Des millions de londoniens se sont déplacés avec grandes difficultés mardi à Londres en raison d'une grève des syndicats du métro, la troisième en un mois, a-t-on observé sur place. Les deux syndicats des transports en grève, la CNTS et lRMT ont entamé cet arrêt de travail de 24 heures en signe de protestation contre les suppressions d'emplois pour 650 personnes dans la billetterie et 150 dans les services de gare. Les deux parties dans le conflit, le métro de Londres et des chefs syndicaux ont exposé leurs positions affirmant qu'elles ne sont pas prêtes à faire marche arrière, faisant craindre d'autres actions similaires prochainement. Selon la direction du métro de Londres, aucun retour à la normal n'est à espérer avant jeudi. Pour tenter d'atténuer les difficultés de déplacement des voyageurs en ville, la compagnie du métro a mis en service des bus spéciaux et bateaux de rivière loués pour la circonstance, mais cette alternative n'a pas été totalement efficace au vu des bousculades, notamment au niveau des stations de bus. Le maire de Londres Boris Johnson a indiqué que les Londoniens ont montré qu'ils ne seront pas dissuadés de leurs activités quotidiennes par ces grèves inutiles. "L'action des directions syndicales peut causer certains inconvénients, mais nous sommes déterminés à maintenir le capital mobile en fournissant une pléthore d'alternatives que les gens puissent se déplacer", a-t-il ajoute "Que ce soit en bus, en bateau ou à vélo, quand les Londoniens contournent la grève pour la troisième fois j'espère que les dirigeants RMT et CNTS feront preuve de réalisme en comprenant que leur action ne sert à rien", a ajouté le maire de la City.