JS Kabylie : Yarichène récupère l'ordre d'expulsion de Cherif Mellal    Le dossier des hirakistes transféré à Sidi M'hamed    Sale temps pour les activistes politiques    Le Cnese se penche sur la question des brevets    Nouvelles attaques contre les sites de l'occupation marocaine    Guterres critique les divisions que connaît le monde    Aokas, ville morte    16 décès et 242 nouveaux cas    Garrido : "Le CRB est un club qui m'intéresse"    Nekkache et Raiah rejoignent le CS Sfax    Vers le retour de l'enseignement en présentiel    Lancement du ramassage du carton à Sétif    Les MAE arabes disent non    Nouvel appel à l'ONU pour une enquête internationale    7 ans de prison ferme requis contre Hamid Melzi    Les dessous d'une flambée    Pour une commission de suivi des projets    Lancement de l'opération de retrait des ordres de versement de la 1re tranche au profit de 6 000 souscripteurs    Les Mondiaux de cross d'Australie reportés à 2023    Le Tunisien Kais Yaakoubi à la barre technique    LDC : Les résultats des matchs de mercredi    Le Bayern surclasse encore le Barça, un an après le 8-2    Formation de haut niveau    Installation du président de la cour de Saïda...    27 nouveaux départs de feu en 24h    En attendant le mutant...    Le Snapap menace d'une grève générale    Réouverture aujourd'hui    Une caravane de loisirs pour les enfants    Une Amérique plus que jamais guerrière    Privatisation : réflexion sur une solution pour Air Algérie    LA VIE D'APRES    Sensibilisation à la vaccination contre la Covid-19: Sept associations retenues par PNUD Algérie    La mal-gouvernance : quel coût pour la collectivité nationale?    «Plan destination Algérie»: Les attentes des professionnels du tourisme    Le chanteur Renaud et la machine à fabriquer de l'argent    Quand les élections locales s'annoncent par des batailles rangées chez les indus occupants du parti fln, ce patrimoine national immatériel    ÊTRE ET NE PAS ÊTRE ?    Benabderrahmane répond aux députés    L'ONU retire les Casques bleus gabonais de Centrafrique    Le président Saïed dénonce «une mafia qui gouverne la Tunisie»    Des dizaines de colons prennent d'assaut la mosquée sainte Al-Aqsa    6000 Souscripteurs à l'appel    La plaie béante de la classe politique    Tebboune décrète la Journée nationale de l'imam    Djamel Allam, un artiste irremplaçable    Omar Sy, producteur et acteur principal    Plus de 12,6 quintaux de kif traité saisis en une semaine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



« INCHA ALLAH » ET « LWALDINE » nouveau double Album de Takfarinas
Publié dans El Watan le 16 - 05 - 2011

