Communiqué du ministère de la Justice    Makri s'en prend aux «laïcs»    29 activistes relâchés en début de soirée    Tebboune préside aujourd'hui la réunion du Conseil des ministres    Une trentaine de détenus toujours en prison    Huile d'olive. concours international de Dubaï ; Un producteur algérien de Djelfa lauréat    1 530 milliards de dinars d'investissement sur 10 ans    Washington épargne le prince héritier Ben Salmane    «La communauté internationale doit assumer ses responsabilités»    Une suspension et des interrogations    Le ministre des Droits de l'Homme présente sa démission    Elles se sont déroulées dans le calme    Ligue des Champions: lourde défaite du CRB face à Mamelodi Sundowns    Trois candidats pour la présidence de la Fala    Affaire Diawara Banou, l'épilogue !    Man City : Pour Guardiola, ce que fait le club n'est pas normal    Le MCO enchaîne, l'Entente récupère son trône, la JSK dompte le Doyen    De l'inquiétude mais pas d'affolement    L'heure des comptes    Les dépouilles de deux personnes extraites d'une grotte    Le calvaire des résidents    L'islamisme contre le soufisme    "Abou Leila" et "Héliopolis" en avant-première à Batna    "L'avenir du secteur musical en Tunisie est incertain"    MAMMERI, DJAOUT ET LA MAIN DE L'ETRANGER    La situation sur les fronts de combat «sous contrôle» de l'Armée sahraouie    Acquisition de la raffinerie d'Augusta en Italie : Les gros mensonges d'Ould Kaddour    Enasel : Baisse des ventes de sels alimentaire et industriel en 2020    Mohamed Nassou n'est plus    AG Elective de la FAA : Le recours de Boukais rejeté    50 kilomètres en deux ans    Alors que le pétrole maintient son avance : L'OPEP+ face à un nouveau challenge    Organisée au Bastion 23 de la Casbah : Rencontre-débat sur les figures révolutionnaires de la bataille d'Alger    Prix du président de la République : Appel à participation pour les jeunes créateurs    La face cachée de Mammeri    Dans le but de relancer le processus de concession: La daïra lance une opération de recensement des biens communaux d'Aïn El Turck    El-Abiodh Sid Cheikh : La gare routière boudée par les transporteurs    Groupe Est: La passe de trois pour l'US Chaouia    Pour développer la coopération bilatérale: Le conseiller commercial à l'ambassade de France en visite à la CCIO    Accès via l'autoroute Est-Ouest: Le pôle urbain de Tlélat pris en otage par le gel du projet    Ce que doit la rue à l'urne    Rompre vite avec nos vieux démons    Médicament: Le SNAPO suspend son mouvement de protestation    El Kala: Le cadavre d'un homme repêché à l'ancien port    Qui veut canarder les ambulances ?    l'augmentation de la marge bénéficiaire, pointée du doigt    "Fitna" chez les Frères musulmans    Les 12 commandements de la phase transitoire    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Un conflit encore plus complexe
Publié dans El Watan le 27 - 08 - 2016

On est donc passé d'une phase, celle d'une opposition syrienne contre le régime de Bachar Al Assad qui a fini par prendre les armes, malgré les réserves, voire la totale opposition de certaines de ses composantes, notamment l'opposition dite de l'intérieur, à une guerre dite civile avec la présence de centaines de groupes – ainsi recensés par l'ONU – d'extrêmistes qui ont totalement éclipsé la rébellion.
Ce fut aussi la première grande opération du régime envers les Kurdes syriens, puisqu'il faut les appeler ainsi, car les Kurdes vivent aussi en Turquie, en Irak et en Iran. Le retrait de son administration du nord du pays n'est pas un geste envers la communauté kurde qui en prit le contrôle avant de l'étendre à d'autres territoires, mais plutôt une ruse de guerre qui a fait réagir la Turquie qui a dit son opposition à l'émergence d'une autorité kurde. Elle est même passée aux actes il y a une semaine, après un discours sur une nouvelle vision du conflit syrien. Depuis ce jour, la Turquie s'est engagée dans ce qu'elle considère comme le nettoyage de sa frontière, sauf que cela ne vise pas uniquement les membres de l'EI.
Le Premier ministre turc, Binali Yildirim, a démenti hier les allégations de médias occidentaux, selon lesquelles Ankara se concentrait sur les Kurdes, au troisième jour de son intervention en Syrie, parlant d'un «mensonge éhonté». La Turquie a envoyé hier quatre nouveaux chars dans la localité syrienne de Jarablos, libérée cette semaine par les rebelles soutenus par Ankara, qui considère le PYD, principale milice kurde de Syrie, et son aile militaire, les YPG, comme des organisations «terroristes», mais dit agir à la fois contre les milices kurdes et les djihadistes de l'EI.
Son artillerie a bombardé des combattants kurdes dans le nord de la Syrie, accusant ceux-ci de ne pas respecter un accord passé avec les Etats-Unis sur leur retrait. Plus tôt, jeudi, la Turquie avait envoyé un nouveau convoi de blindés en territoire syrien, au lendemain d'une offensive éclair des rebelles syriens qu'elle a soutenus et qui a permis de reprendre au groupe Etat islamique la localité de Jarablos, près de la frontière.
Avec cette opération, la Turquie vise aussi à stopper l'expansion kurde à sa frontière, alors que le Parti de l'union démocratique (PYD), principale milice kurde de Syrie, qui bénéficie du soutien militaire américain, élargit ses territoires, en reprenant sept villages à la faveur du retrait de l'EI. Les forces turques ont ouvert le feu sur les hommes du PYD jeudi en fin de journée, après que les services de renseignement aient remarqué qu'ils progressaient sur le terrain en dépit d'une promesse des Etats-Unis, selon laquelle ils allaient reculer.
L'on apprenait aussi que l'intervention turque se poursuivrait tant qu'ils n'auraient pas entamé leur retrait. «Nous allons faire en sorte que le PYD ne remplace pas Daech dans cette zone», a dit à ce sujet le ministre turc de la Défense Fikri Isik. Le vice-président américain, Joe Biden, qui s'est entretenu avec les dirigeants turcs mercredi à Ankara, a mis en garde les Kurdes de ne pas franchir l'Euphrate, comme le réclame la Turquie. Il avait indiqué à Ankara que Washington avait clairement demandé aux YPG de ne pas aller à l'ouest de l'Euphrate.
Quant au secrétaire d'Etat, John Kerry, il a indiqué à son homologue turc, Mevlüt Cavusoglu, que «les forces YPG/PYD sont en train de se replier vers l'est de l'Euphrate», selon un communiqué des services du ministre turc. Mais selon Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Office syrien des droits de l'homme (OSDH), «il y a eu une petite partie des FDS (alliance de Kurdes et d'Arabes) qui s'est retirée à l'est de l'Euphrate», mais que «le gros de ces forces est encore à l'ouest».
Par cette opération militaire qui a permis d'enlever en quelques heures Jarablos aux djihadistes, Ankara entend atteindre deux objectifs : mettre fin à la présence de l'EI et stopper l'avancée kurde. C'est donc un nouveau front qui ajoute à la complexité du conflit syrien. Les efforts de paix n'ont jamais été aussi intenses, mais sans réel progrès.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.