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Les maquignons font la loi
Publié dans El Watan le 15 - 11 - 2010

Ainsi, les échos parvenant des différentes régions du pays font état d'une forte flambée qui a caractérisé les prix du mouton durant ces trois dernières semaines qui ont précédé cette fête du sacrifice. Mais les maquignons ne s'attendaient sûrement pas à ce revirement de situation brusque et presque spontané constaté ce dernier week-end sur les marchés à bestiaux dans certaines localités. Vendredi dernier, au marché de Talla Athmane, dans la wilaya de Tizi Ouzou, l'engouement des acheteurs n'a pas été au rendez-vous malgré une offre abondante en cheptel ovin.
Dans cette atmosphère, les prix se sont effondrés au grand dam des revendeurs qui, depuis l'ouverture du marché très tôt le matin, essayaient de trouver la combine qui leur permettra de maintenir les prix à leur plus haut niveau. «Ce n'est pas un jour de marché aujourd'hui. Vous ne voyez pas ? Il n'y a aucun acheteur.
Tous ces individus qui viennent s'enquérir des prix sont des revendeurs qui veulent acheter auprès des éleveurs à bas prix pour revendre à leur guise à la clôture du marché», expliquera un éleveur interrogé sur le climat général dans cette immense place du négoce où se rencontrent chaque vendredi les éleveurs et maquignons venus de différentes wilayas du centre et des Hauts Plateaux, Bouira, Boumerdès, Alger, Médéa, Djelfa, Sétif entre autres. Tenant un troupeau d'une quinzaine de têtes, ce maquignon se laisse gagner par une déception apparente en avouant son étonnement qu'«on propose des prix au-dessous des 20 000 DA pour un aussi grand mouton, alors que la semaine dernière j'ai vendu pour 32 000 DA un autre mouton d'une taille identique». Au milieu de la matinée, il n'a vendu aucune tête et il semble pressé de quitter les lieux. «Je regrette seulement les 1500 DA que j'ai payés comme droit d'accès au marché, (à raison de 100 DA/tête)».
Effondrement des prix à 3 jours de l'Aïd
A côté de lui, un autre maquignon tient un troupeau beaucoup plus important mais, lui non plus, n'a été approché par aucun acheteur trois heures après l'ouverture du marché. Mine défaite, il fera savoir que «c'est la semaine dernière que j'ai acheté à Bouira une cinquantaine de têtes auprès d'un éleveur de Bou Saâda pour un prix forfaitaire de 15 000 dinars/tête. Je savais que dans le lot il y a des têtes qui vont être revendues au prix d'achat même, mais j'ai misé sur certaines d'autres que je croyais pouvoir revendre jusqu'à 30 000 DA.
Hélas ! Ça fait une semaine que je cours d'un marché à un autre et jusque -à, je n'ai pas vendu plus d'une dizaine de têtes. Il faut imaginer toutes les dépenses supplémentaires que cela me génère entre alimentation, transport et les différents frais au niveau des marchés» dira-t-il. Pour lui, le seul objectif c'est d'écouler au plus vite la quarantaine de têtes qui lui restent, étant convaincu qu'après l'Aïd, les prix chuteront à leur plus bas niveau.
Pour ce faire, «je préfère des tournées dans les villes, notamment à la veille de l'Aïd, parce que la plupart des familles habitant les bâtiments attendent toujours l'ultime moment pour acheter. En tout cas, une chose est sûre, les marchés à bestiaux sont de moins en moins fréquentés et aussi le nombre des ménages qui continuent à sacrifier des moutons pour l'Aïd régresse d'année en année», estime-t-il.
Les maquignons ont vite tiré la conclusion que durant les quatre derniers jours avant l'Aïd, les prix ont connu un repli drastique en raison de l'abondance de l'offre qui a été mise sur le marché et qui dépasse de loin la demande exprimée. Dans les autres régions du pays, la même tendance a été observée avec des flambées importantes durant les premiers jours suivies de chute des prix à l'approche de l'Aïd. Il faut dire qu'à l'approche de l'Aïd, les prix des ovins ne dépendent d'aucune logique commerciale et leur volatilité est insaisissable à telle enseigne qu'un mouton peut gagner ou perdre en valeur jusqu'à 10 000 DA d'une façon quasi spontanée.
En outre, il faut relever ce caractère complètement informel du commerce du bétail. Depuis la ferme d'élevage jusqu'au dernier maillon de la chaîne, qui est le détaillant, les ovins traversent un long circuit commercial sans aucun contrôle fiscal. Ce sont autant de pertes sèches pour le Trésor public sous forme de fiscalité. Un économiste a fait une lecture sommaire de ce marché en estimant qu'en aval de la ferme d'élevage, le prix d'un mouton gagne en moyenne
10 000 DA de plus entre le grossiste et le détaillant mais tous ces revendeurs échappent au fisc. Pour ce dernier, «en voyant la situation sur le terrain, il est facile de constater le décalage flagrant entre le discours prêché par les responsables du secteur et la réalité».


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