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CHOUHADA SANS TOMBES : M'Hamed Bouguerra, chef de la Wilaya IV
Publié dans Réflexion le 02 - 08 - 2011

La guerre d'Algérie a fait des milliers de «chouhada sans tombes» ; M'Hamed Bouguerra, Hamou Boutlilis, Mohamed Darlili, Mohamed Aichaoui, Mohamed Larbi Tebessi, Maurice Audin, Ali Boumendjel, Lagha …
Ce comité est placé sous l'autorité de Ouamrane. A ce titre, Si M'hamed participe au Congrès de la Soummam (20 août au 5 septembre 1956). Faut-il rappeler que ce conclave auquel a pris part Bougara a pris des décisions stratégiques pour l'avenir de la Révolution et celui du pays ? Au lendemain du congrès d'Ifri, la zone 4 devint la Wilaya 4 dirigée de manière collégiale par les 4 responsables cités plus haut. Bougara a été chargé d'abord de l'organisation politique. Il veille à l'application des résolutions du congrès de la Soummam. Avril 1957, il est désigné à la tête de la Wilaya 4 avec grade de colonel. Inlassablement, il s'est employé à structurer et à moderniser cette importante Wilaya. «Vous qui venez des villes, vous avez des diplômes, vous disposez d'une éducation acquise au banc de l'Université ou du lycée. Vous serez étonnés de ce que vous apprendrez auprès de votre peuple, car l'enseignement acquis à l'école du peuple n'est dispensé par aucune université. Apprenez leur ce que vous savez, mais apprenez aussi tout ce qu'ils savent ! Vous serez étonnés», disait-il aux lettrés citadins qui rejoignaient le maquis de l'ALN. Il entretenait une relation suivie avec le colonel Amirouche. Il était totalement en phase avec le chef de la Wilaya III au sujet de la situation politique du pays et de la Révolution. Ils conjuguaient leurs efforts pour mettre à nu les faiblesses dans les structures du FLN/ALN et la mise en pratique des résolutions du congrès de la Soummam. Comparer Bougara à un volcan n'est pas synonyme de violence. Bien au contraire. C'est sa foi en son peuple et ses capacités de donner l'exemple et de commander aux hommes d'aller mourir pour un rêve qui font sa force devant l'ennemi. «Au cours d'une mission qui m'avait été confiée, je tombais un jour sur un commando de la Wilaya 4. Tout le jour durant, je me trouvais dans l'impossibilité de connaître le chef de ces trois compagnies. Je dormis même avec elles sans que ma curiosité fut satisfaite. Le lendemain au réveil, le commando, au grand complet, présenta les armes à celui-là même qui avait refusé de partager ma petite natte préférant se coucher sur le sol. Ce fut ainsi que je connus le colonel Si M'hamed», témoigne Si Mohand Arav Bessaoud. La tolérance de Si M'hamed était une légende dans les monts de la région qu'il commandait. Elle n'a jamais été démentie. Pour l'exemple, il a veillé à ce qu'une petite congrégation religieuse chrétienne installée dans les monts de Bissa soit protégée. Il ne manquait pas de dire ce qu'il pensait à ce propos. Madoui Rémy, déserteur de l'armée française, lui a prêté ces propos : «Il ne faut pas oublier un instant que notre Révolution n'est pas une guerre de religion. Le peuple algérien est musulman, chrétien, juif, agnostique ou croyant non pratiquant tout simplement.» Ahmed Bougara avait, dans un contexte où même le rêve pour l'indépendance de l'Algérie relevait de l'insensé, cru au destin de son peuple. Grandement convaincu, il avait milité, combattu puis péri pour une cause juste. Alors rêvons en 2009 que notre pays soit dirigé par des hommes et des femmes de la trempe de Si M'hamed.
Khatib appelle à lever le secret sur la mort du colonel Bouguerra
Le président de la fondation de la wilaya IV historique, le colonel Youcef Khatib (Si Hassan), a appelé hier la France à «lever le secret» qui entoure la mort du colonel Si M'hamed Bouguerra.
«Nous n'avons, pour l'instant, aucune information qui détermine avec exactitude les circonstances de la mort du chef historique de la wilaya IV, ni de ce qu'il est advenu de sa dépouille. Aussi, nous interpellons, à nouveau, les hautes autorités françaises pour lever le voile sur cet épisode tragique de notre histoire et nous permettre d'accéder aux archives relatives à la mort de ce grand chef militaire», a-t-il indiqué, en marge des festivités commémoratives du 50e anniversaire de la mort du colonel Bouguerra. Si Hassen n'a pas jugé utile de souligner si sa requête faisait partie ou non de l'agenda de l'Etat algérien. En effet, les observateurs n'omettent pas de rappeler qu'une telle démarche devrait impliquer les autorités officielles. «Quand bien même elle serait légitime, une démarche pareille devrait transiter par les canaux officiels de l'Etat algérien», souligne-t-on. Ces festivités ont été organisées à Ouled Bouachra, à l'ouest de Médéa, théâtre de la dernière bataille dirigée par le martyr. Le président de la fondation de la wilaya IV historique, cité par l'APS, a rappelé que plusieurs démarches ont été entreprises du temps de la présidence de François Mitterrand, et plus tard, de celui de son successeur à l'Elysée, Jacques Chirac, pour connaître la vérité sur la disparition de cette grande figure de la Révolution. «Des démarches restées sans suite», a-t-il regretté, disant «ne pas comprendre ce silence de la part des autorités françaises». Il a ajouté que sa fondation continuera d'exiger la vérité sur cette question et entend mener d'autres actions pour tenter d'élucider le mystère qui a entouré sa mort, le 5 mai 1959, dans les maquis d'Ouled Bouachra.L'histoire retient que le chahid a réussi à imposer de véritables zones libérées dans l'Ouarsenis, le Zaccar, l'Atlas blidéen et les monts de Médéa. Tout comme il a dirigé de grandes batailles à Amrouna, Theniet El-Had, dans l'Ouarsenis, à Bouzegza, dans le Zaccar et aussi à Oued El-Maleh et Oued Fodda. Les archives nationales, dont le site internet de la Fondation historique de la Wilaya IV, font état qu'au début de l'été 1959, le colonel Bougara se trouvait avec une importante unité dans la région de Médéa.
Il s'agissait d'une dernière sortie puisqu'il est rappelé que, dans la nuit du 4 au 5 mai 1959, «des phares de véhicules français ont commencé à converger de toutes les directions vers la région où il se trouvait. «C'était un encerclement mené avec plusieurs milliers d'hommes. Au petit matin, la bataille a commencé. Elle a duré des heures. Plusieurs dizaines de moudjahidine y sont tombés. Parmi eux, Si M'hamed Bougerra», relèvent les archives de la Fondation. Dans son appel d'hier, le colonel Si Hassan dit privilégier une version, «plus plausible», corroborée par certains témoignages, selon laquelle Si M'hamed Bouguerra aurait été blessé lors de la bataille d'Ouled Bouachra, le 5 mai 1959, fait prisonnier et torturé à mort par les services spéciaux de l'armée française.


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