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Le parti de Ghannouchi est accusé d'avoir soutenu le terrorisme en Syrie : Les islamistes d'Ennahdha en mauvaise posture
Publié dans El Watan le 07 - 01 - 2019

L'Instance syrienne de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme (ISLCBAFT) a cité le mouvement islamiste tunisien Ennahdha dans la liste des mouvements impliqués dans la guerre en Syrie.
La liste publiée par l'ISLCBAFT a secoué Ennahdha, qui a réagi le soir même par une réunion de son bureau exécutif et un communiqué appelant à la réconciliation nationale en Syrie, «puisque personne n'est sorti gagnant de cette guerre, ni le pouvoir ni l'opposition», explique Abdelkrim Harouni, le président du conseil de la choura.
Ainsi donc, les islamistes tunisiens trouvent que personne n'a gagné en Syrie et réagissent en conséquence, en faisant une volte-face après un rejet catégorique de toute reconnaissance du régime d'Al Assad.
Ces islamistes qui ont parrainé, en 2012 à Tunis, le Congrès international des amis de la Syrie, cherchent aujourd'hui une sortie de la situation compliquée où se trouve l'islam politique suite à cette défaite en Syrie, après ce qui s'est passé en Egypte en 2013.
La décision américaine de quitter le terrain syrien a définitivement libéré Al Assad et reconnu la victoire du camp antidjihadiste, soutenu par la Russie et l'Iran.
La réouverture des consulats des Emirats et du Bahreïn à Damas a sonné le glas des espérances des islamistes tunisiens de voir une quelconque lueur d'espoir en faveur de leurs alliés au sein de l'opposition syrienne, soutenue par la France.
Les groupes armés d'Al Nosra et d'Ahrar Al Cham sont désormais condamnés à la disparition, après les accords d'accès de l'armée syrienne à la frontière avec la Turquie et l'élimination de l'idée de la zone tampon pour abriter ces groupes.
Ainsi, les islamistes d'Ennahdha se sont vus obligés de réagir à ces développements et corriger leurs positions, autant que la politique le permet, pour ne pas subir les conséquences de ce revers.
Retournement
Les islamistes tunisiens se trouvent donc en mauvaise posture dans une année électorale. Situation aggravée par la réouverture, par le président Béji Caïd Essebsi, de l'affaire de l'organisation secrète attribuée à Ennahdha et son examen par le Conseil supérieur de la sécurité nationale.
Le comité de défense, dans les assassinats des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, a remis un dossier complet au président de la République, comportant des preuves de l'implication d'éléments d'Ennahdha dans des affaires à connotation terroriste. L'accusé principal, un certain Mustapha Khedher, a déjà été condamné à huit ans de prison pour des affaires de droit commun.
Le parquet n'a pas retenu le volet terroriste de cette affaire. Pourtant, l'accusé disposait des numéros de téléphone de terroristes et de personnalités politiques, dont le dirigeant islamiste Ali Laâreyedh, ministre de l'Intérieur de l'époque.
Ainsi, la conjoncture internationale est défavorable aux islamistes d'Ennahdha.
Après l'Egypte, leurs alliés ont perdu la guerre en Syrie. L'islam politique est en net recul dans le monde, surtout que l'administration américaine ne le soutient plus.
A l'échelle intérieure, le président Caïd Essebsi essaie d'utiliser ces données, en exploitant les dossiers sulfureux de l'implication quasi évidente des islamistes dans le départ des jeunes Tunisiens pour combattre en Syrie. Le président tunisien réagit ainsi suite à la rupture de son alliance avec Ennahdha, qui a soutenu le maintien de Youssef Chahed à la tête du gouvernement, alors que Béji voulait le changer.
Les islamistes tunisiens se trouvent désormais au creux de la vague. Leur chute intervient qui plus est lors d'une année décisive.


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