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Un tour de vis est constaté ces derniers jours contre les journalistes frondeurs : Sanction en série à la Télévision publique
Publié dans El Watan le 11 - 05 - 2019

Sanctions en série contre les voix discordantes au 21 boulevard des Martyrs. Deux journalistes et une technicienne viennent d'être sanctionnés pour leur soutien au mouvement populaire. Abdelmadjid Benkaci, journaliste reporter à Canal Algérie, a été destinataire d'un avertissement en raison de son implication dans le collectif des professionnels de l'EPTV pour un service public de qualité.
Son intervention sur la chaîne de Berbère télévision n'a pas plu à la direction de la chaîne. «Un avertissement écrit est versé dans mon dossier en plus d'incidences financières sur mon salaire du mois en cours. Pour une seule raison, un seul tort : avoir défendu la liberté d'expression.
Je suis sanctionné pour avoir répondu et participé à un débat sur les médias publics sur une chaîne privée sans avoir demandé d'autorisation ?! Je suis sanctionné pour avoir défendu le service public dans une télévision publique», s'indigne sur sa page Facebook Abdelmadjid Benkaci, qui est l'un des membres actifs d'un collectif des professionnels de la Télévision publique, qui se bat pour une information «juste et impartiale».
La sanction a touché également le présentateur de la Télévision publique Abderrezak Siah, écarté des JT de 17h et de 20h par la direction de sa chaîne A3, pour avoir critiqué son employeur dans une intervention à Berbère télévision, en marge d'un sit-in hebdomadaire des journalistes le 29 avril.
«Il (Siah) avait présenté son dernier journal le 3 mai, soit, et drôle de hasard, le jour où on célébrait la Journée internationale de la liberté d'expression…Quel cadeau pour notre collègue Abderezzak», s'est indigné Abdelmadjid Benkaci, journaliste à Canal Algérie.
« Hogra dans le service… »
Employée à la direction technique de l'EPTV, Imène Slimane a été sanctionnée à son tour pour ses interventions publiques en faveur du hirak. «La technicienne a été affectée le 5 avril à un autre service.
Elle a été sanctionnée pour ses posts sur Facebook, pour sa solidarité avec les journalistes et son intervention sur la chaîne Berbère TV le jour du sit-in hebdomadaire des journalistes. Les pressions sur la technicienne n'ont pas cessé : elle s'est vue reprocher le fait de porter un drapeau national après sa participation à une marche lors du 2e vendredi.
Pour ceux qui l'ont apostrophée, l'EPTV, selon eux, ne doit pas être politisée. La technicienne a été sanctionnée pour avoir dénoncé la ”hogra” dans son service, qui doit intéresser les enquêteurs», signale une source au niveau de la Télévision publique, ayant requis l'anonymat de peur de représailles.
En solidarité avec la technicienne sanctionnée, des journalistes, des réalisateurs et des techniciens de l'EPTV ont organisé, jeudi, un rassemblement. Rencontrant les protestataires, le responsable du service technique a promis de réintégrer la concernée à son poste.
Les pratiques brejnéviennes de l'audiovisuel public ont visiblement la peau dure. La Télévision publique et la Radio nationale avaient d'abord ignoré la contestation populaire.
Mais sous la pression de la rue et des collectifs de journalistes, un semblant d'ouverture a été concédé : diffusion en direct des marches et programmation d'émissions spéciales sur le mouvement populaire… Malgré la nomination de nouveaux directeurs, les pratiques honnies de propagande persistent.
L'émission politique «Question d'actu», animée sur Canal Algérie par Nazim Aziri, et devant être diffusée le lundi dernier, a été déprogrammée. «L'émission a été censurée parce qu'elle a révélé le caractère mensonger de la nécessité d'adhérer à la solution constitutionnelle.
Elle a donné une autre lecture des arrestations et du rôle de l'armée», a fait remarquer Nadjib Belhimer, journaliste, sur sa page Facebook, s'étonnant que des personnes continuent à participer aux émissions d'un média dirigé par le nouveau directeur Lotfi Cheriet, connu pour sa proximité avec les Bouteflika. Autre preuve du tour de vis en cours au boulevard des Martyrs : aucune retransmission des marches…


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