Takfarinas de « Way Telha » a gagné en épaisseur. Il y a d'abord, ce retour au source dans « Lwaldine » (les parents). L'artiste a dès le départ choisi de puiser son œuvre dans le vaste patrimoine chaâbi. L'enfant de Tixeraïn a rendu hommage dans des chansons tels que « Leknouz » (trésors) aux maîtres du châabi comme El Hasnaoui, El Anka ou Azem.
« Je t'envoie en messager toi qui vas vers la contrée qu'elle habite, dis lui, te voir ferait mon bonheur ; Même en mes rêves tu es abolie, dis à celui qui l'a épousée s'il sait le prix de son trésor », chante-t-il en berbère à la manière des chyoukh. Depuis son jeune âge, Takfarinas, Ahcène Zermani, a toujours eu une admiration pour l'univers du châabi. Au fil des chansons, comme « Lwekhda » (Le malheur) ou « Laâslma » (Bienvenu) ou « Lwaldine », on sent ce désir de retrouver les parfums de Qcidate. L'artiste semble avoir mis tout le cœur dans son interprétation tant mélodique que vocale.
Dans « Lwaldine », enrichie par un prélude à l'algéroise, le clin d'œil à « Sohane Allah Ya Ltfi » de El Hadj M'Hamed El Anka est évident. Ici et là, il y a des petites touches des modes « zidane », « Sika » et du rtyhme « goubah'i ». « Seulement, le « goubah'i » de Tak n'est pas saccadé comme celui du châabi. Il est plutôt nuancé. Pour échapper à la monotonie, les phrases musicales sont longues », a relevé le musicologue Nase-eddine Beghdadi qui a présenté l'album. Coloré par le style Yal, qu'il a lui-même développé, le second album de Takfarinas, « Incha Allah » est très in, actuel et rythmé.
L'artiste, auteur-compositeur, est allé chasser sur toutes les terres de la mélodie. « Chouya chouya » (doucement, doucement) rappelle tant les envolées harmoniques de la nouvelle pop turque qu'un ancien tube, « Zâama zaama », le préféré des clubs de danse pendant des semaines en 1999. « Approche-toi bonheur, on danser chouya chouya. Et lâche-toi, écoute ton cœur ! », est-il chanté. Dégageant davantage de bonne humeur, Takfarinas poursuit dans « Imazighen » sur un style saharien. « La liberté est précieuse. Elle vaut le prix d'une vie. Je le jure par ceux qui ont donné leur vie », des paroles d'une chanson qui ressemble à un hymne à l'identité, au vouloir être et à l'émancipation. L'amour, autre sujet préféré de l'artiste, est présent dans Fella-M (pour toi).
Très soignée sur le plan composition, la chanson est précédée d'un prélude. Il y a là de l'oriental, du raï, du groove et de l'istikhbar berbère. Un va et vient plaisant et savoureux. Tout l'art ouvert et varié de Takfarinas est dans « Fella-M ». Dans « Rosa rosa », l'artiste, qui ne manque pas d'idée, a fait un savant dosage entre la Jeel music et les sonorités kabyles. « Les gens me disent qu'a-t-elle de plus. Si seulement vous la voyiez… », chante-t-il nous rappelant les paroles de « Lamouni li gharou meni » du tunisien El Hadi Jouini. Le malheur des harragas (inévitable !) est évoqué dans « Assirem » (l'espoir).
Là, Takfarinas de faire parler la douleur des jeunes à travers l'expression Rap avec un légère couche de rtyhme à la mode Remiti. Cela ressemble presque à un manifeste pour les libertés : « la jeunesse de l'espoir, la source de la lumière, on nous appelle les blacks, les beurs qui viennent d'ailleurs, le travail paiera, l'espoir du futur c'est toi, l'avenir nous le dira. Regardez Obama ».
Takfarinas a rendu hommage dans son nouvel opus, produit par Izem Pro et Mondole Prod, chanteur-poète blege Jacque Brel avec la reprise « Ne me quitte pas ». « Cet album est la somme de la longue expérience artistique de Takfarinas. Ces œuvres de la plénitude montrent un Takfarinas au somme de ses capacités. Ce disque est le résultat de trente ans de travail », a estimé Nasr-eddine Beghdadi. Côté interprétation musicale, Takfarinas a été accompagné, entre autres, par Youcef Boukella à la basse, Karim Ziad à la batterie, El Hadj Khalfa et Mustapha Mataoui au piano, Abdenour Djemai à la guitare et à la mandoline, Lyamine Hamar à la flûte, Nabil Mansour au rebab et Farid Zehouane au saxophone.
Pour les paroles, l'artiste a sollicité la contribution de Mouloud Ait Ameur, Moh Outoiti et Djamila Tferka. Designé par Alexandre Missey, l'abum de couleur café-beige-jaune est illustré par les calligraphies berbères de Amar Amarni et lez photograhies au style libre de Youri Lenquette. Les prospectus, qui accompagnent l'album, sont écrits en anglais, en arabe, en tifinagh, en latin et en français. Qui a dit que la musique a des frontières ?


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.