Le cours du pétrole et du gaz qui a une incidence cruciale sur l'économie algérienne reste prudent entre d'un côté la poursuite des négociations sur l'Ukraine et de l'autre la crise entre les Etats-Unis et le Venezuela, étant coté le 17 décembre 2025 (12hGMT), le Brent 60, 31 dollars et le WIT 56, 53 dollars, après avoir été coté le 16 décembre 2025 sous la barre des 60 dollars à 59,03 dollar, et en tenant compte du cours euro/dollar (1,18 dollar un euro) pour le 16/12/2025 50,22 euros le Brent et 47,02 euros le Wit, tandis que le prix du gaz, le mégawatt/heure, sur les bourses mondiales varie, en décembre 2025, les marchés européens (PEG) autour de 20-25 dollars (-30/MWh) pour une livraison 2026, avec une tendance baissière vers 19/20 dollars (23-24/MWh) entre 2026/2030, grâce à l'essor du GNL, bien que la volatilité reste élevée face aux chocs géopolitiques ou climatiques. Par ailleurs, l'économie algérienne bien qu'ayant un endettement extérieur relativement faible – moins de 3% du PIB –, est marquée par la dominance de la sphère informelle, où selon la Banque d'Algérie, fin 2023, les sommes hors circuit bancaire (circulant en dehors des banques) étaient en croissance, atteignant 8 026,19 milliards de dinars (environ 59,89 milliards de dollars) fin 2023. Cette masse reste significative, étant en augmentation du fait de la faiblesse de la bancarisation, la numérisation n'étant qu'un moyen, dont l'essence est trop de bureaucratie, la monétarisation croissante (planche à billets) avec le déficit budgétaire et l'endettement public brut en croissance entre 2022/2026 et par la croissance de l'endettement public face à un PIB modeste de 268 milliards de dollars (source FMI), loin des données officielles du gouvernement, puisque selon la BM et le FMI, il faut entre 7/8% de taux de croissance par an pour absorber le flux annuel additionnel d'emplois évalué entre 350.000/400.000, qui s'ajoute aux taux de chômage actuel dépassant les 10%, taux irrigué directement et indirectement par la rente des hydrocarbures via la dépense publique. Cette situation a un impact, sur le niveau du taux de croissance, du taux de chômage, du taux d'inflation. Pour ce dernier cas, selon le gouvernement, le taux d'inflation est en baisse mais devant savoir qu'un taux d'inflation se calcule par rapport aux périodes antérieures et pour une analyse objective, il faut cumuler les taux pendant 5 années minimum en référence à l'évolution du salaire, que cette baisse est voilé artificiellement par l'important montant des subventions permis grâce aux recettes des hydrocarbures et que cet indice doit être révisé car ne tenant pas compte de la forte hausse des prix hors alimentation qui s'alignent souvent sur le cours du dinar sur le marché parallèle avec un accroissement de 200/300% pour certains produits et influencé par l'écart du dinar sur le marché parallèle, avec le cours officiel de plus de 80% et l'on devra tenir compte de la décision récente de la hausse des salaires pour 2026 qui en cas de non accroissement de la production et de la productivité interne et des restrictions aux importations fonction des réserves en devises, aura un impact inflationniste. En conclusion, il est urgent pour l'Algérie d'approfondir ses réformes structurelles, maitrisant les nouvelles technologies dont l'intelligence artificielle (IA) ayant des incidences stratégiques, améliorer les libertés économiques et lutter efficacement contre la corruption loin de mesures conjoncturelles et des règlements de comptes, source de paralysie et de méfiance, renvoyant à la gouvernance. Pour le premier facteur renvoyant à la libération de toutes les énergies créatrices, le rapport d'Heritage Foundation, pour l'indice des libertés économiques 2024, l'Algérie a eu un score de 47,5, la classant 160e sur 184 pays, sa liberté économique étant jugée «réprimée». Pour le second facteur, la lutte contre la corruption qui ne touche pas seulement l'Algérie, puisque pour le classement des pays africains les plus exposés au risque de blanchiment d'argent en 2025, l'Algérie dans le classement mondial du risque de blanchiment d'argent publié en 2025 par le Basel Institute on Governance 2025, se classe 15e au niveau mondial parmi les juridictions les plus exposées et 10e au classement africain, la plaçant dans la catégorie des «pays à risque élevé», un signal négatif pour les acteurs financiers internationaux. Le classement africain met en lumière de forts contrastes où sur les 48 pays africains évalués, 25 sont classés à «risque élevé», 20 à «risque moyen» et seulement 3 à «risque faible». Professeur des universités Expert international Abderrahmane Mebtoul