Bordj-Menaïel est une ville où cohabitent des personnages vénérables qui ont laissés des souvenirs mémorables par leurs savoirs-faire, leur bonnes éducation, leur amour de la ville et de toute la région. C'étaient des nationalistes, des patriotes, des moussebilline amoureux de la culture, des personnages qui nous ont quittés à tour de rôle. Des Djouab Ali, des Badis Ahmed, des Hamrioui Hocine, des Hamrioui Omar, Bouhamadouche dit Zmimi, des Naili, des Bouarrou, des Bachouchi, des Abaziz, des Bellili, des Chibane, des Akroum, des Mekiri plus connu par Boulayoune, des Bendia, des Amrous ali, des Amrous rabah, des Amrous Amar, des Amrous Mohamed Seghir, des Naili Amar, des Bouchni Rabah, des Sid Rouhou, des Termoul, des Benmouhoub, des Benouarab, des Yacoub, des Hamidouche, des Amrani Moh belhadj, des Khaber Said, des Khaber Ahmed, des Khaber mohamed salah, des Tachert, les Baba Azizane, les Laradi dit Parisienne, les Lebhari, les Bessami, les Achouri Ali el Khouni, Boualem et Leblandi, les frères Madènes, les Takdjerad ammi el hocine, Boualem et Rabah dont le stade porte son nom, les Kaidi Slimane, les Kaidi ammi Said, spécialiste en patisserie, des Cheradi, des Ait Chikh, les Azazni plus connu par dar «Cheikh Edachra», c'était une famille de médiateurs dans les conflits internes familiaux. S'il fallait les nommer, des livres et des livres ne suffiraient pas mais on va s'abstenir d'ajouter les scénaristes tels que les Omar Fetmouche, Sofiane Dahmani actuellement au Canada avec l'excellent caméramen Omar Chouchane, du grand comédien Azazni Ahcène, de l'excellent comédien et scénariste Malik Haddar, d'Omar Chouchane, réalisateur et producteur de films, du réalisateur Dichou, du scénariste Bouagar Madjid, des chanteurs Chaâbi Agraniou Hamid, et Mohamed Raoui, chanteur du chaâbi avec les Rabah Lafer des comédiens Ahmed Benadjal, des Azazni Mustapha, de l'excellent Ayouni, de Hocine Baouali plus connu par Hocine El visa. C'est la ville également des imminents médecins Nasser Makdeche, de l'ancologue Ameur Soltane, de Tafat Bouzid Abdelkrim, du docteur Toumi Mohamed, cardiologue (celui qui avait signé le certificat de décés de Houari Boumedienne). C'est la ville des saints Sidi Abderahmane Thaâlibi, des Issers, du saint Sidi Ahmed Bel-Abbès, de Sidi Amar Chérif. C'est la ville du ministre actuel de la Jeunesse et des Sports, Hattab Mohamed. C'est la ville de feu Tahanouti Ali, des footballeurs Amrous, Tonkin, Hamadache, Ferhat et autres personnalités. Tout le monde reconnaît que la ville de Bordj Menaïel possède une grande et riche histoire à tous les niveaux, que ce soit culturel, sportif, social, économique avec un passé glorieux rempli d'événements de grande envergure durant la guerre de Libération nationale. Qu'elle était belle jadis cette charmante coquette localité surnommée les «Coquelicots» accueillante et hospitalière relevant historiquement de la Grande Kabylie et qui suite au dernier découpage administratif fait partie da wilaya de Boumerdès. C'est une agglomération réputée hospitalière de par la gentillesse de ses habitants, une ville ouverte à tout, où chacun venait se ressourcer et trouver son équilibre moral. Chaque visiteur était ébloui par l'attitude admirable de tant d'amabilité de ses habitants. Autrefois, Bordj-Menaïel était réputée pour sa vocation agricole possédant des terres fertiles regorgeant de richesses et où les agriculteurs labouraient leurs champs et cultivaient leurs terres afin d'en tirer des ressources abondantes. Que dire des honorables femmes ou plutôt dames tels les Fatima Aissa, na Taos, la guerisseuse madame Boualem Rezki, spécialistes dans les accouchements traditionnelles, elles étaient réputées pour donner naissance à nos enfants, on avait pas besoin de l'hopital service maternité. On disait d'eux et d'elles qu'elles avaient un don naturel pour ce genre de soins. On a souvent tendance à identifier Bordj MEnaïel par un simple chiffre de «15/2» pour montrer qu'elle n'est ni 15 wilaya de Tizi Ouzou) ni 16 (wilaya d'Alger), cette situation régionaliste désolante a faussé un tant