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Le pays affiche une croissance négative de 3% au premier Trimestre 2021 : La Tunisie au creux de la vague
Publié dans El Watan le 16 - 05 - 2021

La Tunisie entamera ce mardi 18 mai la phase technique de ses négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), afin que l'institution de Breton Woods parraine un plan de réformes économiques et financières en Tunisie, étalé sur quatre ans, en vue de faire sortir le pays de sa crise.
La Tunisie a, entre autres, besoin de six milliards de dollars pour boucler son budget 2021. Un éventuel accord servirait de plateforme aux autres bailleurs de fonds, comme la BAD, l'Union européenne, etc. Mais, voilà que l'Institut national des statistiques (INS) balance les résultats catastrophiques du 1er trimestre 2021.
Le rapport de l'INS, publié hier, a révélé que la Tunisie a engendré une croissance négative de 3% durant le 1er trimestre 2021, traduisant la grave crise socioéconomique traversée par le pays. Les autorités tablaient sur une croissance positive de 2% pour toute l'année 2021 et, au pire, une croissance nulle pour le 1er trimestre.
Ce résultat s'explique par la régression de la valeur ajoutée des secteurs de l'agriculture et de la pêche de 6,7%, en raison d'une récolte très moyenne des olives, la chute de 6% des services marchands, suite à la régression de 30% des résultats des hôtels, restaurants et cafés, ainsi que le repli de 13% des services de transport.
En plus, les industries agroalimentaires ont reculé de 17,3%, alors que les industries chimiques ont régressé de 10,1%. Un tableau pas très reluisant ajouté à la décadence du secteur des phosphates, dont la compagnie risquant la faillite continue à payer plus de 20 000 employés. Si tels sont les ratios officiels de l'INS, les observateurs remarquent des grèves sauvages dans tous les secteurs publics, pour un oui ou un non.
Les Recettes fiscales sont en grève depuis 15 jours, parce que leurs primes de recouvrement ont été amputées de 10%, en proportion avec la quête fiscale qui a régressé du même pourcentage. Ces services du ministère des Finances menacent de bloquer tous les salaires des fonctionnaires de l'Etat.
Négociations
Par ailleurs, les ingénieurs des entreprises publiques sont, eux-aussi, en grève depuis cinq semaines, réclamant des améliorations de leurs salaires. Et tout ce monde-là continue à recevoir les salaires mensuels sans qu'il y ait aucun service rendu. «C'est toute l'institution de l'Etat qui part en vadrouille et il sera difficile de reprendre les rênes, surtout que les politiques ne font que se chamailler», constate Mustapha Ben Ahmed, président du bloc parlementaire de Tahya Tounes.
Une délégation de la Banque mondiale, conduite par le vice-président en charge de la zone Afrique du Nord et Moyen-Orient, le Tunisien Farid Belhaj, a passé une dizaine de jours en Tunisie, lors de la deuxième moitié du mois de mars. Elle a rencontré tous les intervenants sur la scène politique et les principaux acteurs économiques et financiers.
Farid Belhaj est arrivé à la conclusion que «les Tunisiens doivent s'unir pour faire sortir leur pays de sa crise». Il a conclu que «les partenaires sociaux doivent accepter les accords que le gouvernement va signer avec le FMI, pour s'assurer de leur application sur le terrain». Pour montrer cette entente aux institutions financières internationales, les centrales ouvrière et patronale ont signé des conventions générales avec le gouvernement.
En termes pratiques, le rééquilibrage de la trésorerie tunisienne nécessite, d'abord et essentiellement, la reprise du travail, assure l'ex-ministre des Finances Hakim Ben Hamouda.
Ensuite, il s'agit de remodeler la compensation des produits de première nécessité et l'énergie afin qu'elle vienne en soutien aux couches les plus démunies. «Cette compensation revient aux contribuables à près de 12% du Budget et il est impératif de la ramener à 5% du Budget, en deux ans», assure le ministre des Affaires sociales, le syndicaliste Mohamed Trabelsi, ajoutant que «des bons de cash seront distribués mensuellement aux plus démunis pour compenser les augmentations des prix, afin que les plus démunis ne ressentent pas le nivellement des prix».
Néanmoins, la centrale syndicale UGTT avertit, via son secrétaire général, Noureddine Taboubi, que «le gouvernement ne doit pas toucher au pouvoir d'achat des Tunisiens». Et comme ces «Tunisiens ne discutent pas entre eux, l'équation est difficile à résoudre», conclut l'ex-ministre Hakim Ben Hammouda.

Tunis
De notre correspondant Mourad Sellami




La Tunisie accueille un exercice naval rassemblant 12 pays du 16 au 28 mai
Les forces navales d'une dizaine de pays participeront à des manœuvres d'entraînement maritimes du 16 au 28 mai sur les côtes nord de la Tunisie, a indiqué hier le ministère tunisien de la Défense. Dès samedi, «les délégations et les navires étrangers arriveront en Tunisie pour participer à l'exercice maritime multilatéral 'Phoenix Express 21' qui se tiendra du 16 au 28 mai sur les rives nord du pays», a précisé le ministère dans un communiqué. Selon la même source, 130 officiers de 12 pays – l'Algérie, l'Egypte, la Libye, le Maroc, la Mauritanie, les Etats-Unis, l'Italie, l'Espagne, la Belgique, le Royaume-Uni, la Grèce et Malte – prendront part à l'exercice naval multilatéral. En coopération avec le commandement de l'armée américaine pour l'Afrique (Africom), quatre navires de la garde-côte tunisienne et cinq autres étrangers participeront également à cet exercice qui vise à «former ces forces à diriger et à mettre en œuvre une opération maritime conjointe pour faire face aux activités illégales en mer», a ajouté le ministère. Ces entraînements visent aussi à «développer les compétences des militaires par l'échange de leurs expertises». Début avril, la Tunisie et la Grèce avaient déjà mené un exercice militaire conjoint dans les eaux internationales sur la lutte contre les activités illicites, dont l'immigration clandestine et la contrebande. R.I.
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