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Le spectre de la violence hante le Liban
Nouvel attentat à Beyrouth
Publié dans El Watan le 24 - 03 - 2005

Le Liban renouerait-il avec la violence ? C'est en tout cas la question qui revient avec insistance depuis l'assassinat le 14 février dernier de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Il est difficile et même trop hasardeux de dire que ce pays pourrait replonger dans la guerre civile, mais personne dans ce pays n'exclut une telle menace, comme l'a fait la semaine dernière son président en déclarant que le Liban n'était pas l'Ukraine ou la Géorgie, théâtres de révolutions tranquilles. Le Liban c'est effectivemnt autre chose avec ce nouvel attentat à l'explosif qui a fait deux personnes tuées. Il a eu lieu avant l'aube au nord de Beyrouth. Mais c'est le deuxième en 4 jours dans un quartier chrétien depuis l'assassinat de Rafic Hariri qui a plongé le Liban dans une crise politique aiguë. Il survient après l'attentat à la voiture piégée qui avait fait une dizaine de blessés dans la nuit de vendredi à samedi dans un quartier chrétien de la banlieue nord de Beyrouth. La chaîne de télévision privée libanaise LBCI a affirmé, citant une source sécuritaire, que les deux tués sont un Indien et un Pakistanais, et les trois blessés sont deux Sri Lankais et un Libanais. Le centre commercial Alta Vista a été ravagé par la force de l'explosion qui a provoqué d'importants dégâts dans un rayon de plusieurs centaines de mètres. Plusieurs députés de l'opposition ont aussitôt dénoncé ce qu'ils considèrent comme un « nouvel attentat » dont l'objectif est de déstabiliser le Liban. « Ce nouvel attentat vise à porter atteinte au soulèvement pour l'indépendance et la souveraineté du Liban », le mouvement pacifique lancé par l'opposition antisyrienne au lendemain de l'assassinat le 14 février de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, a déclaré Farès Boueiz à la LBCI. « Il s'agit d'un message politique qui nous est adressé. Il est clair que celui qui a commis cet attentat veut déstabiliser le Liban. C'est la sécurité des gens qui est visée, mais il ne faut pas tomber dans le piège » des fauteurs de trouble, a-t-il ajouté. « On se croirait à Falloujah, pas au Liban », a pour sa part affirmé le député Mansour Al Bone, également venu sur les lieux de l'explosion. Un troisième parlementaire, Naâmatallah Abi Nasr, a lancé : « J'accuse les adversaires du Liban, et je dis : ça suffit comme ça. » Le député Farid Al Khazen a réclamé « la démission » des responsables des services de sécurité au Liban. Le principal chef de l'opposition Walid Joumblatt a estimé samedi, après l'attentat dans la banlieue nord de Beyrouth, qu'il y aurait d'autres attentats « tant que l'appareil sécuritaire libanais mis en place par la Syrie n'est pas démantelé ». Par ailleurs, le président libanais Emile Lahoud a pressé les chefs arabes réunis mardi à Alger d'appuyer la politique du Liban « solidaire » de la Syrie. « Le Liban demande l'appui des frères arabes à sa politique solidaire de la Syrie, qui protège la Résistance (Hezbollah), rejette l'implantation définitive des réfugiés palestiniens et réclame la récupération de ses terres occupées (le secteur des fermes de Chebaâ occupées par Israël) », a dit M. Lahoud à ses pairs arabes dans un message distribué à Alger. Selon lui, « tout ce qui se déroule dans la région est l'œuvre d'Israël qui a réussi à faire une percée internationale après les événements du 11 septembre (2001) » aux Etats-Unis. De son côté, l'opposition libanaise a adressé mardi un mémorandum au sommet arabe d'Alger, dans lequel elle fait assumer à la Syrie la responsabilité de la crise libanaise et réclame un retrait complet des troupes syriennes du Liban avant les législatives prévues en mai. Elle reprend sa revendication primordiale de former une commission d'enquête internationale sur l'assassinat, le 14 février dernier, de Rafic Hariri, pilier avec le chef druze Walid Joumblatt et le patriarche chrétien maronite Nasrallah Sfeir, de l'opposition réclamant la fin de la tutelle syrienne. L'opposition réclame en conséquence la « démission immédiate » de six chefs de services de sécurité et du procureur général « afin de lever les obstacles entravant l'enquête » sur l'assassinat de Hariri. Mais c'est véritablement un dialogue de sourds, alors que le climat d'une manière générale se détériore sans que les Libanais sachent ce qui se trame contre leur pays, et surtout qui sème cette violence.

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