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Marche historique à Boumerdès
Publié dans El Watan le 09 - 03 - 2019

La contestation du régime en place s'intensifie au fil des jours et des semaines à travers toute la wilaya de Boumerdès. Hier, au moins une quinzaine de communes de la région ont connu des marches pacifiques pour réclamer le départ du système.
Comme à Naciria, Bordj Menaiel, Boudouaou, Dellys, Thénia, Issers, Baghlia, Cap Djenet et bien d'autres grands centres urbains, la ville de Boumerdès a vécu une journée inoubliable. Cette journée, qui coïncide avec la Fête internationale de la femme, a été célébrée dans une ambiance de joie, d'union et de fraternité. Des milliers de personnes des deux sexes et de tous âges, venues des différents quartiers et localités de la région, ont sillonné les ruelles de la ville où ils ont exprimé haut et fort leur rejet du système et leur volonté d'en finir avec «la clique qui a mené le pays à la dérive».
«Quand je vois tous ces jeunes, ces adultes qui marchent aux côtés des femmes, de leurs sœurs et mères, je ne puis qu'être fier de mon pays. Ces scènes de liesse me redonnent de l'espoir quant à l'avenir de l'Algérie», lâche Koribèche Ali (60 ans). Drapé de l'emblème national, ce retraité a participé à cette démonstration de force «pour exiger le départ de tous les hommes qui incarnent le régime». «Bouteflika est inconscient et ne sait même pas où il est.
C'est ceux qui parlent en son nom qui doivent partir», ajoute-t-il. Contrairement aux manifs des week-ends précédents, les revendications des contestataires ne se limitaient pas à l'annulation du 5e mandat de Bouteflika, mais bien plus. Déterminés et conscients des enjeux, les manifestants ont scandé de nouveaux slogans réclamant le départ de toute l'équipe au pouvoir et ses soutiens.
En sus des chants patriotiques rappelant leur amour et leur attachement au pays, les marcheurs n'ont eu de cesse de crier «Nahou el Isaba newelou labès» (Dégagez la clique des mafieux, on sera à l'aise), «Barakat de la gouvernance de la maffia», « Blad Bladna, n'dirou rayna», «Le peuple a retrouvé le courage, dégage dégage». Comme vendredi dernier, la marche a démarré vers 14h de la cité Ibn Khaldoun avec une centaine de personnes avant de grossir graduellement pour atteindre plus de 5000 à son arrivée à la cité Coopératives.
A mesure qu'elle avance, la procession étaient rejointe sous les applaudissements et des youyous par des grappes d'hommes et de femmes. Le tout dans une ambiance de communion et de dignité retrouvée.
L'ingéniosité et l'humour étaient aussi été au rendez-vous. Les messages écrits sur les pancartes et les banderoles brandies pour la circonstance sonnent comme des réponses cinglantes à tous ceux qui ont sous-estimé le peuple et continuent à parler au nom de Bouteflika. «Non au marchandage, dégagez», «Non à la gouvernance des communiqués et de la maffia», «Mon silence n'est pas un signe de consentement», «20 ans, vous n'avez rien fait, donnez-nous 5 ans et vous verrez», lit-on sur certaines pancartes.
Comme à l'accoutumée, les forces de l'ordre se sont faites très discrètes. Marchant à côté de sa mère, Koceila Chergui, étudiant à la faculté des sciences de Boumerdès, déplore «l'attitude attentiste» de l'élite quant à la suite à donner à ce mouvement. Après avoir fait le tour de la ville, les manifestants se sont dispersés dans le calme vers 17h. Leur cri sera-t-il cette fois entendu par ceux qui veulent perpétuer le système et imposer coûte que coûte un 5e mandat pour Boutef ? On le saura dans les jours à venir.


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