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Aménagement du marché des Aurès (ex-la Bastille) : Un projet en quête de consensus
Publié dans El Watan le 20 - 12 - 2018

Les autorités locales d'Oran ont affiché, hier, leur intention de rendre au marché des Aurès (ex-la Bastille) son lustre d'antan. Une initiative salutaire, quand on voit l'état de délabrement fort avancé dans lequel se vautre cette longue artère marchande, débutant à la place du Maghreb pour se terminer quelques encablures plus loin, au consulat d'Espagne.
Il faut préciser que «la Bastille» est le marché le plus populaire d'Oran. Du fait qu'il est le mieux achalandé, -et le plus abordable aussi-, ce marché attire, chaque jour, une foule compacte de chalands qui viennent y faire leurs emplettes. Malheureusement, -revers de la médaille !-, l'hygiène, dans cette rue, laisse fortement à désirer. En effet, alors qu'initialement cette artère marchande ne devait contenir pas plus de 60 box, ce sont aujourd'hui plus de 200 tables qui y ont pignon sur rue.
Cela contribue à accentuer la saleté et à endommager davantage le sol, déjà parsemé de crevasses. Hier, vers 11h, avant que la délégation wilayale n'arrive sur les lieux, des agents de l'APC ont exposé deux affiches où le projet de réaménagement de cette rue a été détaillé.
Ainsi, en plus de la réhabilitation de la voirie, il sera question de la revalorisation des immeubles de cette rue (avec ce que cela inclut comme travaux de ravalement de façades et d'étanchéité), ainsi qu'une mise en lumière des bâtiments iconiques.
Les deux passages, l'un menant à la rue Khemisti et l'autre à la rue Larbi Ben M'hidi devront eux aussi être retapés. Une fois le lifting opéré, la rue des Aurès fera office de marché en plein air de 6h à 14h, avant de se transformer en rue piétonne. Cet aménagement, on s'en doute, est inscrit dans le sillon des projets d'embellissement de la ville d'Oran en vue des Jeux méditerranéens de 2021.
Mais là où le bât blesse, c'est bien entendu la réaction des commerçants activant dans cette artère. Ces derniers ont manifesté des réticences à l'idée de quitter les lieux, fût-ce de façon temporaire. «Leur intention première est de nous chasser de là. Ici, ce sont des centaines de familles qui sont nourries!», pestera un des marchands.
Pourtant, les alternatives ne manquent pas, et des pourparlers ont d'ores et déjà été engagés entre les services de la commune et les commerçants de la Bastille pour une délocalisation soit vers les anciennes caves de l'ONCV (St-Pierre) ou bien vers le marché Michelet et celui de St-Eugène qui, bien que spacieux, sont complètement désertés actuellement.
Lors d'un point de presse improvisé, le wali d'Oran a insisté sur la nécessité de trouver un consensus avec les commerçants avant de lancer les travaux. «Nous avons l'ambition de réhabiliter cette rue, dira-t-il. Il y a déjà eu des discussions qui ont été engagées par les services de la commune avec les commerçants pour trouver une solution. Et nous avons convenu que les travaux seront engagés par parties.
Cela ne sera entamé qu'après avoir réuni un consensus général». Il insistera aussi sur l'impératif de réhabiliter cette rue coûte que coûte, tant elle souffre de beaucoup de défaillances : «Les parois des habitations, les façades, les fuites d'eau, tout est à refaire. Je le répète : nous ne sommes pas ici pour mettre en péril l'activité. L'activité restera et sera maintenue après la réhabilitation.
Une fois les travaux achevés, les commerçants regagneront leurs places, que ce soit les commerçants ambulants ou les propriétaires des locaux. Pour la période des travaux, il est clair qu'on ne peut pas les entamer avec l'activité commerciale. La plupart des entreprises choisies se sont engagées à travailler sur 3 mois, et pendant cette période, les services de la commune vont proposer certains espaces où ces commerçants vont exercer temporairement leur activité. Rien ne sera entamé tant que tout le monde ne sera pas d'accord sur les lieux, et on prendra le temps qu'il faudra.
Mais ces travaux de réhabilitation doivent se faire: rien que pour la réhabilitation des bâtiments qui sont inondés, cela nous coûtera 50 millions de dinars. Mais si je n'ai pas l'adhésion de tout le monde, je n'entamerai rien. Il faut que tout le monde soit convaincu du bien-fondé de cette opération».


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