L'un des joueurs phares de l'histoire de la sélection algérienne, l'emblématique ailier gauche Salah Assad (68 sélections, 15 buts), a livré une déclaration pour la postérité. Salah Assad reste une référence du football national. Figure marquante des années 1980, il a notamment participé à l'épopée des Verts lors de la Coupe du monde 1982 en Espagne, où l'Algérie avait créé l'exploit face à la RFA. Reconnu pour sa technique et sa vision du jeu, Assad s'est imposé comme l'un des joueurs les plus talentueux de sa génération, laissant une empreinte durable dans l'histoire de la sélection. Une analyse mesurée de la fenêtre FIFA À l'issue du match nul face à Uruguay national team (0-0), Assad a livré au quotidien sportif «Compétition» une analyse lucide de la prestation de l'Algeria national football team durant cette fenêtre FIFA. Il commence par relativiser la victoire face au Guatemala national team, estimant que l'essentiel était de s'imposer contre un adversaire à la portée des Verts. En revanche, face à l'Uruguay, le niveau était bien plus relevé. Assad souligne une équipe algérienne disciplinée, capable de s'adapter à un adversaire solide et compact défensivement. Sur le plan tactique, il se montre globalement satisfait. Il met en avant une bonne organisation, une maîtrise du jeu basée sur des enchaînements courts et une certaine cohérence défensive. Toutefois, il note quelques fragilités, notamment sur les coups de pied arrêtés, où l'équipe a parfois été mise en difficulté. Organisation tactique : des signaux encourageants Concernant le passage à une défense à trois, Assad valide ce choix dans l'ensemble. Il estime que les joueurs ont bien assimilé leurs rôles, avec davantage de confiance dans certaines lignes. Il pointe néanmoins des erreurs individuelles, comme celles de Belghali, dues à un excès de confiance qui aurait pu coûter cher face à une équipe uruguayenne adepte des transitions rapides. Malgré cela, il retient une solidité défensive et des intentions offensives intéressantes. La défense à trois validée, malgré quelques erreurs Pour Assad, ce système peut être une option viable à l'avenir, notamment en fonction des adversaires. Il considère que l'équipe a montré des repères encourageants dans cette organisation, laissant entrevoir une certaine flexibilité tactique en vue des prochaines échéances, y compris la coupe du Monde. Sur le plan offensif, il reconnaît un manque relatif d'efficacité, mais nuance en rappelant que les Verts se sont procuré quelques occasions franches. Il attribue ce manque de tranchant à une certaine précipitation dans le dernier geste, ainsi qu'à la rigueur défensive de l'Uruguay, qui laisse peu d'espaces. Une équipe en progression, tournée vers l'avenir Assad évoque également l'absence de Hadj Moussa, qu'il considère comme un joueur percutant capable d'apporter une plus-value dans ce type de rencontre. Enfin, il met en lumière l'émergence de Maza, qu'il voit comme un élément en pleine ascension et potentiellement déterminant lors des grandes compétitions à venir. Au final, le regard d'Assad est globalement positif : une équipe en progression, solide tactiquement, mais qui doit encore gagner en efficacité offensive pour franchir un cap. (NDLR : si la célèbre virgule est popularisée en Europe par Ronaldo et Ronaldinho, beaucoup se plongent au Brésil du côté du créateur Rivelino, emportant avec lui le mythe du dribble élastique. Mais de nombreux spécialistes du foot africain s'accordent à dire que l'international algérien Salah Assad usait de virgule depuis bien longtemps déjà).