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Echos du hirak
Publié dans El Watan le 28 - 09 - 2019


– Sidi Bel Abbès : «Dégagez tous !»
Pour le 32e vendredi consécutif, les manifestants ont investi la rue, hier à Sidi Bel Abbès, pour exiger un changement radical et le départ du gouvernement de Bedoui. Des centaines de citoyens se sont donné rendez-vous, comme à l'accoutumée, place du 1er Novembre (ex-Carnot) pour un autre vendredi de révolte pacifique.
Appelant à la libération des détenus d'opinion et des animateurs du hirak incarcérés dans les prisons de plusieurs wilayas du pays, les manifestants ont sillonné de nombreuses artères de la ville en marquant des haltes devant le siège de la wilaya et le rond-point de l'immeuble Le Garden.
«Ni Tebboune ni Benflis, le peuple est le raïs», «Makanch intikhabates ya issabate» (Pas d'élections avec les gangs au pouvoir), «Pouvoir au peuple, tatnahaw ga3», «Libérerez les détenus», «Nous marcherons chaque vendredi jusqu'à l'application de l'article 7», sont, entre autres, les slogans scandés par les manifestants qui s'en sont pris au chef d'état-major de l'ANP, Ahmed Gaïd Salah, et ont rejeté la tenue de l'élection présidentielle en décembre prochain.
Fermement opposés à l'option d'une élection visant à régénérer un système politique corrompu et prédateur, les manifestants ont vilipendé partis politiques, candidats potentiels à la présidentielle, médias et responsables gouvernementaux. Employant une expression populaire «dezou mâahoum», les manifestants ont invité les Tebboune, Benflis, Bedoui, Gaïd Salah, le FLN, le RND et les médias flatteurs à la botte des puissants du moment à «pousser avec eux». M. Abdelkrim
Chlef : une 32e marche pour les mêmes revendications
Pour ce 32e vendredi de suite, les manifestants ont encore marché dans les rues de la ville de Chlef pour réitérer les mêmes revendications, sous une chaleur assommante. Ils ont en effet repris les mêmes slogans exprimés depuis le 22 février en réclamant «L'instauration d'un Etat civil», «Le départ de Bensalah et Bedoui» et «L'affirmation de la souveraineté du peuple dans le choix de ses futurs dirigeants».
Ce sont-là les mots d'ordre phares qui ont marqué ce 32e vendredi de protestation pacifique, auquel ont pris part des citoyens de différentes couches de la société. Ces derniers ont fait part de leur détermination à poursuivre leur mouvement jusqu'à «l'aboutissement de leur lutte pour l'instauration de la nouvelle République». A .Yechkour
Mostaganem : «On veut une IIe République !»
Le hirak n'a pas faibli à Mostaganem en ce 32e vendredi. Ils étaient des centaines de manifestants, tous sexes et âges confondus, à être sortis hier, juste après la prière du vendredi, pour réclamer encore une fois l'application des articles 7 et 8 de la Constitution.
«Daoula madania, machi aaskaria !» (Un Etat civil, non militaire !) «Makanach intikhabat» (Pas d'élections !) «Benflis et compagnie à la poubelle» «On veut une nouvelle République», ont scandé durant plusieurs heures les manifestants, qui ont réclamé la libération de tous les détenus d'opinion. Lakhdar Hagani
Tlemcen : «Non à un 5e mandat déguisé !»
Non au 5e mandat déguisé que veut nous imposer le régime !» scandaient les manifestants de Tlemcen, hier, avec colère. «La mise sous les projecteurs de Abdelmadjid Tebboune, d'un ponte du pouvoir, qui a mangé à tous les râteliers, confirme l'intention des mafieux à perdurer. Au général, le chef de corps d'armée, d'organiser son élection sans nous.
Nous n'irons pas voter !» Une riposte nette et cinglante aux tenants du pouvoir qui semblent se complaire dans leur ostracisme et leur entêtement à vouloir aller au-delà de la volonté d'une grande partie du peuple.
