Clôture des travaux de la 8e session de la Grande commission mixte algéro-égyptienne    Migrants tués par la police marocaine : le chanteur nigérian Seun Kuti annule un concert au Maroc    Boughali propose la création d'un mécanisme diplomatique préventif de soutien à la sécurité internationale    Mostaganem: le moudjahid Djelloul Benderdouche n'est plus    Le Président Tebboune reçoit la PDG de la compagnie américaine "Occidental Petroleum Corporation"    Goudjil appelle les Algériens à resserrer les rangs et à adhérer à l'initiative du Président de la République    PAP: Abdelmadjid Azzedine élu président du Groupe géopolitique de l'Afrique du Nord    JM/handball/ dames Gr.B : le point après la 1re journée    JM/ Tennis de table: Bouloussa éliminé en quart après un parcours honorable    Pétrole: l'Algérie augmentera sa production de pétrole de 16.000 b/j en août    Infirmières agressées à Beni Messous: le suspect placé en détention provisoire    La mission de l'ONU au Mali prolongée d'un an    Sonelgaz: l'exportation de l'électricité s'effectue quotidiennement    JM: tableau des médailles    Grâce au nouveau gisement de gaz: L'Algérie pourra honorer ses nouveaux engagements d'exportation    L'ennemi n'est-il plus le même ?    L'enjeu des Jeux    L'art subtil du mensonge face aux enjeux de vérité: De la stratégie de l'araignée à la politique de l'autruche (1ère partie)    Affaires religieuses: l'Aïd El Adha célébré le samedi 9 juillet    En attendant des solutions adaptées: 600.000 élèves quittent les établissements scolaires chaque année    22 carrières enveniment le quotidien des habitants de Sidi Ben Yebka: Des élus locaux réclament un changement de l'itinéraire des camions    Cinq personnes arrêtées: Démolition de constructions illicites à Haï Ellouz    L'AUBAINE DU GAZ    L'Algérie pouvait-elle mieux faire ?    Sidi Bel-Abbès: Le Festival international de danse populaire de retour    Les noms de lieux : grands témoins d'une culture plurilingue    Galtier s'est mis à dos le vestiaire niçois    JM : ouverture de journées du théâtre méditerranéen    Darradji va coûter cher au club    Fin d'aventure pour les Algériens    Les contractuels maintiennent la pression    Guterres appelle à des efforts pour désamorcer les tensions    Au moins 22 terroristes neutralisés dans le sud-ouest    Les Parlements rivaux tentent l'alibi    Alger rebat les cartes    La grande vadrouille    Ooredoo au chevet des démunis    À qui profitera l'Aïd?    «Les guerres hybrides ont aboli les frontières»    Comment reconstituer le front intérieur    Les vertus de la communication interactive    Une autre victoire pour l'Algérie    Kessié en salle d'attente    Adam et les amours contrariés    Voyage à travers l'histoire des monnaies anciennes    L'Algérie à l'écran    Justice: Ould Abbes et Barkat condamnés à 6 et 4 ans de prison    «Rachad», ses sources de financement et le «MAK»: Le grand déballage de Benhalima se poursuit    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Il faut envisager des mesures répressives pour protéger le barrage
Mokrane Djouder. Directeur des ressources en eau de la wilaya de Tizi Ouzou
Publié dans El Watan le 19 - 09 - 2019

– Pouvez-vous nous en dire plus sur la découverte des poissons morts au barrage Taksebt ?
Depuis le 20 août, il a été observé la présence de poissons morts au barrage de Taksebt, notamment sur la rive gauche de l'oued Sebaou, qui alimente cette infrastructure hydraulique. Le phénomène a aussi été observé sur la partie sud du barrage, où le niveau de l'eau baisse régulièrement. Nous nous sommes rendus sur les lieux afin de constater le phénomène et suivre de près son évolution. Certes, ce même phénomène ne s'est pas aggravé, mais il persiste encore. Des tournées sont régulièrement effectuées par nos services, ceux de la direction du barrage de Taksebt, la Seaal (Société des eaux et de l'assainissement d'Alger), avec la coopération du Laboratoire de l'eau de l'université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.
Des prélèvements ont été effectués et les analyses ont révélé la présence d'un taux de chlore anormalement élevé. Il était auparavant de 0,06 mg/l, et il est passé à 0,15 mg/l, alors qu'il s'agit d'une eau brute qui ne devrait pas contenir autant de chlore. Nous n'avons pas encore cerné les causes de ce phénomène, dont l'origine nous semble volontaire. Nous supposons, en effet, qu'il s'agit d'une introduction de ce produit pour améliorer la pêche. Ce phénomène est d'abord bien localisé, et la zone du barrage touchée est très fréquentée par les pêcheurs.
Cela nous amène à penser qu'il y aurait peut-être une utilisation de produits contenant du chlore, comme la chaux ou l'eau de javel, dans le but de faciliter la capture des poissons. Je tiens à souligner que pour l'homme, ce taux, même élevé par rapport à la normale, n'est pas nuisible, dès lors qu'il ne dépasse pas la norme de 30 mg/l, qui est présente dans l'eau de robinet que nous consommons. Il demeure que ce taux est nocif pour les poissons qui vivent dans le barrage. Il faut aussi noter que les services de la direction de la pêche ont eux aussi procédé au transfert d'échantillons des poissons morts au laboratoire de contrôle et d'analyse des produits de la pêche et d'aquaculture et de la salubrité du milieu pour une analyse complète devant confirmer la cause du phénomène.
– Avez-vous entrepris des mesures pour parer à ce phénomène ?
Pour le moment, nous suivons de très près l'évolution de ce problème survenu depuis le 20 août dernier. Nous privilégions en parallèle la communication, la sensibilisation et l'information des citoyens afin de freiner et d'atténuer son ampleur. Si l'hypothèse de l'acte volontaire se confirme, nous serons dans l'obligation de recourir à des mesures répressives en surveillant les lieux et en procédant à un dépôt de plainte pour protéger l'infrastructure et veiller à son équilibre écologique, ainsi que sur la qualité de l'eau. Car il faut aussi rappeler qu'il y a des décharges sauvages, en plus de certains comportements qui nuisent à l'environnement du barrage. Il a été signalé, en effet, des citoyens qui lavent et font les vidanges de leurs véhicules sur les berges du barrage.
– Taksebt est-il écologiquement menacé, surtout que le projet des six stations d'épuration n'a pas abouti ?
A titre préventif, une étude a en effet été faite il y a quelques années, faisant ressortir la nécessité de réaliser six stations d'épuration en amont du barrage de Taksebt. Le projet peine à voir le jour. Il a dans un premier temps été gelé, puis a été dégelé en septembre 2018. Actuellement, c'est toujours au stade du lancement de l'avis d'appel d'offres. Mais nous tenons à rappeler que la station d'épuration du barrage est conçue pour parer à tout risque de contamination de l'eau distribuée et nos services veillent actuellement à faire la lumière sur cette affaire des poissons morts.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.