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Une belle exploration dans une œuvre majeure
Hommage à la poésie d'aimé césaire à l'institut français de Constantine
Publié dans El Watan le 15 - 10 - 2019

Le public de l'Institut français de Constantine a eu une belle «opportunité culturelle» pour apprendre à connaître et surtout apprécier à sa juste valeur le grand poète français d'origine martiniquaise, Aimé Césaire (1913-2008), très célèbre par ses riches textes poétiques, bien méconnus par bon nombre d'Algériens. La lecture-concert inédite intitulée Debout dans les cordages, présentée mardi dernier, n'a laissé personne indifférent.
Ce spectacle, qui se décline comme une interprétation musicale libre, improvisée et contemporaine d'extraits de textes d'Aimé Césaire tirés de son œuvre phare Cahier d'un retour au pays natal avait les allures d'un événement culturel d'une grande originalité avec cette particularité de présenter un poème d'une manière nouvelle, innovante et qui avait surtout les atouts de capter l'attention d'un public resté accroché jusqu'à la fin. Ceux qui ont raté ce concert devront bien le regretter.
Le mérite revient à ce groupe qui a révélé une grande maîtrise des instruments grâce à une prestation époustouflante de Serge Teyssot-Gay à la guitare électrique, Cyril Bilbeaud à la batterie, mais surtout l'interprétation remarquable des poèmes par le rappeur Marc Nammour.
Une façon bien à lui de mettre en scène des paroles pleines de révolte et de colère contre l'oppression des noirs par le système colonial français. Bien que représenté plus d'une trentaine de fois depuis sa création en 2013, Debout dans les cordages, qui ne ressemble à aucun autre spectacle de la même veine, reste marqué par l'improvisation qui lui donne toute sa valeur esthétique. Le succès a toujours été présent.
Cet hommage demeure surtout particulier pour ce grand poète dramaturge et essayiste qu'est Aimé Césaire, fondateur du mouvement littéraire de la négritude et figure importante de la vie intellectuelle française d'après-guerre. Entamée en 1936, son œuvre Cahier d'un retour au pays natal, parue en 1939, est considérée comme l'un des points de départ du mouvement littéraire de la négritude.
Parmi les extraites de textes variant entre la prose et la poésie, choisis par Marc Nammour, on sent que chaque vers est un cri de colère et de révolte de «ces hommes qui se voient retirer leur humanité». «Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir», écrivait Césaire.
On découvre surtout ces vers d'une grande force humaniste et anti-raciste : (les nègres-sont-tous-les-mêmes, je-vous-le-dis les vices-tous-les-vices, c'est-moi-qui-vous-le-dis, l'odeur-du-nègre, ça-fait-pousser-la-canne rappelez-vous-le-vieux-dicton : battre-un-nègre, c'est le nourrir). Le poète clamera dans ses cahiers : «Ma négritude n'est pas une pierre, sa surdité ruée contre la clameur du jour, ma négritude n'est pas une taie d'eau morte sur l'œil mort de la terre, ma négritude n'est ni une tour ni une cathédrale».
La lecture-concert très appréciée par le public constantinois a été une belle expédition dans l'œuvre d'un poète qui demeure encore méconnu en Algérie. Présent pour la première fois à Constantine, Marc Nammour a insisté à échanger ses idées avec les présents à la fin du spectacle.
«Cette lecture-concert est notre façon de rendre hommage à ce grand poète ; c'est une œuvre particulière qui mérite une interprétation à la hauteur de sa portée humaniste et révolutionnaire, surtout qu'elle porte cette force de rébellion contre l'oppression coloniale subite par ce qu'on appelait les nègres ; c'est une poésie qui demeure toujours vivante et d'actualité qu'on a fait remettre au goût du jour», a-t-il expliqué.


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