Les habitants du douar de Bit-El-Ghoula dans la commune de Dahmouni, distante à une vingtaine de kilomètres du chef lieu de la wilaya de Tiaret, dénoncent ce qu'ils appellent le silence des autorités et attirent l'attention de ces dernières sur le risque de maladies à transmission hydrique. Au moment où les hautes instances du pays se sont engagées pour la lutte contre les maladies à transmission hydrique, certaines carences sont signalées. Les habitants du douar « Bite El Ghoula » tirent la sonnette d'alarme et dénoncent l'indifférence affichée par les autorités locales à leur égard : « nous sommes menacés dans notre santé, nous demandons l'intervention des autorités pour trouver une solution à notre situation qui risque de s'empirer ». Cet appel lancé après la réalisation d'un réseau d'assainissement dont les eaux usées coulent dans un Oued qui traverse un groupe d'habitation à quelques centaines de mètres en aval du douar principal Bite El Ghoula. Cette localité relevant de la commune de Dahmouni constituée de quelques maisons, surplombant un oued dans lequel déverse la conduite de l'assainissement. Non loin en aval, se trouvent deux puits d'où s'approvisionnent plusieurs habitants en eaux potable, et s'en servent pour l'irrigation de leurs plantations. Le premier est situé à moins d'un mètre de l'écoulement des eaux usées. Le Chef de daïra et le P/APC saisis par ces citoyens, ont promis la réalisation d'une fosse sceptique collective qui sera vidée tous les ans. Après l'achèvement des travaux entrepris pour la réalisation du réseau d'assainissement, ces responsables n'ont plus remis les pieds au douar, ils ont vite oublié le danger qui menace ces habitants qui interpellent le droit pour intervenir et s'enquérir de prés la situation et prévoir d'éventuelles maladies.