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Galerie d'art Mohamed Racim : Mohamed Khadda, l'affichiste
Publié dans El Watan le 08 - 06 - 2010

Le regretté artiste peintre, Mohamed Khadda, était non seulement un accro de peinture, mais également d'affiches. « Khadda, l'affichiste » est le thème de l'exposition qui se tient jusqu'à la fin juin à la galerie Mohamed Racim.
Mohamed Khadda était beaucoup plus connu pour ses peintures que pour ses affiches ; les potentiels intéressés pourront donc aller à la découverte de sa première passion, les affiches. Une série de 36 grandes affiches en couleur se laissent voir avec un réel plaisir. En rentrant dans la galerie, à gauche, le portrait, presque réel, en noir et blanc, du talentueux Mohamed Khadda, orné d'un petit bouquet de fleurettes violettes, est posé sur une table, façon singulière de souhaiter la bienvenue à tout visiteur. Réalisées entre 1962-1988, ces affiches renseignent sur certaines manifestations économiques, culturelles et artistiques qui se sont déroulées un peu partout en Algérie ainsi qu'à l'étranger, notamment en Allemagne et en France.
Parmi ces affiches soigneusement mises sous verre, on retrouve celles réalisées lors du festival de musique et chants populaires en 1968, du Festival de musique et chants populaires en1969, du 1er Festival culturel panafricain d'Alger en 1969, de la 15e Foire internationale d'Alger, du Colloque d'histoire « Retentissement de la révolution algérienne » en 1984, du Symposium international du Centre national d'études historiques sur l'oralité en 1988 et du symposium international du centre d'études historiques sur l'oralité en 1988.
Cette exposition post-mortem se caractérise aussi par des affiches réalisées avec des tableaux de Khadda, notamment à l'occasion du colloque « Mémoire et enseignement de la guerre d'Algérie » organisé à l'Institut du monde arabe (IMA) en 1992 et l'exposition « Les peintres du signe », dans le cadre du 12e Festival transméditerranéen à Grasse en France en 1999. L'exposition comprend également des maquettes d'affiches, dont celles réalisées lors du Colloque international sur l'écrivain Kateb Yacine (1990), ou encore sur la journée de solidarité avec les femmes sahraouies et l'exposition « Algérie, expressions multiples » qui avaient rassemblé les œuvres des peintres Baya, Issiakhem et Khadda et organisée au Musée des arts africains et océaniens du 24 septembre 1987 au 4 janvier 1988 à Ryad El Feth à Alger.
Pour son épouse, l'universitaire Nadjet Khadda, « la collection couvre une production s'étalant sur une trentaine d'années, et les différentes affiches qu'elle comporte sont clairement indexées sur la recherche de Khadda peintre, tout en révélant ses investigations de graphiste maîtrisant les diverses déclinaisons du travail d'imprimeur. Ces affiches nous intéressent en tant que prolongement de l'art du peintre ». « Ces affiches, ajoute-t-elle, tout en nous livrant une facette peu connue du travail et des recherches de Khadda, nous donnent à parcourir toute l'histoire de l'affiche dans notre pays. Les affiches conçues pour accompagner les expositions du peintre sont le plus souvent effectuées sur la base d'une reproduction d'œuvre qui se suffit à elle-même comme message publicitaire ».
A l'époque où la publicité se résumait souvent au choix d'une belle photo nantie d'un slogan accrocheur, Mohamed Khadda se plaisait à dessiner, découper, coller, ou peindre ses projets d'affiches. Il a ainsi continué la tradition des artistes européens de la fin du XIXe siècle qui avaient compris que l'affiche, en plus d'être une « réclame », comme on disait alors, devait également être le musée et la galerie de notre époque. A travers cette belle production d'affiches, Mohamed Khadda a démontré, dans un passé pas très lointain, que l'affiche appartient à notre quotidien, à notre mémoire collective. C'est plus qu'un art populaire, c'est parfois un art avec un grand A. Cette exposition en est la preuve concrète. C'est pour cela qu'un détour du côté de la galerie d'art Mohamed Racim est vivement conseillé !


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