Inamovibles et inébranlables, les manifestants, toujours aussi nombreux, rappelaient en chœur : «ça y est, c'est bon, echaab Président !» Un message clair d'un peuple loin d'abdiquer, malgré les arrestations abusives et les menaces, face à une junte aveugle refusant clairement le changement… C. Berriah
– Témouchent : la mobilisation se maintient
Témouchent, petite ville où l'on connaît tout un chacun, la défection des benflissistes a été remarquée. Mais d'aucuns des hirakistes ont constaté que leur absence n'a pas dégarni les rangs, les étudiants y ont refait l'appoint avec la réouverture du centre universitaire.
Ils y ont apporté leur fougue et leur détermination. Parmi les manifestants, des femmes arboraient des portraits de Tabbou, Bouregaâ et Djamila Bouhired en lançant «Harrirou el massajine ma baouch el cocaïne !» (Libérez les prisonniers d'opinion, ils n'ont pas vendu la cocaïne), un mot d'ordre repris à l'unisson par les marcheurs. Sur une pancarte : «La Tebboune, la Benflis, echaab houa erraïs» (Ni Tebboune ni Benfliss, le peuple est le Président).
Lors de la marche, on apprend qu'un hirakiste, Benmira Saïd, 60 ans, est en détention provisoire depuis mercredi. Son fils rapporte que les gendarmes sont venus mardi demander le fusil de chasse qu'avait son père, ayant fait partie d'un groupe d'autodéfense dans les années de terrorisme.
Mercredi, ce dernier s'est rendu au poste où il était demandé. Présenté au parquet, il a été écroué. Son crime : avoir tenu des propos jugés subversifs à l'issu du 31e vendredi où quiconque peut s'exprimer sur une tribune à la place du 9 Décembre, lieu de la fin des manifestations. M. Kali
Tiaret : «On jure qu'on ne s'arrêtera pas !»
La 32e édition du hirak n'a connu ni anicroches ni échanges de pics hier entre les centaines de marcheurs et la dizaine de pro AGS. Des consignes auraient été données à ce groupuscule d'éviter toute confrontation, bien que les services de police, comme à l'accoutumée, veillaient au grain.
D'un côté, on annonçait la fin du hirak avec un «End» très «english» et de l'autre de larges banderoles pour exprimer «la volonté du hirak de libérer l'Algérie des résidus du système».
Et pour cause : les centaines de citoyens, hommes et femmes, qui ont sillonné les principales artères de la ville depuis la place des Martyrs et retour en passant par la rue Emir Abdelkader, n'ont pas manqué de ressasser des slogans connus tels : «Tahia Djazair», «Dawla madania machi haskaria», «Kadhia watania», «Trouhou gaa», «Makach el vote, wallah ma rana habsin», entre autres. A. Fawzi
– Mascara : les activistes du hirak déterminés à poursuivre la lutte
Nous ne sommes pas contre la présidentielle. Non, nous sommes contre l'organisation des élections par les mêmes fraudeurs, à savoir les symboles de l'ancien Président déchu. Rien n'a changé : ni la loi électorale ni les faussaires. Même cette instance, dite Autorité nationale indépendante d'organisation des élections, n'a rien de spécial car elle n'est qu'une copie retouchée de la précédente», nous a déclaré, hier, F. Mokhtari, enseignant à l'université de Mascara.
Ce point de vue a été également partagé par de nombreux activistes du hirak (mouvement populaire) en ce 32e vendredi de mobilisation, qui sont descendus en nombre dans les rues des villes de Mascara et de Mohammadia pour réitérer leurs revendications, appelant notamment au changement radical du système politique pour une Algérie nouvelle.
De nombreuses banderoles ont été brandies par les manifestants sur lesquelles ont pouvait lire : «Abdelmadjid Tebboune = 5e mandat», «7 et 8 = pouvoir au peuple» et «Non aux élections avec les bandes».
Lors de la marche, des manifestants nous annoncent que le jeune Zerrouki Rachid, un militant du hirak résidant à Tighennif, qui préside le bureau de wilaya de l'Association nationale pour la promotion de la citoyenneté et les droits de l'homme, a été entendu par la police après une plainte déposée par une sénatrice du parti FLN, dont les deux secrétaires généraux sont en prison d'El Harrach. Souag Abdelouahab


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