Réveil de la classe politique    En attente du feu vert des autorités pour la reprise    Mellal lâché par ses proches collaborateurs    230 nouveaux cas et 4 décès en 24 heures    Arrestation de la directrice d'une résidence universitaire    3,5 sur l'échelle ouverte de Richter    Guardiola : «Mahrez mérite d'avoir plus de temps de jeu, mais...»    Le Care pointe l'absence de données économiques    Omerta sur la liste des concessionnaires    «La station de dessalement de Douaouda fournira 100 000 m3 d'eau»    Les arrêts de travail déclarés par internet à la CNAS    L'Union européenne reste le premier fournisseur de l'Algérie    Guterres propose Jan Kubis pour le poste d'envoyé spécial    5 chasseurs tués et 3 autres grièvement blessés par l'explosion d'une bombe artisanale    Une nouvelle caravane de migrants vers les Etats-Unis    Un deuxième "impeachment" historique    Les émeutiers cherchaient à "capturer et assassiner" des élus    «C'est Bouteflika qu'il fallait juger»    Le RCD fustige le gouvernement    Bonne opération pour l'OM, l'ASO et la JSS    La belle "remontada" des Verts face au Maroc    "Je ne céderai jamais à la pression de la rue"    Ni Bouzenad ni Laroussi à la rescousse    Les joueurs arrêtent la grève    Début de sprint pour l'OM    Système ou pratiques ?    Un citoyen en appelle à Karim Younès    Baisse drastique des visas pour les Algériens    Vers un autre recensement du vieux bâti    Les mesures de confinement reconduites    L'opération vaccination sera-t-elle lancée dans les délais ?    Des cabines électriques mobiles à la rescousse    Le terroir et le travail de la terre en exposition à la galerie Le Paon    Les Libyens revendiquent la paternité de Chachnaq    La formation de Bennabi lui a permis de faire des applications dans les sciences    Les lauréats du Prix du président de la République distingués    Une nouvelle stratégie pour renforcer le rôle des microentreprises et des start-up    Lancement du concours du meilleur conte illustré sur Yennayer    Erdogan se fait inoculer le vaccin chinois CoronaVac    Google soutient le plan d'immigration de Biden    Les Etats-Unis sanctionnent le concepteur du vaccin iranien contre la Covid-19    Tébessa: Cinq morts et trois blessés dans l'explosion d'une bombe artisanale    Nettoyer le pays de qui et de quoi ?    Les faits têtus de la réalité    Meftah: Une usine de biscuits prend feu    Deux mandats de dépôt pour détournement au Trésor public    Retour au point de départ    Tébessa: Si la place de la Victoire m'était contée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Aïn Témouchent : Balade le long de la route littorale
Publié dans El Watan le 06 - 08 - 2009

Depuis que la fréquentation de la corniche oranaise est sursaturée, les 80 km de littoral témouchentois sont devenus l'exutoire obligé. En venant d'Oran, on n'y accède d'ailleurs plus par la seule RN2 que l'on quitte 30 km après, à El Amria, en direction de Bouzedjar. Désormais, on l'aborde directement de la corniche oranaise depuis qu'une route prolonge jusqu'à Bouzedjar celle qui relie les Andalouses à Madagh.
A Madagh, deux plages voisinent, insérées dans un majestueux site à l'état naturel. Madagh 1 et Madagh 2 relèvent respectivement des wilayas d'Oran et de Aïn Témouchent. De leur rivage, par beau temps, l'on a une vue imprenable sur les îles Habibas, des îlots s'alignant du plus grand au plus petit, sertis sur un ciel azur, leurs crêtes déchiquetées et leurs bases se noyant dans le bleu de la mer. On les aperçoit de la deuxième plage de Bouzedjar mais nullement plus à l'ouest, de Terga, comme le laisse croire Yasmina Khadra dans son dernier roman. Bouzedjar est au bout de 12 km de route depuis Madagh. C'est l'unique village de pêcheurs de toute la côte algérienne puisque tous ses habitants, à 99%, vivent de la mer et que le saint patron des lieux se nomme Sidi Moulebhar. Jusqu'à il y a à peine dix années, seuls les 600 m de la plage de la cité balnéaire étaient fréquentés par les estivants.
Aujourd'hui, la plus grande connaît un égal rush sur ses 1600 m de long. Elle est séparée de la première par l'ile de la Tortue, une colline qui en a l'exacte forme. Pour poursuivre la balade côtière, on peut de la deuxième plage déboucher, quelques kilomètres après M'saïd, par une nouvelle bretelle qui enjambe la presqu'ile du cap Figalo. A travers champs, cédant la place à une forêt, une dizaine de kilomètres plus loin sur la droite, si l'on descend une longue et abrupte falaise par une route nouvellement créée, on arrive à l'édénique Sbiat. Ce lieu, devenu récemment accessible, est encore à l'état naturel. Ses eaux sont d'une limpidité inconnue ailleurs et sa réputation a rapidement dépassé le cadre de la région. Le week-end, on y vient jusque d'Alger camper en famille sur son rivage de près de 3 km. En poursuivant son chemin et en traversant la forêt sur 5km environ, on descend dans une étroite vallée dont le tracé débouche 1 km plus loin à Sassel, un village balnéaire dont la plage fait 400 m. Si l'on n'y effectue pas une virée par la bifurcation qui y mène et que l'on poursuit sa route, en se hissant de la vallée, l'on se dirige tout droit après une distance de 10 km vers trois plages voisines.
Les deux premières de 300 m chacune, à l'état vierge, Morjane (300 m) et Nedjma (300 m) sont essentiellement familiales. Quant à Terga, de 900 m, elle est la plus populaire de tout le littoral parce qu'etant la plus proche pour les estivants venant des wilayas de l'intérieur et qui y arrivent via Aïn Témouchent. A quelques encablures d'elle, il y a Oued El Hallouf (600 m) qu'une tartuferie de l'ère du parti unique a baptisé « islamiquement » Chatt El Hilal sans jamais arriver à supplanter une toponymie qui vient de plus loin que l'ère coloniale. Tout à côté Chatt el Ward (300 m) n'a pas également fait oublier celui de Plage des Mouches. Tout près encore, il y a la plage de Sidi Djelloul dont le mausolée ouvre la voie. Après une quinzaine de kilomètres, à Béni-Saf même, deux plages s'alignent. D'abord Sidi Boucif (300 m) du nom du saint patron de la cité et ses troglodytes qui avaient abrité les premiers habitants de Béni-Saf (des Espagnols). Ensuite, il y a la superbe Plage du Puits (900 m). En quittant le premier port de pêche d'Algérie, l'on se dirige plus à l'ouest vers Rachgoun, là où la Tafna a son embouchure. Sur le versant-Est du site, il y a l'exiguë La Marmite (100 m) et Madrid (300 m). Quant à Rachgoun proprement dite, elle aligne près de 2 km d'un grandiose paysage dont l'horizon, vu de la plage, est barré par Layla, l'île de Rachgoun et son phare. Plus à l'ouest, en poursuivant sa route à travers le pays des Oulhaça, l'on arrive à l'extrêmité du Témouchentois, à Malouze (600 m) puis Wardania (600 m) avec toujours les mêmes hautes falaises qui dominent les 80 km du littoral.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.