Le Dinar poursuit sa dégringolade    Une pénurie de 300 médicaments en Algérie    L'Algérie remet les pendules à l'heure    La France face à ses contradictions    L'Intersyndicale monte au créneau    Le nombre reste au-dessus de la barre des 1.000 cas    Schalke : Bentaleb indiscipliné à cause de ses origines selon un ex international allemand    L'armée sahraouie poursuit ses attaques contre des positions de l'armée marocaine    Le PA rejette la résolution du PE sur la situation des droits de l'Homme en Algérie    Covid-19: Djerad préside un conseil interministériel consacré à l'évaluation de la situation épidémiologique    Cavani fait gagner Manchester United face à Southampton    Sahara occidental : l'ONEC réitère son soutien à la lutte du peuple sahraoui    AADL 2 : plus de 63.000 souscripteurs dans 33 wilayas ont fait le choix du site    Elevage : un nouveau dispositif d'approvisionnement d'aliments de bétail    Plus de peur que de mal pour Aribi    Boukadoum reçoit le nouvel ambassadeur d'Italie en Algérie    Electricité: l'ouverture du réseau national aux producteurs indépendants du solaire recommandée    L'APN prend part à un workshop régional sur le rôle des Parlements arabes dans la protection des droits des personnes âgées    Jeux olympiques et paralympiques: versement de subventions financières à neuf athlètes    Zelfani limogé    Le Mouloudia aurait pu faire mieux    Campagne de lancement de la culture de colza    TRIBUNAL DE TIPASA : Report du procès d'Abdelkader Zoukh au 8 décembre    Le procès en appel d'Ould Abbas et Said Barkat reporté    ORAN : Opération de réhabilitation de la voie publique    Ligue 1 : la JS Saoura et l'ES Sétif affichent déjà leurs ambitions    Non, je préfère me taire...    Le Chabab à la conquête de l'Afrique    Maradona, l'homme de la métamorphose    Un protocole sanitaire pour une reprise universitaire sécurisée    Grippe, Covid-19... Bientôt un vaccin à base de plantes ?    La scène artistique bataille pour survivre au confinement    YouTube, le CNC et Arte s'allient pour promouvoir la culture en ligne    La demande d'appel de Johnny Depp rejetée    Covid-19 et pouvoirs de police : quelles limites ?    21 décès et 1 044 nouveaux cas    Large mobilisation en France    Montée de tensions entre Téhéran et Tel-Aviv    L'Opep+ examine les différentes options    Malek, un jeune chanteur en "vogue"    Visa For Music, l'art de la résilience    Intégration de la musique de l'Ahaggar dans l'organologie universelle    LSDA de Sidi Abdellah lourdement impactée : «Un calendrier de paiement est proposé aux abonnés»    Tiaret : 2322 logements attribués    L'APW-Jeunes de Béjaïa : Une expérience unique à l'échelle nationale    LE DECOMPTE DES MORTS    Arènes d'Oran: La rénovation des tribunes en phase d'achèvement    L'impuissance de la communauté internationale    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La pression s'accentue
33e vendredi de mobilisation populaire
Publié dans El Watan le 05 - 10 - 2019

Le mouvement populaire reste toujours mobilisé et déterminé à faire aboutir ses revendications. Pour la 33e semaine consécutive, des milliers de personnes ont battu le pavé à Alger et dans de nombreuses villes du pays pour exprimer leur rejet du rendez-vous électoral, programmé par le pouvoir en place pour le 12 décembre prochain.
La capitale Alger a été envahie, durant la journée d'hier, par une marrée humaine, convaincue que la joute électorale, dont le processus est lancé, «ne vise qu'à contourner les exigences du hirak» qui veut «l'application réelle des articles 7 et 8 de la Constitution qui portent sur la restitution du pouvoir au peuple».
Alors que le processus électoral est déjà lancé et le pouvoir ne jure que par la tenue de cette échéance à la date fixée, les manifestants ne perdent pas espoir de la faire échouer. «Bye, bye Gaïd Salah, hada el 3am makenche le vote» (cette année, il n'y aura pas de vote), scandent les manifestants sortis massivement, hier, dans les différentes rues et boulevards d'Alger.
Dans la capitale, il y eut, en fait, plusieurs marches qui ont toutes convergé vers la place Audin et la Grande-Poste. En dépit d'une forte présence policière qui a tenté de dissuader les manifestants, la mobilisation était au rendez-vous.
Coïncidant avec l'anniversaire des événements du 5 Octobre 1988, qui avait (conduit à la)naissance du pluralisme politique, le 33e vendredi du hirak a été une occasion pour les manifestants de réaffirmer leur engagement à parachever ce combat interrompu il y a 30 ans.
La première procession des manifestants, très compacte, faut-il le souligner, a démarré de la place du 1er Mai en direction de la Grande-Poste.
Peu avant 14h, des milliers de manifestants, arborant comme toujours des emblèmes, des banderoles et des pancartes, se sont lancés sur la rue Hassiba Ben Bouali en scandant des slogans hostiles au pouvoir en place, à la présidentielle programmée et au chef d'état-major de l'armée.
«57 ans de pouvoir militaire, le peuple en a marre !», «Daoula madania, machi 3ascaria !» (Pour un Etat civil et non militaire) et «Hada echaab la yourid houkm el 3asker men djadid» (Ce peuple ne veut pas d'un pouvoir politique), lancent les manifestants.
Harcèlement et interpellations
La procession des manifestants prenait de l'ampleur à mesure que la marche avançait en direction d'Alger. En effet, alors que les premiers marcheurs arrivaient à proximité du tunnel de la place Mauritania, les derniers venaient juste de démarrer de la place du Champ des manœuvres.
L'autre marche, de la même ampleur, a démarré de la place des Martyrs. Elle était composée des habitants de la région ouest d'Alger, dont notamment ceux des quartiers de Bab El Oued et de La Casbah.
Ils reprenaient aussi les mêmes slogans et rappelant aussi les combats menés par les victimes des événements d'Octobre 1988. «5 Octobre chouhada !» (martyrs), lancent-ils encore. Ces foules de protestataires ont toutes rejoint celle qui était déjà en place au niveau de la place Audin et la Grande-Poste.
Pendant plusieurs heures, Alger a vibré au rythme des chants revendicatifs des hirakiens, qui réclament aussi la libération des détenus politiques et d'opinion, injustement incarcérés. Contrairement à la semaine précédente, les agents de la police, déployés en masse pour quadriller notamment Alger-Centre, ont procédé à des interpellations massives des manifestants.
Ils ont ciblé, particulièrement, les premiers protestataires. Plusieurs dizaines de jeunes ont été conduits aux commissariats, dont des fidèles venus effectuer la prière du vendredi à la mosquée Errahma. Même le journaliste Bouzid Ichaalalen a été embarqué, avant d'être relâché quelques minutes après.
Mais ces interpellations et ce harcèlement n'ont pas dissuadé les manifestants qui se montrent toujours déterminés à poursuivre le combat pour l'édification de la nouvelle Algérie.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.