soit peu toute l'histoire de la région et la localité ne peut se confiner dans un tel monde. Ah ! Si tout nous était conté sur cette ville, car autrefois, elle avait ses repères et symboles, elle fait partie de l'histoire de l'Algérie combattante, de la lutte de la Révolution, de la culture, de l'art et des bonnes choses et aussi qu'on le veuille ou pas, elle demeure toujours cette citadelle cosmopolite très fréquentée et ou chacun trouve son compte. L'histoire de Bordj-Menaïel est ici comme une hirondelle qui aux premiers bourgeons des coquelicots, le souvenir se lève altier pour nous rappeler beaucoup de symboles et de repères rattachés à cette localité qui n'ont pu être traités dans cette panoplie narrative. Elle est un lieu chargé des grandes valeurs et un point de rencontre pour chaque Algérien. Bordj-Menaïel se distingue par sa beauté à couper le souffle grâce à ses majestueux massifs montagneux où elle englobe des villages perchés sur les hauteurs à chaque fois que l'on s'aventure dans les dizaines de petits hameaux, des massifs montagneux qui avaient apprivoisé deux grands noms de la révolution algérienne, le colonel Ouamrane et l'un des grands négociateurs des accords d'Evian, le stratège Krim Belkacem. Bordj-Menaïel est une ville dans le coma, elle est malade de par l'anarchie qui s' y est installée. Le laisser-aller qui s'exprime en angoisse devant l'incertitude, la faiblesse devant le danger, devant l'insécurité qui prennent des proportions énormes et dire que pour ceux qui ne le savent pas, Bordj-Menaïel a connu historiquement parlant des années de gloire dans les années 1950 puisque de par sa situation géographique qui lui permettait de ravir la vedette aux autres villes de la région devenant incontestablement le centre qui accueillait toutes les activités dans différents domaines (commerciaux, sportifs, culturels, historiques) et autour duquel gravitait tout ce beau monde. C'est une ville unique qui a enfanté les Chernanou, spécialiste des inondations egouts bouchés, les Mekiri dar boulayoune, il savait l'existence des robinets d'eaux, Bordj-Menaïel a toujours été une ville attirante, elle était prédestinée à un avenir radieux malheureusement. Ce n'est plus le cas car le temps finit toujours par faire faner toute fleur même le coquelicot dont elle porte le sigle et noircir les horizons même les plus éclairés : la raison est compréhensible puisque de ville ouverte elle est devenue une localité fermée. Une pétition a été transmise aux autorités compétentes pour l'ouverture des routes qui ont été fermées par mesure de sécurité, à savoir celle de l'avenue colonel Amirouche allant vers Bousbaâ, celle de Tahrir, celle allant vers le village Boukhil Elmaouel Djar (village Omar) et libérer l'accès allant vers la cité Mustapha Ben Boulaïd. Les habitants ménailis sont désemparés par cette situation catastrophique qui a touché l'économie et la bourse de chaque commerçant qui se retrouvent dans une situation de naufrage à cause de la fermeture des principales artères de la ville qui est l'un des grands problèmes auquel est confronté la population et qui l'a toujours préoccupé devenant un casse-tête quotidien. La localité de Bordj- Ménaïel n'est plus cette ville accueillante, ouverte à tout le monde. Bien au contraire, elle est devenue repoussante à cause de cette situation qui perdure. Les habitants sont angoissés et se sentent marginalisés, abandonnés par les pouvoirs publics. Ils se sentent agressés et coupés de leurs racines. Et dire que les BezeBez, les Balaha, les Boualem pancho, les Ouradis plus connu par dar el Baladi ne courent plus les rues actuellement sans oublier Kom ehdache et les autres. Touchés dans leur dignité car depuis les dernières élections communales, les ménailis avaient cru que le problème des routes serait réglé définitivement et que la récupération du jardin public (coupé en deux) ne serait qu'un vieux souvenir. Ce n'est qu'illusion étant donné que rien de tout cela n'a changé et que l'usure du temps conjuguée à l'incurie des hommes ont fait que les élus locaux sont pointés du doigt.