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Le dialogue est-il possible ?
Publié dans El Watan le 22 - 04 - 2021

Au sein du hirak, des appels sont enregistrés ça et là sur la nécessité pour le mouvement citoyen de passer à une autre étape, celle de la structuration, dans le but de l'adapter aux exigences du moment. Longtemps ce type d'appels ne passait pas, l'argument étant que le hirak est essentiellement un creuset de toutes les sensibilités nationales motivées par l'édification d'une nouvelle Algérie.
Il perdrait de ce fait son originalité de «souffle révolutionnaire» s'il était amené à se doter de structures de direction ou d'encadrement ainsi que d'un programme politique. Pour les partisans d'un encadrement du hirak, les marches incessantes du vendredi et du mardi, deux années durant, n'ont pas bouleversé fondamentalement la scène politique.
A leurs yeux, les autorités ont fini, en quelque sorte, par s'y adapter, à défaut de les accepter, n'hésitant pas, par moments, à mener contre elles des actions d'intimidation ou de répression. Aussi, ajoutent ces derniers, cette stratégie des autorités pourrait évoluer si le hirak devenait une force organisée, un interlocuteur avec des représentants et des objectifs.
A l'évidence, les gouvernants ne peuvent plus ignorer cette lame de fond populaire, que ni la répression ni la pandémie n'ont pu endiguer. Cette marée humaine qui monte en puissance, ils doivent en tenir compte, mieux encore, composer avec elle. Mais cela ne peut se faire que d'une manière organisée, c'est-à-dire à travers des discussions, voire des négociations avec des représentants authentiques, légitimés par la base.
Encore faut-il que celle-ci soit favorable à l'idée de structuration du mouvement et donne son feu vert pour des négociations avec les autorités. Ce ne sera pas facile, mais pas insurmontable. Au sein du hirak se devine une certaine volonté d'aller au-delà des marches hebdomadaires, de récolter les fruits de tout ce qui a été planté et de voir enfin aboutir concrètement les revendications essentielles, plus précisément la fin de l'ancien système et l'instauration d'un régime authentiquement démocratique. Mais la grande inconnue reste la réaction du pouvoir politique, si une offre de dialogue lui était proposée en ce sens.
Il faut dire qu'il n'a pas tellement le choix, sa marge de manœuvre étant devenue étroite au fil du temps. Il pensait s'être débarrassé du hirak après les longs mois de confinement, mais les Algériens ont repris le chemin de la contestation dès le reflux de la pandémie. De nouveaux slogans sont apparus, ciblant plus particulièrement les services de sécurité et de renseignement, ce qui est de nature à susciter des interrogations et des inquiétudes.
Et puis, le pays ne peut plus avancer avec cette éternelle confrontation, voire cette «guerre de cent ans», sur fond de grave crise politique née des désaffections populaires aux différents scrutins et sur un terrain économique et social extrêmement précaire, laissant entrevoir des lendemains périlleux pour la stabilité du pays.
Le temps est compté et il est grave. Le pourrissement doit cesser, il ne peut s'ériger en politique. Si la sagesse prévaut et si se développe le sens des responsabilités, nul doute que ce sera le début de la fin de la crise multiforme qui gangrène l'Algérie depuis tant d'années.
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