La "liste ouverte" pour contrer la "chkara"    L'Algérie "tenace face aux ennemis d'hier et d'aujourd'hui"    7 longues années d'attente    259 nouveaux cas et 4 décès en 24 heures    Tournoi de l'UNAF (U17): entame réussie pour les Verts    Mondial 2021 de handball. Portugal 26 – Algérie 19 : Réaction encourageante du sept national    Barca : Lionel Messi ne sera pas lourdement sanctionné !    Saisie de 376 millions de centimes en faux billets à Annaba    Numérisation de la CNAS : Les arrêts de travail déclarés via le portail El Hanaa    L'Algérie concernée par la mise à jour de l'OMI    Le CPE en hibernation    Session de formation aux métiers de l'export    "Les étudiants doivent éviter les fausses déclarations"    «Pour des raisons électorales ou intérêts calculés, les démocrates ont pactisé avec les islamistes»    Le Conseil de sécurité diffuse les propositions de l'UA    LE DROIT SELECTIF DU CRIME CONTRE L'HUMANITE    Quand Suzanne Tamim crie justice !    Arrêt prématuré d'un test des moteurs de la fusée géante SLS    Les Européens appellent Téhéran à la raison    Saïd Chengriha lors de sa visite hier à Béchar : «Nous mettrons en échec tous les desseins hostiles»    Après 20 mois de détention, le sort de Ali Ghediri toujours pas connu    Prolongation de mandat    Mercato exceptionnel du 25 au 31 janvier    "Le plus difficile reste à venir"    Enquête    Affaire GB Pharma : Le procès en appel reporté    Le lieu de stockage du vaccin anticovid gardé secret    Caravane médico-sociale au profit des habitants    La radio locale sensibilise aux dangers du monoxyde de carbone    Un mort et 14 blessés dans un accident de la circulation    Résidences de formation pour les praticiens du 4e art dans le Sud algérien    Hommage à Abou Laïd Doudou, l'homme de lettres    Lancement prochain de fouilles archéologiques à Portus Magnus    À la découverte de la musique actuelle africaine    Une solidarité efficace et autonome    Une quête de l'Histoire d'un peuple    Un citoyen tombe du 5èm étage d'un immeuble en construction    Mostaganem: Incendie sur un bateau de pêche    Direction générale des impôts: Nouvelles modalités de radiation du registre de commerce    Pénétrante portuaire: Des instructions pour accélérer le projet et le livrer par tronçons    Principes et autres considérations    LA TRITURE    MC Oran: Le Mouloudia méritait mieux    JS Saoura: Une efficacité à améliorer    Est-ce la bonne statue?    222 nouveaux cas, 181 guérisons et 5 décès    L'Algerie se tourne vers l'Afrique    Institut français d'Alger Médiath'ART: La nuit porte…concept    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Ramadhan 2010 à Blida : Quand les prix s'envolent
Publié dans El Watan le 12 - 08 - 2010

Comme à l'accoutumée, dès l'arrivée du mois sacré de Ramadhan, les prix de tous les produits alimentaires connaissent une hausse considérable.
Régi par l'anarchie, le marché des produits de large consommation, à Blida, plonge dans une grande fièvre. En l'absence d'un cadre juridique rigoureux régissant la concurrence et les prix, importateurs, grossistes et détaillant attendent ce mois dit « de piété » pour se faire d'inimaginables bénéfices au grand dam du consommateur. Ce dernier, dont le pouvoir d'achat est érodé depuis belle lurette, se retrouve perdu et livré à lui-même. Souvent, il ne trouve que les produits de très basse qualité cédés à des prix « symboliques » pour remplir son couffin. M'hamed, 45 ans ,fonctionnaire et père de 5 enfants, se dit être obligé de faire 4 à 5 fois le tour du marché des fruits et légumes de la ville des Roses avant de pouvoir faire ses achats. « Cela en plus d'innombrables négociations qui ne me font gagner que quelques centimes », ajoutera- t-il. En effet, la flambée des prix a touché tous les produits. Le kilo de viande rouge, cédé en temps normal à 700 DA, dépasse parfois les 1200 DA.
Les viandes blanches, quant à elles, ont franchi le seuil des 600 DA le kilo. Cela sans parler des fruits et légumes qui ont, eux aussi, dépassé toutes les imaginations. Pour ne citer que ceux-là, la tomate a franchi les 90 DA le kilo, la laitue 80 DA et le prix d'un kilo de courgette, d'aubergines ou de piment oscille entre 60 et 80 dinars. Pis encore, les fruits sont désormais inaccessibles. Même la figue de Barbarie, est cédée aujourd'hui à 7 DA l'unité, alors qu'elle ne dépassait pas les 4 dinars l'année passée. « La vie devient de plus en plus dure avec une nouvelle génération des plus exigeantes. Un salaire de 20 000 dinars ne peut suffire à une famille de 6 personnes en temps normal. Encore moins en ce mois de Ramadhan suivi par l'Aïd, coïncidant aussi avec la rentrée scolaire. La flambée touche tous les produits, même les plus banals », nous avouera un sexagénaire rencontré au marché des fruits et légumes de la ville des Roses. « Pour que ce mois ne soit pas semblable à celui des années passées, nous avons dressé un plan d'action spécifique », nous a déclaré Amer Yahia Mourad, directeur du commerce de la wilaya de Blida. Selon ses dires, des moyens matériels et humains sont mobilisés afin de garantir au consommateur une meilleure protection des spéculations et des différentes infractions. « Nous avons mobilisé durant ce mois 80 agents de contrôle qui travailleront de jour comme de nuit pour assurer la conformité des produits destinés à la consommation directe et indirecte ainsi que les différentes pratiques commerciales. Notre contrôle se basera sur les produits de large consommation tels que les viandes, les produits laitiers et les boissons », a-t-il ajouté. Il annoncera que cette année, il n'y aura pas de commerçants convertis en vendeurs de zlabia et qalb ellouz.
« Aucun changement d'activité n'est autorisé. Même les autorisations provisoires délivrées par l'APC sont interdites. Nous comptons aussi, en y affectant des inspecteurs principaux de contrôle, impliquer les bureaux d'hygiène dans cette action spéciale Ramadhan. Il y aura des actions de vérification des rétentions de stocks et une surveillance minutieuse du respect de la chaîne de froid », a-t-il insisté avant de signaler que cette action ne vise pas à éradiquer les phénomènes du commerce informel et des spéculations, mais surtout à les réduire et à diminuer l'incidence du risque d'intoxication alimentaire. « Toutefois, une vigilance de la part du citoyen ne pourrait qu'être bénéfique et ajouter un grand plus à cette action officielle », a conclu notre interlocuteur.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.