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« Produire des films qui parlent de nous »
Mohamed Nadif. Cinéaste et acteur marocain
Publié dans El Watan le 11 - 10 - 2009

Mohamed Nadif, acteur, metteur en scène de théâtre et réalisateur, était à Alger, la semaine écoulée, pour la présentation de son dernier court métrage, La jeune femme et l'instit, aux 1res Journées cinématographiques d'Alger (JCA), organisées par l'association des réalisateurs indépendants, A nous les écrans. Il revient dans cet entretien sur les conditions de financement du septième art au Maroc et sur ses projets.
Vous militez pour que les producteurs du cinéma du Sud, du Maghreb notamment, ne dépendent plus des bailleurs de fonds du Nord. Pourquoi ?
Pour que nos réalisateurs cessent de faire des concessions, cessent d'aller dans des choix qui ne sont pas les leurs et cessent de plaire aux bailleurs de fonds. J'ai des amis qui ont vécu cette expérience. Il faut qu'on aborde les problèmes de modernité, les problèmes sociaux pour toucher autant les marocains que les algériens. Les français, à titre d'exemple, ne veulent voir en nous que les problèmes liés au voile, à la femme, des stéréotypes en somme. On est dans une période où l'ont doit présenter des projets, produire des films pour nos publics. Il faut produire des films qui parlent de nous et les leur diffuser d'abord. Et si ça marche chez nous, ça marchera ailleurs.
Et comment se fait le financement du cinéma au Maroc ?
Depuis plus de vingt ans, il existe un fonds d'aide créé par le Centre cinématographique marocain, qui s'est transformé maintenant depuis l'arrivée de Nouredine Saïl. C'est devenu depuis une aide à la production avec avance sur recettes. Quand les films sont dans les circuits et quand ils marchent bien, ils peuvent alimenter ce fonds. Cela permet de produire plus. Il y a également le sponsoring ainsi que l'apport des deux chaînes publiques de télévision, la RTM et 2M. Ces deux chaînes font des pré-achats de films. Parfois, elles font dans la coproduction. Par exemple, 2M coproduit entre 5 à 10 longs-métrages par an.
Pourquoi ne pas aller vers un fonds maghrébin de financement de films ?
Lorsqu'il était à 2M, Noureddine Saïl a ouvert les portes aux cinéastes maghrébins. Beaucoup de cinéastes tunisiens qui ont bénéficié de cette collaboration ont fait des coproductions. Il est vrai qu'il ne faut pas penser qu'à la production. Il faut également s'intéresser à la diffusion aussi. Le Maroc produit une moyenne de 15 films par an. Des films qui sortent en salle. Reste que le problème de la distribution est toujours posé. Dois-je passer trois ans à produire, réaliser et suivre la post-production pour que mon film sorte dans trois ou quatre salles seulement ?
Il y a aussi des difficultés de distribuer les films maghrébins dans la région…
Il faut que les responsables maghrébins pensent à élargir la diffusion des films de la région. Nous avons tout ce qui nous unit, la langue, les références culturelles, l'histoire, donc, il n'y a pas de raison pour qu'un film algérien ne sorte pas au même moment au Maroc et en Tunisie. Un film marocain peut sortir simultanément à Rabat, Alger et Tunis. On peut parler d'une sortie maghrébine de film…
Existe-t-il une crise de scénario au Maroc ?
Ce problème est posé avec le manque de formation dans ce domaine. Il existe une école semi-privée à Marrakech, mais qui ne forme pas de scénaristes. Elle forme des réalisateurs, des chefs opérateurs, des ingénieurs du son…
Qu'en-est-il de votre expérience ?
J'étais d'abord acteur, metteur en scène de théâtre, puis j'ai senti le besoin, à un moment, de m'exprimer autrement. J'ai fait trois courts métrages, et là je prépare un long-métrage. Je commence le repérage la semaine prochaine et le tournage vers le mois de main 2010. Le titre sera Andalousie, mon amour. C'est une comédie sur la migration clandestine. C'est une arnaque à la costa-ricaine. Comment un politicien, le maire d'un village au nord du Maroc et un homme qui se présente comme un imam font détourner des barques de clandestins. Ils font croire aux migrants qu'ils sont en Espagne et les font travailler dans des fermes clandestines.


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