Mise en garde    Tlemcen: L'ex-député Tahar Missoum condamné à 2 ans de prison    Les marches du vendredi se poursuivent    Décret sur les psychotropes: Le SNAPO réclame la publication de la liste des produits concernés    La CNAS d'Oran organise une campagne d'information: Du nouveau pour les demandes de congé de maternité à distance    El-Bayadh: Les agriculteurs soulagés    CFA - Grade fédéral: Une liste des arbitres admis gelée    FAF - Coupe de la Ligue: USMA - MCA, une finale avant la lettre    Eradication prochaine de trois grands bidonvilles: Préparatifs pour le relogement de plus de 4.000 familles    MONNAIE COURANTE    Prise en charge des revendications socioprofessionnelles: Djerad pour une «approche progressive»    LES «BONS MOTS» : «LIMOGEAGE», «LYNCHAGE», «COMPLOT»...    Guelma: L'évocation douloureuse du 8 mai 1945    La police attaquée, une dizaine de morts et des kidnappings    Une politique du mensonge et du chantage    Des ex-magistrats saisissent Tebboune    Un lourd dossier contre Rachad    Mahrez refait le match    Villarreal – Man United, une finale inédite    Tottenham cible Conte    Les slogans sortis de laboratoires    Les mises en garde du gouvernement    Le gaspillage atteint son apogée    De l'importance des structures de proximité    L'unité d'urgences médicales opérationnelle    L'Algérie dans le «Top Ten»    À la veille du grand jour à Béjaïa    La Tunisie, aux abois, se tourne de nouveau vers le FMI    La pasionaria Djamila Boupacha    Une idée sur la barbarie coloniale    Le fabuleux destin d'un héros oublié    Vers un congrès national sur la réconciliation en Libye    Ouverture d'une nouvelle agence à Reghaïa    Renvoi du verdict au 27 mai    Le résistant intrépide    Limogeage du directeur régional des douanes d'Annaba    Le manque de vaccins accroît le risque d'une nouvelle vague    La mercuriale se stabilise pour les légumes, pas pour les fruits    15 personnes arrêtées à El-Qods occupée    Un report qui n'arrange pas les Verts    Les nouvelles recrues de la JSK, de l'ESS, du NCM, de l'USMH et du WAT qualifiées    USMA-MCA, le choc    Percée des conservateurs dans un bastion travailliste    Sansal récipiendaire du prix Méditerranée du roman 2021    Quid de la coopération technique ?    L'histoire de Mowgli traduite en kabyle    UA: échange de vues entre Boukadoum et Faki au sujet des travaux du CPS    L'opération Barkhane ne devrait pas durer plus que quelques années    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Electricité: l'ouverture du réseau national aux producteurs indépendants du solaire recommandée
Publié dans Algérie Presse Service le 29 - 11 - 2020

Le Commissariat aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique (CEREFE) a recommandé, dans son premier rapport annuel, d'ouvrir le réseau national d'électricité aux petits et moyens producteurs indépendants de l'énergie photovoltaïque, estimant qu'il s'agit de l'approche la "plus intéressante" pour commencer la transition énergétique.
"Sachant que le réseau électrique de distribution reste le meilleur support pour mutualiser à grande échelle les productions décentralisées d'électricité à base de ressources renouvelables, il devient urgent de procéder à la mise en œuvre de cette tendance dans le pays sur de bonnes bases", est-il indiqué dans le rapport du CEREFE, intitulé "Transition énergétique en Algérie: Leçons, état des lieux et perspectives pour un développement accéléré des énergies renouvelables" et dont l'APS a obtenu une copie.
Le rapport rappelle, dans ce sens, que plus de 70% des capacités de production d'électricité solaire photovoltaïque cumulées à ce jour dans le monde (586 GW), sont injectés sur les réseaux de distribution.
Selon le CEREFE, le déploiement d'installations solaires photovoltaïques connectées au réseau de distribution et assurant des productions de petites ou moyennes capacités, constitue en fait une "bonne introduction à une stratégie encore plus large".
Cette démarche "pragmatique" permettra notamment de "saisir toutes les opportunités qui peuvent s'offrir quant au développement d'activités économiques autour des productions décentralisées d'électricité solaire, créatrices de richesse et d'emplois à l'échelle locale", note le Commissariat soulignant que c'est le réseau de distribution qui couvre le mieux l'ensemble du territoire national avec 338.380 Km de lignes de distribution.
