À l'approche des phases décisives du trophée de la Coupe d'Algérie, plusieurs clubs affichent clairement leurs ambitions. Le CR Belouizdad, l'USM Alger, la JS Saoura ou encore le CA Batna rêvent tous d'inscrire leur nom au palmarès. Mais comme souvent dans les compétitions à élimination directe, les espoirs des uns se brisent sur la réussite des autres. Dans ce type d'épreuve, les analyses d'après-match s'attardent souvent davantage sur les causes de l'élimination que sur les raisons de la victoire. Les débats s'enchaînent : manque d'efficacité offensive, excès de précipitation, décisions arbitrales contestées, but ou penalty refusé... Sans oublier les choix tactiques de l'entraîneur, régulièrement pointés du doigt lorsque le résultat n'est pas au rendez-vous. Dans ces moments-là, les techniciens se retrouvent en première ligne pour expliquer l'échec. La compétition a également ravivé les discussions autour de l'agressivité observée parfois sur les terrains. Certains comportements envers les adversaires ou le corps arbitral interrogent les observateurs. La récente confrontation entre le MC Alger et le CR Belouizdad en est une illustration, tant l'esprit sportif a semblé s'effacer par moments au profit de la tension. L'USMA domine une JSS méconnaissable Mercredi soir, au stade 5-Juillet 1962, l'USM Alger a validé son billet en s'imposant face à la JS Saoura au terme d'une rencontre marquée par la prestation étonnamment désorganisée de l'équipe bécharie. Habituellement séduisante en championnat, la formation de Béchar est apparue méconnaissable. Les Usmistes ont rapidement pris le contrôle du jeu et ont dominé la première période. Leur supériorité a été récompensée à la 36e minute lorsque Redouani a repris victorieusement un corner mal négocié par la défense de la Saoura. Avec cet avantage, les Rouge et Noir ont continué à maîtriser les débats sans toutefois parvenir à faire le break. La rareté des occasions franches s'explique en grande partie par l'approche très prudente des visiteurs. Les joueurs de la Saoura ont évolué avec un bloc très bas, laissant souvent presque toute l'équipe derrière le ballon. Une stratégie inhabituelle pour cette formation réputée pour son jeu offensif. Les Bécharis ont alors tenté de surprendre leur adversaire par quelques contre-attaques sporadiques, sans réellement inquiéter la défense algéroise. Le CAB s'impose dans les Aurès Dans l'autre quart de finale disputé dans les Aurès, le CA Batna a su exploiter la ferveur de son public pour s'imposer face au MC Saïda. Devant un Stade du 1er Novembre 1954 plein à craquer, le leader du groupe Centre-Est de Ligue 2 a rapidement pris l'avantage. Dès la 17e minute, Mounib Benmerzoug a déclenché une frappe lointaine qui a fait mouche, offrant l'ouverture du score aux locaux. La tâche s'est ensuite compliquée pour les visiteurs, réduits à dix après l'expulsion du milieu de terrain Mohamed Amine Baroud. Malgré leurs efforts pour revenir au score, les joueurs de Saïda n'ont jamais réussi à inverser la tendance. Ils ont tenté de résister et de procéder en contre-attaque, mais la première période s'est achevée sur cet avantage minimal en faveur du CAB, qui a su préserver son acquis jusqu'au coup de sifflet final. Avec ces résultats, la compétition entre dans sa phase la plus passionnante, où chaque détail peut faire basculer le destin d'un club et rapprocher un peu plus les survivants du trophée tant convoité.