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Mostaganem
Le jardin public à l'abandon
Publié dans El Watan le 20 - 06 - 2005

Les nombreux citoyens qui avaient pris l'habitude de s'offrir un peu de repos au niveau du jardin public Emir Abdelkader qui enlace l'Hôtel de ville sont excédés de voir leur unique lieu de ressourcement transformé en une véritable artère bruyante et parfois dangereuse.
En effet, les nombreux véhicules qui accèdent à longueur de journée sur le parking érigé sur une aile de l'esplanade, provoquent un intense trafic. Ce qui a pour conséquence de créer une double pollution. Celle, fort pernicieuse, induite par les gaz d'échappement mais également celle, plus insoutenable pour cet espace de repos, provoquée par les bruits des moteurs et des avertisseurs dont certains chauffards font un usage intempestif. Ce qui incitera les habitués qui ne se recrutent pas seulement chez les personnes du 3e âge, à fuir cet endroit devenu insalubre pour aller à la recherche d'une quiétude introuvable. C'est pourquoi les bancs publics qui bordent le chemin d'accès ont fini par ne plus trouver d'amateurs. Les derniers flâneurs semblent avoir définitivement déserté les immenses espaces d'ombres que procurent ces ficus séculaires dont les convulsions de racines rappellent les lointaines forêts tropicales. Erigé au début du 20e siècle, en même temps que l'Hôtel de ville, le jardin public s'étendait sur de grands espaces verdoyants d'où émergeaient des massifs de plantes ornementales qu'agrémentaient çà et là des essences rares d'arbres. Ce qui fera dire non sans amertume à un septuagénaire que cet espace était considéré comme le plus raffiné jardin botanique de l'Ouest.
Un joyau défiguré
En effet, outre les superbes jaracondas dont l'inflorescence violette précède la sortie du feuillage, on peut reconnaître de très vieux robiniers côtoyant les inégalables bosquets de galants de nuit dont les senteurs, dès la tombée de la nuit, embaumaient les venelles de Cochon ville. Mais depuis l'année 2000, une grande partie du jardin, dédié jusqu'alors au repos et à la relaxation, sera amputée. D'abord par l'élargissement du trottoir qui borde le boulevard Benyahia Belkacem. Ensuite par l'érection d'une animalerie que certains n'hésiteront pas à affubler du pompeux nom de zoo. Une véritable écurie dont les inhalations viennent se joindre à celles des nombreuses immondices qui jonchent les travées. Deux actes, à l'initiative du précédent wali, qui défigureront à jamais ce joyau. Car ils se traduiront par la disparition totale du parking municipal, ce qui obligera l'APC à réquisitionner l'espace qui prolonge l'esplanade, à côté du mausolée de Sidi Saïd. Comme un malheur n'arrive jamais seul, récemment, quelqu'un aura l'incongruité d'organiser ce qui s'apparente à une semaine commerciale et qui aura fini par dénaturer encore davantage les rares espaces demeurés jusque-là disponibles. Car plus rien ne pourra dissuader quelque responsable de céder cet endroit à d'autres activités aussi malséantes. Beaucoup d'habitués nous diront leur désespoir de voir un jour leur jardin retrouver la quiétude qui fut la sienne. Leur amertume s'accentue depuis que, le soir venu, des groupes aux allures hirsutes investissent les lieux pour s'adonner à la consommation d'alcool et probablement à d'autres jeux interdits. Dire qu'il n'y a pas si longtemps, ce jardin accueillait nombre d'amateurs du jeu d'échecs dont certains venaient depuis Relizane en quête de quiétude et de fraîcheur. Alors que les espèces florales se font rares, les vieux arbres n'hésitent plus à leur emprunter le pas, cédant devant l'avancée des mauvaises herbes. Seuls les gigantesques ficus aux racines tentaculaires continuent d'aller pomper l'eau dans les profondeurs du sol. Comme pour narguer ceux qui les ont définitivement oubliés.


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