46 milliards de m3 entre 2030 et 2035. En précisant que 69% de cette consommation en gaz concernera le secteur «résidentiel» et «les services communs». Avec une consommation prévisible en carburant qui va passer de 15 à 19 millions de tonnes en 2030, dont 70% dans le transport routier. Et de citer également la demande en électricité qui croit de 7% par an et qui va passer de 65 TWh à 150 TWh en 2030. Une demande issue principalement des secteurs résidentiels et les services communs.


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