TIARET : Belkacem Zaidouri, le chahid éclaireur    Mustapha Hadni (PLD) : « Traduire politiquement les revendications citoyennes … »    «Un dialogue serein ne peut cohabiter avec des arrestations pour délit d'opinion»    Grandiose !    D'Arles-Avignon au Milan AC, le parcours exceptionnel de Ismaël Bennacer    Scènes de liesse populaire à Béjaïa    Boisson naturelle pour lutter contre le stress    Saviez-vous que… ?    Un mort et trente blessés à Blida    Mihoubi plébiscité à la tête du RND    ACTUCULT    Explosion de joie sur fond de révolution    Bensalah peut-il rester jusqu'à la présidentielle ?    Il a purgé sa peine : Hadj Ghermoul libéré    Vu au Cairo Stadium    Accueil triomphal pour les Verts    Un sacre… un conte de fées    En France, la fête jusqu'au bout de la nuit…    Lourdes condamnations de deux élus pour meurtre    Plus du tiers des ménages ruraux en insécurité alimentaire    Al-Baghdadi Al-Mahmoudi libéré    Un taux de réussite de 50,41% au bac    Un pétrolier algérien dirigé vers les eaux territoriales iraniennes    Algérie, les dangereuses liaisons émiraties    Formation de 400 jeunes dans les arts dramatiques    Témoignage sur un paradis perdu    Coup d'envoi des festivités    Mostaganem : Trois frères impliqués dans un trafic de drogue    Tiaret : Des résultats satisfaisants au baccalauréat    Oran : Deux morts en marge de la fête après la victoire des verts    Chantiers à l'arrêt, crédits bloqués, patrons en prison: L'économie nationale en panne    Merci, El Khadra !    Une locomotive calcinée et près de 7 hectares de chaumes ravagés par les flammes    Montage automobile, les vrais coupables !    Le festival de la chanson oranaise revient    Bourses : Les actions européennes reculent dans un climat tendu    Solaire : Saint-Etienne (France) passe au vert    Invité à la Radio : Karim Younes contre ceux qui rejettent toutes les initiatives et ceux qui veulent d'un dialogue sans les mesures d'apaisement    Maroc : Son implication dans le trafic de drogues, un danger direct pour la paix et la sécurité    Iran : Téhéran rappelle aux Etats-Unis leur situation géographique    Chine : Huawei lève le voile sur son propre système d'exploitation    Ambiance : Alger en "feu" fête la deuxième étoile continentale des "Verts"    Et le peuple algérien créa le «Hirak» !    Côte d'Ivoire : Polémique sur l'usage des réseaux sociaux par les stars du coupé décalé    L'Asus Rog Phone 2 aura droit à un Snapdragon 855 Plus    Apple va probablement abandonner ses claviers papillon    Prés de 30 millions de dollars en 5 mois    Téhéran dément des «allégations délirantes» de Trump    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Une exposition sur Abou Ghraïb
Italie. arts plastiques
Publié dans El Watan le 22 - 06 - 2005

Parmi les 170 œuvres exposées (peintures, dessins et sculptures), 50 ont été façonnées par l'artiste colombien pour dénoncer les atrocités commises par les soldats américains dans la prison irakienne d'Abou Ghraïb.
Cet événement culturel, organisé par le pool des musées romains et les galeries Contini de Venise et Benucci de Rome, a été inauguré jeudi dernier, au palais Venise, à Rome, en présence de personnalités italiennes, du monde de la politique et de la culture et de nombreux journalistes venus de plusieurs pays visiter et raconter l'exposition de Botero. Depuis 1991, l'artiste colombien n'avait plus exposé, en Italie, et c'est ainsi qu'il offre, à l'occasion, une panoplie de ses œuvres réalisées en quinze ans de création silencieuse et obstinée, loin des feux des médias. Botero, célèbre dans le monde pour les volumes hypertrophiques et les dimensions exagérées des personnages qu'il immortalise sur ses toiles, mais aussi pour l'humour sympathique presque grotesque qui émane de ses représentations, est très apprécié en Europe, surtout dans les pays latins, comme l'Espagne ou l'Italie. A partir de Paris où il vit, l'artiste a confié au quotidien italien La Stampa comment les informations faisant état des sévices commis par l'armée d'occupation américaine en Irak l'ont frappé. « Je ne m'étais jamais inspiré de façon aussi directe de l'actualité », ajoutant : « Je suis dégoûté, car les Usa se prétendent comme un modèle de compassion et puis ils sont capables de ce genre de pratiques barbares. » Des geôliers hideux et effrayants qui s'acharnent, à coups de matraque, sur le corps de prisonniers irakiens nus, des détenus attachés au mur et vêtus de sous-vêtements féminins, d'autres encore entassés nus... Des représentations humiliantes et avilissantes que le monde a découvertes, avec répugnance et douleur, sur les photos publiées par les journaux américains. Botero a affirmé qu'il ne mettrait pas en vente les toiles sur Abou Ghraïb, car son désir est de faire don de ces dernières, qui lui ont valu un an de besogne acharnée, à un musée qui serait intéressé par toute la collection, « car il ne faut pas les séparer », a-t-il précisé au quotidien turinois. Il a également fait part de sa déception de voir que la plupart des musées américains ont exprimé leur refus d'accueillir cette série de toiles. Botero a reconnu s'être inspiré du célébrissime manifeste de Pablo Picasso sur les horreurs de Guernica, la ville basque bombardée sur ordre du fasciste Franco, par l'armée de Hitler en mai 1937, en pleine guerre civile espagnole, faisant plus de 1600 morts.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.