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La contestation populaire face au défi de la structuration
Publié dans El Watan le 11 - 03 - 2019

Le pouvoir en place tarde à répondre convenablement aux millions d'Algériens sortis dans les rues, pour réclamer le changement du système politique. Face au mutisme calculé des tenants du pouvoir, le soulèvement pacifique semble avoir un grand besoin de se structurer. Elwatan.com a recueillis les avis de militants actifs sur le terrain, aux quatre coins du pays.
Yanis Adjlia, militant associatif actif à Béjaia, estime que la révolte populaire en cours en Algérie n'a pas besoin de structures, du moins pour l'instant. « Pour le moment, la structuration n'est pas nécessaire. C'est un mouvement horizontal », indique le jeune militant. Il a expliqué que le caractère “horizontal” du mouvement ne signifie pas l'adoption du mode d'organisation du mouvement des Aârches, né durant le printemps noir de 2001 en Kabylie. « Pas de tribalisme », tranche Yanis Adjlia.
Nawfel Chekaoui, coordinateur du comité de défense des droits des chômeurs, très actif au niveau de sa ville, Ain Beida, dans la wilaya d'Oum El Bouaghi, plaide pour une organisation basée sur des comités au niveau des communes et des grandes agglomérations. « Nous avons proposé de mettre en place une coordination au niveau de la commune, puis on choisit un délégué ou deux pour représenter chaque wilaya au niveau national”. A la question de savoir comment choisir les délégués, Nawfel Chekaoui répond : « dans chaque ville, il y a des figures reconnues qui seront sollicitées naturellement par la population. Le plus important est de choisir des délégués jeunes et d'éviter les choix partisans et les idéologies à caractère religieux».
Ibek Abdelmalek, activiste connu de la wilaya de Ouargla, considère que « la structuration doit commencer au niveau des quartiers et des villages pour aboutir à un conseil de jeunes qui représentera le mouvement de contestation à l'échelle nationale ». Ibek Abdelmalek insiste, lui aussi, sur l'âge des représentants potentiels de la population qui doivent être jeunes. « Ce sont les jeunes qui ont déclenché la révolte », affirme l'activiste de Ouargla.
Khaled Ouragh, journaliste et membre de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme a affirmé qu'un comité est en cours d'installation dans sa ville, à Tiaret, pour mieux organiser le mouvement de protestation à l'échelle locale. Sur le plan national, le défenseur des droits de l'homme s'est montré favorable aux noms proposés par de nombreux Algériens sur les réseaux sociaux. « A notre niveau nous pensons que les trois noms qui ont été avancés par de nombreux activistes et militants, à savoir Me Mustapha Bouchachi, Karim Tabou et Foudil Boumala sont les mieux placés pour représenter le mouvement populaire », a déclaré Khaled Ouragh qui plaide pour « la dissolution de l'ensemble des formations politiques ».
Il faut dire enfin, que la dynamique de liberté que vit l'Algérie actuellement ne peut être conduite que par de nouvelles figures débordantes d'énergie, en rupture totale avec les habitudes politiques en vigueur jusqu'ici en Algérie. Mais cela ne doit pas signifier la mise à l'écart des hommes et des femmes qui ont commencé le combat pour la démocratie depuis plusieurs décennies.


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