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Les marchés informels reviennent : Non-respect des mesures sanitaires
Publié dans El Watan le 22 - 08 - 2020

L'anarchie est de retour dans plusieurs communes de la capitale en raison d'un relâchement manifeste de la part des pouvoirs publics. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la pandémie du coronavirus n'a pas empêché le retour du commerce informel.
A El Harrach, les marchands ont réoccupé tous les espaces qui ont été libérés il n'y a pas si longtemps, notamment aux abords du marché couvert de fruits et légumes et aux alentours du marché de poissons. Dans cet espace commercial anarchique, les clients et les vendeurs vaquent à leurs occupations dans l'indifférence la plus totale par rapport aux règles sanitaires.
Outre ces deux endroits que sont le marché de fruits et légumes et la poissonnerie, l'artère principale qui mène du centre-ville à Boumati est également envahie par les vendeurs illicites, rendant le déplacement des piétons pratiquement impossible. A partir du bureau de poste jusqu'au marché de Boumati, les trottoirs sont occupés par les étals de fortune installés par les marchands informels, qui ne respectent nullement les mesures de distanciation physique.
A Mohammadia, les abords du centre commercial «Le Printemps» sont toujours occupés par une foule de commerçants qui proposent à la vente des produits divers. Leurs étals installés sur les trottoirs gênent les déplacements des piétons qui viennent faire leurs achats au centre commercial. Autre point noir, la route longeant le marché Meissonnier où l'on relève également une plus grande présence de marchands informels.
Au marché Clauzel, la présence des vendeurs illégaux est devenue permanente. Le négoce se pratique beaucoup plus à l'extérieur du marché que dans son enceinte. Cette situation prévaut aussi dans la plupart des communes de la capitale, d'où la nécessité de procéder à leur éradication, particulièrement en cette période de pandémie.


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