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Iddir Achour. Porte-parole du Conseil des lycées d'Algérie (CLA) : « Un bac avec un niveau faible »
Publié dans El Watan le 07 - 07 - 2010

61,23% de réussite au bac. Un taux exceptionnel. Certains qualifient déjà le bac 2010 de « politique ». Qu'en pensez-vous ?
Le taux est en-dessous de nos attentes. Il est insuffisant. Vu la nature des questions et le volume des programmes sur lesquels les élèves ont été jugés – 60% seulement des programmes – on s'attendait à un taux qui se situerait entre 65 et 70%. Première remarque : nous avons constaté que 80% des élèves ont opté pour le même sujet. Dans toutes les matières, il y avait un sujet très facile. Deuxième remarque : le taux de réussite aux examens, en Algérie, est proportionnel aux mouvements de protestation dans le secteur de l'éducation. Je m'explique : plus il y a de mouvements de protestation, plus le taux augmente. Les trois taux historiques qu'a connus l'Algérie – bac 2003, 2007 et 2010 – ont été réalisés alors que les trois années scolaires étaient fortement perturbées.
Cette année, qui a vu émerger un mouvement radical de protestation, on a atteint le record. Ce constat pose une sérieuse problématique : pour atteindre les 100% de réussite, faut-il dès lors geler complètement le système éducatif, autrement dit une année blanche pour que chaque candidat puisse décrocher son bac ? Maintenant, certains disent que c'est un bac politique. Franchement, je ne sais pas ce que cela veut dire, une chose est sûre : c'est un bac avec un niveau faible. Vu la perturbation, les pouvoirs publics ont voulu récupérer le mécontentement des élèves et de leurs parents en facilitant l'accession à l'examen.
Le secrétaire général du ministère de l'Education nationale explique ce taux exceptionnel par la réussite de la réforme du système éducatif. En êtes-vous convaincu ?
L'analyse dans le détail des résultats des élèves révèle ceci : moins de 5% des élèves ont pu avoir la moyenne dans les langues étrangères, à savoir le français et l'anglais ; 90% des élèves ont obtenu une note supérieure à 10 en sciences islamiques ; en mathématiques, nous avons entre 45 et 55% d'élèves qui ont eut la moyenne. Par contre, dans les matières principales suivant chaque filière, le taux est entre 55 et 70%. L'analyse de ces données dévoile l'échec des réformes dans les matières où il y a une succession pédagogique de l'apprentissage. Preuve en est qu'au niveau même de la langue arabe, nous n'avons que 30% des élèves qui ont obtenu la moyenne. Les résultats obtenus dans les langues et les mathématiques, deux matières importantes dès la 1re année moyenne et qui nécessitent une succession dans l'apprentissage des connaissances, sont catastrophiques. L'approche pédagogique de ces réformes est un échec.
Maintenant, le discours officiel est ce qu'il est ; il reste néanmoins que le gros des candidats ont obtenu le bac grâce à l'histoire-géographie, la physique, les sciences naturelles, des matières qui ne nécessitent pas, dans le fond, une succession dans l'apprentissage des connaissances. A ce niveau, il y a échec. Le taux de succès à l'examen n'est aucunement un indicateur de réussite de la réforme. D'après les informations que nous avons eues, plus de 60% des étudiants de première année universitaire, les bacheliers de l'année dernière, subiront les examens de rattrapage. Pour ceux qui ont obtenu leur bac cette année, nous les jugerons l'année prochaine. A mon avis, Benbouzid ne doit pas se contenter de brandir des taux de réussite mais s'expliquer sur le pourquoi de l'échec lors du passage d'un niveau à un autre.


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