"Un programme national de transition énergétique basé sur l'encouragement de l'option d'autoconsommation, moins complexe à déployer et moins capitalistique, reste l'approche la plus intéressante pour commencer", lit-on dans le rapport.
Cette solution "peu coûteuse et moins risquée à mettre en œuvre de manière massive (pas de stockage)", nécessite un investissement initial qui peut être assuré en partie par les propriétaires eux-mêmes, moyennant des montages financiers simples et soutenus par une législation favorable.
Des "toits solaires" dans les secteurs résidentiels (puissances moins de 10 KWc) et tertiaire (de 10 à 50 KWc et plus), offrent un environnement propice à une dynamique économique typique des PME/PMI, qui impliquerait une large adhésion des citoyens, avant de passer à un autre stade, estime le Commissariat aux énergies renouvelables.
Sur le plan socio-économique, "l'alternative du solaire photovoltaïque résidentiel connecté au réseau, permet aussi des retombées avantageuses liées à la création de petites entreprises et d'emplois durables, sans parler d'une contribution avérée à l'instauration d'une culture énergétique citoyenne", fait remarquer le CEREFE.
Appliquée à la situation actuelle de l'Algérie, l'alternative proposée de l'autoconsommation permet également une "introduction sans heurts des prix réels de l'électricité, en remplaçant les subventions généralisées de l'énergie électrique, par celles plus ciblées de petites installations d'autoconsommation pour les catégories les plus défavorisées", relève-t-il encore.
Nécessité d'un nouveau cadre réglementaire
Toutefois, aucune réglementation n'autorise ce profil d'installations en Algérie où le gestionnaire du réseau électrique national a jusqu'ici privilégié les installations de grosses capacités prédestinées à être connectées au réseau Haute tension (HT) de transport, note le rapport.
Le Commissariat recommande ainsi d'élaborer les cadres législatif et réglementaire régissant ces créneaux d'activité avant de laisser la libre initiative aux divers acteurs dont l'intérêt et l'engouement est déjà "palpable".
Ce nouveau cadre législatif et réglementaire permettra une réadaptation appropriée du réseau de distribution, en vue d'une prise en charge des nouvelles contraintes liées aux flux bidirectionnels d'énergie, sans pour autant altérer la sécurité d'approvisionnement des consommateurs, ni la qualité de l'énergie électrique qui leur est servie.
Laisser le développement de cette activité au gré d'actions hasardeuses peut être "préjudiciable" même à échelle réduite, notamment en termes de qualité de l'énergie desservie localement, si justement certaines règles techniques de base, ne sont pas appliquées, met en garde le rapport.
Lire aussi: Energies renouvelables: Le CEREFE publie son premier rapport annuel
Sur un autre plan, le réseau de distribution de moyenne tension MTA (30 KV), peut également s'ouvrir aux investisseurs indépendants dans les centrales solaires photovoltaïques de tailles moyennes (5 à 10 MW) qui peuvent être déployées notamment dans des endroits proches des villes et autres gros consommateurs comme les zones industrielles, minimisant ainsi les distances de transit de l'énergie.
Pour ce faire, il est nécessaire de préparer, avec les opérateurs concernés (ministère de l'Energie, CREG, Opérateur Système ), une plateforme réglementaire permettant au gestionnaire du réseau de distribution de pouvoir diversifier son approvisionnement en énergie électrique qui était jusqu'ici assurée par le réseau de transport à partir de moyens de productions centralisés, selon le rapport.
Concernant les grandes centrales, le CREFE estime que cette option destinée principalement à faire jouer le facteur d'échelle en termes de coûts de production, reste "mitigée" du fait que divers surcoûts, d'une autre nature, peuvent surgir selon le cas, tels que ceux relatif à l'adaptation du réseau de transport.
Toutefois, le Commissariat préfère "rester en retrait" par rapport à l'option en des grandes centrales, faute d'informations précises sur les frais de transport et de distribution inclus dans le prix réel de l'électricité livrée aux consommateurs finaux.
Mais "vu les coûts d'investissement et de fonctionnement quant aux installations photovoltaïques de puissances compatibles avec les toits solaires dans le résidentiel, il n'est pas exclu de voir que ces dernières offrent à travers l'autoconsommation de meilleures alternatives sur le plan économique global", soutient-il dans son rapport.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.