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Mois du patrimoine : Syphax appelle à la sauvegarde du mausolée royal de Siga
Publié dans El Watan le 25 - 04 - 2012

Le conférencier a d'abord précisé qu'il s'agissait avant tout de la présentation d'un monument historique pas très connu, mais dont l'importance devrait susciter une attention particulière pour sa sauvegarde et sa mise en valeur. Il cite trois raisons : la première est qu'il est le plus ancien de toute la région ouest et remonte au minimum au IIe siècle avant J.C. Aussi, ce que les habitants de la région dénomment aujourd'hui «Karkar laâraïs » (la butte des mariées) présente une architecture particulière, unique en Algérie, avec sa forme hexagonale alternant des côtés concaves et droits. Il est enfin considéré comme un temple funéraire, un genre d'édifice étant en général une source de connaissances inestimables sur les civilisations humaines. «Les temples funéraires sont souvent érigés à l'écart des villes, et c'est pour cela qu'on ne construit pas dessus, contrairement aux cités qui subissent toutes sortes de modifications avec le temps», explique-t-il, en donnant l'exemple de l'actuelle Constantine qui a entièrement supplanté l'antique Cirta.
Le Mausolée de Siga est situé à 220 m d'altitude sur Djebel Skouna qui domine la baie de Rachgoune, à 4 km de l'embouchure de la Tafna, et qui surplombe le site antique de la capitale Siga Takembrit. «On sait aujourd'hui, contrairement à ce que certains ont avancé, qu'il ne s'agit pas de la tombe de Syphax ni de celle de son épouse, la Carthaginoise Sophonisbe», déclare le conférencier, en suggérant d'éliminer les appellations qui vont dans ce sens. Le tombeau, à un moment recouvert de pierres ordinaires, a été découvert et mis en évidence par Gustave Vuillemot, archéologue et ancien directeur (durant les années 1950) de l'actuel musée qui contient encore des figurines d'ornement et quelques pièces ramenées du site.
«Il est d'usage que les archéologues dénomment les monuments qu'ils découvrent par la région d'implantation, d'où l'appellation retenue de mausolée royal de Beni Rhenane», précise encore le même intervenant, qui soutient que ses équivalents sont : le Medghacen de Batna, la Somaâ du Khroub à Constantine, le mausolée royal de Maurétanie de Cherchell et les Djeddars de Tiaret. Il existe d'autres monuments funéraires du même type dans tout le Maghreb, mais un seul (en Lybie) présente les mêmes caractéristiques architecturales. A la différence des autres monuments algériens du même type cités plus haut, le mausolée de Siga, avec trois entrées, contient plusieurs chambres funéraires, ce qui fait dire aux spécialistes qu'il s'agit d'une sépulture collective, «une tombe dynastique des rois et aguellids masaessyles entre le VIe et le VIe siècles avant J.C.».
La partie supérieure du monument, selon une reconstitution effectuée par l'Allemand Friedrich Rakob, architecte-archéologue, spécialiste notamment de l'Afrique du Nord qui a effectué une mission sur le site entre 1977 et 1979 avec Mounir Bouchenaki, devait culminer à au moins 17 m avec un édicule pyramidal au bout. Photographies à l'appui, le conférencier a mis en avant la dextérité et le savoir-faire hors du commun des tailleurs de pierres mais surtout la haute technicité de la construction avec des joints encore visibles. «Il est étonnant de constater qu'à cette époque, les constructeurs locaux maîtrisaient déjà la technique qui consistait à ajouter du pouzzolane au ciment pour le renforcer», indique-t-il. Devant être visible à plusieurs kilomètres, un tel édifice exprimait sans doute politiquement la suprématie des rois de l'époque et avait une fonction religieuse qui renseignait sur leur culte dynastique.


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