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Projection d'«Ech Chebkha» de Ghouti Bendedouche
Ciné-Club du centre national de la cinématographie et de l'audiovisuel
Publié dans El Watan le 16 - 10 - 2018

Dans le cadre de son ciné-club, le Centre national de la cinématographie et de l'audiovisuel (CNCA) a projeté, samedi après-midi, le long métrage Ech Chebka du réalisateur algérien Ghaouti Bendedouche.
Pour le cinquième numéro de ce ciné-club, des invités de marque sont venus pour rencontrer le réalisateur algérien Ghaouti Bendedouche et redécouvrir le long métrage El Chebka réalisé en 2016. En effet, ils étaient presque tous là pour célébrer ces retrouvailles avec l'une des figures de proue du cinéma algérien, à l'image entre autres du cinéaste Rabah Laradji, du réalisateur Saïd Mehdaoui, du comédien et humoriste Ahmed Kadri alias Krikèche, de l'auteur et ancien ministre de la Jeunesse et des Sports Kamel Bouchama et du président de l'association Lumières, Amar Rabia. Malgré le temps égrené, Ech Chebka (le filet) reste un beau film indémodable à voir et à revoir avec beaucoup de plaisir.
Le scénario du film lève le voile sur le cheminement d'un jeune pêcheur, Amar, incarné par le regretté comédien Sid Ahmed Kouiret. Ce dernier travaille dans un petit port dans l'Ouest algérien. Il est contraint de vendre quotidiennement au rabais sa marchandise à Si Khelifa, propriétaire de nombreux camions et d'une conserverie où travaillent les épouses des pêcheurs. Le personnage principal, Amar, fait une drôle de rencontre.
Alors qu'il revient de pêche, couffin en main, il assiste à un accident de voiture. En effet, une auto percute un arbre avec à bord une magnifique fille «Hayat» ayant perdu connaissance. Amar l'extirpe de la voiture et la sauve. C'est à ce moment précis, qu'il se rend compte de l'existence d'un autre monde. Comme réveillé d'un long sommeil, il constate que cette exploitation ne peut plus durer. Il quitte sur un coup de tête son village et sa femme Lalia pour une durée de trois ans.
Il se retrouve dans la capitale qu'il quitte pour regagner son village et mener une action salvatrice : seule la prise de conscience des travailleurs et de leurs familles dans une action collective remettra en cause le règne de la l'exploitation. Ce long métrage d'une durée d'une heure trente-six minutes a été servi par des comédiens de choix, tels que Hassan Hassani, A. Raïs, Fatima Belhadj et l'incontournable Sissani. Après la projection du film, le réalisateur Ghaouti Bendedouche a pris part à un débat fort intéressant avec le public.
D'emblée, il ne cachera pas que quarante-trois ans après la sortie de son film, il éprouve toujours une forte émotion à chaque fois qu'il est projeté, tout en ne manquant pas de rendre hommage à tous les faiseurs de cinéma qui ont travaillé avec lui sur ce film. «Nous avons travaillé en fonction de l'évolution de l'Algérie. J'ai choisi ce sujet, car il reflétait la réalité de cette époque.» Il confie que la scène qui l'a le plus ému est celle des retrouvailles de Fatima Belhadj avec son mari Sid Ahmed Kouiret, après trois longues années d'absence.
Revenant sur l'anecdote du choix de la chanson du film, il rappelle que les paroles de la chanson intitulée Rayha Win sont de feu Mustapha Toumi, il voulait l'interpréter lui-même, alors que le réalisateur Ghouti Bendedouche n'était pas consentant. «J'ai fini, dit-il, par accepter, vu son insistance. Il l'a interprétée avec sa guitare. La chanson avait un rythme. Mustapha Toumi voulait que sa chanson soit entière.» Homme de culture, Ghaouti Bendedouche confie qu'il n'a pas peur de la mort, mais qu'il craint l'oubli.
Dans un cri de colère, il se demande pourquoi les responsables ou les décideurs n'ont pas exporté les œuvres cinématographiques à l'international. «Je pense qu'ils n'ont rien à voir avec la culture. A l'âge de vingt ans, comme beaucoup de ceux de ma génération, nous avions eu des propositions pour faire de la politique. Mais nous avons opté pour l'image, parler des autres et les faire connaître» dit-il. Le réalisateur Ghaouti Bendedouche n'y est pas allé avec le dos de la cuillère pour mettre en garde les présents contre la disparition de l'identité culturelle algérienne. «Notre pays, tonne-t-il, a la liberté de créer nos images.
Une société qui abandonne les moyens de se représenter elle-même est une société en perte de repères et qui peut être asservie. Je pense que c'est à nous de nous battre pour que l'avènement de l'expression en relation avec la réalité de notre peuple puisse voir le jour.» Et d'ajouter : «Si j'éprouve, aujourd'hui à mon âge, le besoin de militer au sein d'une association que nous devrions créer et qui réunira tous les créateurs dans le domaine, du réalisateur jusqu'au technicien, c'est par peur de perdre cette identité.
En Algérie, la création subit de plus en plus de graves menaces et c'est mon cas. Il est important aujourd'hui d'avoir l'audace, suite à la marchandisation des œuvres, de la remise en cause de l'exception culturelle algérienne. Si nous ne réagissons pas, cette exception culturelle risque, aujourd'hui, d'être réduite au silence et de disparaître.»


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