Allocution du président de la République à la cérémonie de remise de grades et de médailles    Benbouzid: 25 à 30% des cas confirmés de la Covid-19 sont d'origine familiale    385 nouveaux cas confirmés et 8 décès en Algérie    Benlarbi et Hamitouche remis en liberté provisoire    JM Oran-2022 : "Aucune restriction sur le budget du COJM"    Epuration de tous les dossiers inhérents aux médicaments fabriqués localement    Optimisation des dépenses à Sonatrach : "les acquis des travailleurs ne seront pas touchés"    Poutine dénonce les nouvelles sanctions américaines contre la Syrie    Des milliers de Ghazaouis manifestent contre le plan israélien d'annexion    Karim Tabbou sera-t-il libéré ?    Zeffane blessé au niveau de l'ischio-jambier    L'Atlético Madrid enterre presque les espoirs de titre du Barça    Clubs et LFP mis devant le fait accompli !    L'empire Haddad s'écroule    Le procès de Mahieddine Tahkout reporté à lundi prochain    «Les quinze prochains jours seront cruciaux»    Les hôtels et les cités U à la rescousse    Installation des colonnes mobiles pour la lutte contre les feux de forêt    Un triptyque de Francis Bacon vendu 84,6 millions de dollars aux enchères sans public de Sotheby's    Ali Laskri se rallie à l'option du congrès extraordinaire    Le schiste américain dans le rouge    On vous le dit    Du sens du patriotisme en Algérie    Agence CNAS : Une campagne d'information sur la plateforme numérique AraaCom    Europe : L'Otan met en place un nouveau plan de défense    Pandémie de Covid-19 : La Tunisie impatiente de recevoir des touristes maghrébins    Hausse des contaminations à la covid-19 à chlef : Aménagement d'une nouvelle unité d'hospitalisation des malades    Communiqué de l'AJSA    L'hommage de son ancien élève Noureddine Melikchi, expert à la NASA    La mère des batailles    Gouvernement: Les zones d'ombre et le reste    Le journalisme, ce « champ de mines et de ruines » !    Sidi Bel-Abbès : Une élue dévouée tire sa révérence    Les avocats dénoncent les conditions d'organisation du procès    "Le BF a juste émis le vœu de reprendre la compétition"    Vers de profonds changements dans le secteur de l'énergie    Youcef Benmicia, nouveau président    Vu à Tizi Ouzou    L'université pilier de l'économie du savoir ?    Les retombées de la crise sanitaire en débat    Un mort et des blessés dans les manifestations de mardi    Plus de 200 corps exhumés en trois semaines en Libye    L'épreuve    L'infrangible lien...    Répression contre l'opposition à Hong Kong    "La crise sanitaire a éveillé les consciences"    Mohamed Sari à la tête du Conseil national des arts et des lettres    "Senouci est un patriote qui a donné son cœur pour l'Algérie"    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Ramadhan 2010 à Blida : Quand les prix s'envolent
Publié dans El Watan le 12 - 08 - 2010

Comme à l'accoutumée, dès l'arrivée du mois sacré de Ramadhan, les prix de tous les produits alimentaires connaissent une hausse considérable.
Régi par l'anarchie, le marché des produits de large consommation, à Blida, plonge dans une grande fièvre. En l'absence d'un cadre juridique rigoureux régissant la concurrence et les prix, importateurs, grossistes et détaillant attendent ce mois dit « de piété » pour se faire d'inimaginables bénéfices au grand dam du consommateur. Ce dernier, dont le pouvoir d'achat est érodé depuis belle lurette, se retrouve perdu et livré à lui-même. Souvent, il ne trouve que les produits de très basse qualité cédés à des prix « symboliques » pour remplir son couffin. M'hamed, 45 ans ,fonctionnaire et père de 5 enfants, se dit être obligé de faire 4 à 5 fois le tour du marché des fruits et légumes de la ville des Roses avant de pouvoir faire ses achats. « Cela en plus d'innombrables négociations qui ne me font gagner que quelques centimes », ajoutera- t-il. En effet, la flambée des prix a touché tous les produits. Le kilo de viande rouge, cédé en temps normal à 700 DA, dépasse parfois les 1200 DA.
Les viandes blanches, quant à elles, ont franchi le seuil des 600 DA le kilo. Cela sans parler des fruits et légumes qui ont, eux aussi, dépassé toutes les imaginations. Pour ne citer que ceux-là, la tomate a franchi les 90 DA le kilo, la laitue 80 DA et le prix d'un kilo de courgette, d'aubergines ou de piment oscille entre 60 et 80 dinars. Pis encore, les fruits sont désormais inaccessibles. Même la figue de Barbarie, est cédée aujourd'hui à 7 DA l'unité, alors qu'elle ne dépassait pas les 4 dinars l'année passée. « La vie devient de plus en plus dure avec une nouvelle génération des plus exigeantes. Un salaire de 20 000 dinars ne peut suffire à une famille de 6 personnes en temps normal. Encore moins en ce mois de Ramadhan suivi par l'Aïd, coïncidant aussi avec la rentrée scolaire. La flambée touche tous les produits, même les plus banals », nous avouera un sexagénaire rencontré au marché des fruits et légumes de la ville des Roses. « Pour que ce mois ne soit pas semblable à celui des années passées, nous avons dressé un plan d'action spécifique », nous a déclaré Amer Yahia Mourad, directeur du commerce de la wilaya de Blida. Selon ses dires, des moyens matériels et humains sont mobilisés afin de garantir au consommateur une meilleure protection des spéculations et des différentes infractions. « Nous avons mobilisé durant ce mois 80 agents de contrôle qui travailleront de jour comme de nuit pour assurer la conformité des produits destinés à la consommation directe et indirecte ainsi que les différentes pratiques commerciales. Notre contrôle se basera sur les produits de large consommation tels que les viandes, les produits laitiers et les boissons », a-t-il ajouté. Il annoncera que cette année, il n'y aura pas de commerçants convertis en vendeurs de zlabia et qalb ellouz.
« Aucun changement d'activité n'est autorisé. Même les autorisations provisoires délivrées par l'APC sont interdites. Nous comptons aussi, en y affectant des inspecteurs principaux de contrôle, impliquer les bureaux d'hygiène dans cette action spéciale Ramadhan. Il y aura des actions de vérification des rétentions de stocks et une surveillance minutieuse du respect de la chaîne de froid », a-t-il insisté avant de signaler que cette action ne vise pas à éradiquer les phénomènes du commerce informel et des spéculations, mais surtout à les réduire et à diminuer l'incidence du risque d'intoxication alimentaire. « Toutefois, une vigilance de la part du citoyen ne pourrait qu'être bénéfique et ajouter un grand plus à cette action officielle », a conclu notre interlocuteur.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.