Société civile: conférence d'Alger en prévision des assises nationales d'octobre    Coupe Davis (Match de maintien): victoire de l'Algérie devant le Mozambique (2-0)    Jeux de la Solidarité Islamique: Reguigui remporte la médaille d'argent    Décès du journaliste italien Piero Angela, ami de la Révolution algérienne    La canicule continuera d'affecter l'Ouest et le Centre du pays    La PC prodigue des conseils préventifs sur les risques liés à la canicule    Agressions contre Ghaza: 12 violations contre les journalistes palestiniens    Mahboub Bati, l'artisan du succès de nombreuses stars de la chanson chaâbi    Festival de chanson chaâbi: une soirée célébrant l'œuvre des grands maîtres    Première AGE du Conseil supérieur de la jeunesse    Ancelotti dira stop après le Real Madrid    Le football oranais en deuil: Khedim «Abrouk» n'est plus    Ghannouchi sur le départ ?    Couverture de 80% des besoins agricoles en 2023: L'Algérie se dote d'une banque des semences    Tiaret: Cinq morts dans une collision    Bouira: 14 blessés dans un carambolage    Parkinson: Le cri de détresse d'une Association de malades    Sonatrach: 11 milliards de $ affectés aux Industries pétrochimiques    Au 1er trimestre 2022: Près de 48 millions d'abonnés à la téléphonie mobile    FAF-LFP-CNRL: Clubs endettés, décision le 16 août    New York : Salman Rushdie «poignardé au cou»    Réalisations structurantes ?    Zefizef «corrige» Lekjaâ    «Tebboune accorde un grand intérêt à la diaspora»    Le pays confronté à l'insécurité persistante    Antony Blinken au Rwanda    On s'organise comme on peut    Un fleuron pour l'excellence technologique    Un policier assassiné    En constante amélioration    À doses homéopathiques    Le Makhzen affame son peuple    L'Autorité nationale installée    Saïd Chanegriha supervise les derniers préparatifs    La Série A démarre aujourd'hui    Vahid Halilhodzic limogé    Fondateur du roman algérien moderne    Echanges multiples    Quand la BD rencontre le sport...    Téléphonie mobile: 47,67 millions d'abonnés au 1er trimestre 2022 en Algérie    Sonatrach: 11 milliards Usd affectés au développement des industries pétrochimiques pour 2022-2026    Sahara occidental : la résolution du conflit tributaire de l'application du plan de règlement Onu-africain    L'Algérie condamne "énergiquement" les attaques terroristes au Mali (MAE)    Autorité de protection des données à caractère personnel: "parachever la construction institutionnelle"    Chanegriha examine les derniers préparatifs du concours militaire international "Section aéroportée 2022"    Hiroshima et Nagasaki : 06 et 09 août 1945 : Géopolitique de la terreur nucléaire (2/2)    Journée nationale de l'ANP: Toufik, Nezzar et plusieurs généraux à l'honneur    Remaniement : le suspense est à son comble !    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Sahara occidental : Amnesty exhorte le Maroc à mettre fin aux attaques contre Sultana Khaya
Publié dans Algérie Presse Service le 01 - 12 - 2021

L'organisation Amnesty International (AI) a exhorté le Maroc à mettre fin aux attaques brutales contre la militante sahraouie Sultana Khaya, dénonçant le silence de l'ONU par rapport à ses appels à élargir la mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO), à la surveillance des droits de l'homme dans les territoires occupés.
Dans une lettre publiée mardi sur son site, AI exhorte le gouvernement d'Akhannouch à "mettre immédiatement fin aux attaques brutales contre Sultana Khaya et sa famille et à mener une enquête rapide, approfondie, indépendante, impartiale, transparente et efficace sur l'usage abusif de la force et les attaques contre sa personne et sa famille, y compris le rapport de viol et d'agression sexuelle, et veiller à ce que les personnes soupçonnées soient traduites en justice dans le cadre d'un procès équitable".
Dans sa lettre, Amnesty demande en outre au gouvernement marocain de "s'assurer que Sultana Khaya et sa famille aient accès à la justice, aient droit à l'indemnisation adéquate et de garantir la fin des violations des droits de l'homme dont elles sont victimes". AI appelle aussi le Maroc à "mettre immédiatement fin à l'assignation à résidence arbitraire visant Sultana Khaya et sa famille et respecter leurs droits à la liberté de mouvement, d'expression et d'association".
Dans sa missive, l'ONG rappelle que le 15 novembre, des membres des forces de sécurité marocaines en civil ont fait irruption dans la maison de la militante. Ils l'ont violée et abusé sexuellement de ses sœurs et de sa mère de 80 ans.
Amnesty note à ce propos que les forces de l'occupation n'en sont pas à leur première violation. Elles ont commis "des actes de torture et d'autres mauvais traitements" contre Sultana Khaya. Des membres de sa famille et des visiteurs également ne sont pas épargnés. En mai 2021, des membres des forces de sécurité ont fait une descente au domicile de Sultana Khaya pour l'agresser, violer sa sœur et les laisser par la suite sans électricité.
Sultana Khaya a déclaré à Amnesty International qu'elle s'était retrouvée avec des blessures dues au viol. Elle n'est pas allée voir un médecin, car empêchée de sortir de chez elle. Cette défenseur du droit des Sahraouis à l'autodétermination a été assignée à résidence depuis novembre 2020 par les autorités de l'occupation qui n'ont jamais présenté une justification de cette mesure arbitraire.
"La privation de liberté, y compris l'assignation à résidence, est arbitraire lorsqu'elle résulte de l'exercice de droits de l'homme, y compris les droits à la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique", souligne l'ONG.
La détention illégale de Sultana Khaya et de sa famille s'inscrit dans le cadre d'une répression plus large menée par les autorités marocaines sur les militants sahraouis et les voix appelant à l'indépendance du Sahara occidental. Un nombre croissant de militants sahraouis ont fait l'objet d'attaques ciblées commises l'année dernière par les forces de sécurité, loin des médias internationaux, fustige l'ONG.
AI relève que ces dernières années, l'accès au Sahara occidental est devenu de plus en plus difficile pour les observateurs étrangers, "car la situation des droits de l'homme s'est détériorée". En 2020 (année de la reprise de la lutte armée), les autorités marocaines ont empêché au moins neuf avocats, militants, hommes politiques et journalistes d'accéder au Sahara occidental. "Le Conseil de sécurité de l'ONU a ignoré les appels d'Amnesty International et d'autres à ajouter une composante des droits de l'homme à la MINURSO, qui permettrait de surveiller et de signaler les violations des droits humains", regrette par ailleurs l'ONG.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.