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Ramadhan 2010 à Blida : Quand les prix s'envolent
Publié dans El Watan le 12 - 08 - 2010

Comme à l'accoutumée, dès l'arrivée du mois sacré de Ramadhan, les prix de tous les produits alimentaires connaissent une hausse considérable.
Régi par l'anarchie, le marché des produits de large consommation, à Blida, plonge dans une grande fièvre. En l'absence d'un cadre juridique rigoureux régissant la concurrence et les prix, importateurs, grossistes et détaillant attendent ce mois dit « de piété » pour se faire d'inimaginables bénéfices au grand dam du consommateur. Ce dernier, dont le pouvoir d'achat est érodé depuis belle lurette, se retrouve perdu et livré à lui-même. Souvent, il ne trouve que les produits de très basse qualité cédés à des prix « symboliques » pour remplir son couffin. M'hamed, 45 ans ,fonctionnaire et père de 5 enfants, se dit être obligé de faire 4 à 5 fois le tour du marché des fruits et légumes de la ville des Roses avant de pouvoir faire ses achats. « Cela en plus d'innombrables négociations qui ne me font gagner que quelques centimes », ajoutera- t-il. En effet, la flambée des prix a touché tous les produits. Le kilo de viande rouge, cédé en temps normal à 700 DA, dépasse parfois les 1200 DA.
Les viandes blanches, quant à elles, ont franchi le seuil des 600 DA le kilo. Cela sans parler des fruits et légumes qui ont, eux aussi, dépassé toutes les imaginations. Pour ne citer que ceux-là, la tomate a franchi les 90 DA le kilo, la laitue 80 DA et le prix d'un kilo de courgette, d'aubergines ou de piment oscille entre 60 et 80 dinars. Pis encore, les fruits sont désormais inaccessibles. Même la figue de Barbarie, est cédée aujourd'hui à 7 DA l'unité, alors qu'elle ne dépassait pas les 4 dinars l'année passée. « La vie devient de plus en plus dure avec une nouvelle génération des plus exigeantes. Un salaire de 20 000 dinars ne peut suffire à une famille de 6 personnes en temps normal. Encore moins en ce mois de Ramadhan suivi par l'Aïd, coïncidant aussi avec la rentrée scolaire. La flambée touche tous les produits, même les plus banals », nous avouera un sexagénaire rencontré au marché des fruits et légumes de la ville des Roses. « Pour que ce mois ne soit pas semblable à celui des années passées, nous avons dressé un plan d'action spécifique », nous a déclaré Amer Yahia Mourad, directeur du commerce de la wilaya de Blida. Selon ses dires, des moyens matériels et humains sont mobilisés afin de garantir au consommateur une meilleure protection des spéculations et des différentes infractions. « Nous avons mobilisé durant ce mois 80 agents de contrôle qui travailleront de jour comme de nuit pour assurer la conformité des produits destinés à la consommation directe et indirecte ainsi que les différentes pratiques commerciales. Notre contrôle se basera sur les produits de large consommation tels que les viandes, les produits laitiers et les boissons », a-t-il ajouté. Il annoncera que cette année, il n'y aura pas de commerçants convertis en vendeurs de zlabia et qalb ellouz.
« Aucun changement d'activité n'est autorisé. Même les autorisations provisoires délivrées par l'APC sont interdites. Nous comptons aussi, en y affectant des inspecteurs principaux de contrôle, impliquer les bureaux d'hygiène dans cette action spéciale Ramadhan. Il y aura des actions de vérification des rétentions de stocks et une surveillance minutieuse du respect de la chaîne de froid », a-t-il insisté avant de signaler que cette action ne vise pas à éradiquer les phénomènes du commerce informel et des spéculations, mais surtout à les réduire et à diminuer l'incidence du risque d'intoxication alimentaire. « Toutefois, une vigilance de la part du citoyen ne pourrait qu'être bénéfique et ajouter un grand plus à cette action officielle », a conclu notre interlocuteur.


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