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Le CSA menacé de paralysie
Règlement de la crise malienne
Publié dans El Watan le 18 - 09 - 2019

L'annonce du report de la réunion du CSA intervient quelques jours après la décision du représentant du Niger, Mamoudou Moumouni, de quitter le comité «en signe de protestation contre la gestion de Kidal par la CMA».
La Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) n'a pas apprécié la décision du gouvernement malien de délocaliser à la dernière minute la 38e réunion du comité de suivi de l'accord (CSA) de paix d'Alger de 2015. Le conclave devait se tenir pour la première fois hier à Kidal.
En plus des membres du comité de suivi, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta et le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, devaient y participer. Bamako évoque des «raisons d'Etat impératives» mais sans dire lesquelles. Le CSA réunit les trois parties signataires de l'accord d'Alger destiné à rétablir la paix au Mali : le gouvernement malien, la Coordination des mouvements de l'Azawad et la Plateforme (composée de groupes armés pro-gouvernementaux).
Dans un communiqué rendu public lundi, le comité directeur de la CMA a ainsi «dénoncé la décision d'annuler la tenue du CSA à Kidal sur la seule demande de la partie gouvernemental». La CMA, présidée par l'ambassadeur algérien Ahmed Boutache (qui a annoncé son départ prochain), a par ailleurs exigé «une réunion urgente et avant toute autre étape avec la communauté internationale et les autres parties de l'accord dans un lieu neutre pour clarifier l'ensemble des questions pendantes notamment ‘la raison d'Etat impérative' qui a motivé l'annulation de la 38e session du CSA afin de procéder à une évaluation transparente de la situation actuelle et de la gouvernance de l'accord».
La coordination à dominante touarègue a demandé en outre «aux organisations et pays membres de la médiation d'observer une stricte neutralité́ vis-à-vis des parties, il y va de leur crédibilité». La CMA rappelle enfin que «la situation de la ville de Kidal comme celle de toutes les autres régions ne saurait être dissociée de la mise en œuvre de l'accord, qui prévoit une nouvelle architecture politique et administrative régionale».
L'annonce du report de la réunion du CSA intervient quelques jours après la décision du représentant du Niger, Mamoudou Moumouni, de quitter le comité «en signe de protestation contre la gestion de Kidal par la CMA». La sortie de l'ancien secrétaire général de la présidence du Niger était quelque peu attendue. Il s'agit d'une suite logique de l'analyse de la situation sur Kidal faite le 7 septembre dernier par le président nigérien Mahamadou Issoufou, lors de sa visite à Bamako. M. Issoufou avait accusé certains groupes rebelles du Nord, sans les citer, de s'adonner à un double jeu.
Au cours d'une conférence conjointe aux côtés de son homologue malien, Mahamadou Issoufou avait déclaré que «des actes terroristes sont parfois commis avec la complicité de certains signataires de l'accord de paix d'Alger». Le nord du Mali serait, selon lui, toujours un repaire de groupes terroristes. Il a estimé que Kidal devait passer sous l'autorité de Bamako. Le président nigérien avait soutenu que «le statut de Kidal était une menace pour la sécurité intérieure du Niger». Tous ces développements risquent aujourd'hui de paralyser le CSA et, donc, de renvoyer aux calendes grecques le règlement de la crise malienne.


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