Aucune restriction dans la révision constitutionnelle    La ville de Kherrata célèbre le 1er anniversaire    Le Président s'attaque aux lobbies de l'importation    Tebboune ne veut plus de cortèges officiels de 30 voitures    "100 mds DA injectés dans les communes dès le mois de mai"    Ferhat: «Merci à tous pour vos messages, ça me va droit au cœur»    Motion de soutien du Conseil de la Nation au plan d'action du gouvernement    Crise libyenne: la position de l'Algérie privilégiant une solution politique réitérée    Montage automobile: le nouveau cahier des charges promulgué dans 2 mois    Le Gouvernement examine de nouvelles mesures en faveur de la gestion décentralisée    Kherrata, une convergence et des messages    CONSEIL DE SECURITE DE L'ONU : L'Algérie réclame deux sièges permanents pour l'Afrique    L'instruction de l'affaire ETRHB Haddad bouclée    TAMANRASSET : Plus de 500 affaires de contrebande traitées en 2019    Tebboune : "Aucune restriction hormis ce qui a trait à l'unité et à l'identité nationales"    TIARET : Des citoyens observent un sit-in devant la mairie d'Ain Dehab    AIN EL-TURCK : Des taxis demandent le double de la course    Le Président Tebboune: les responsables locaux tenus de briser le cloisonnement entre les citoyens et l'Etat    La pièce "Tmenfla" du theatre d'Oum-el-Bouaghi ouvre le festival international du théâtre de Bejaia    Il était une fois, le plus grand pays d'Afrique    Les pièges de l'assistanat    Slimani en sauveur !    Zelfani prépare le Paradou    L'ESS nouveau leader    Le Targui    À tout jamais…    5 personnes retrouvées mortes après leur enlèvement    Encore un manifestant assassiné à la place Tahrir    Yémen : entrée de 138 000 migrants et réfugiés en 2019    Enseignants du primaire : marche nationale demain à Alger    Des TV-offshores et des pollutions millénaires !    ACTUCULT    Emouvant hommage à la militante Nabila Djahnine    Le répertoire andalou dans toute sa splendeur    Ciné-houma rend hommage aux femmes victimes de violences    La Cinémathèque algérienne célèbre les films sur la guerre de Libération    La quête de la connaissance et de la vérité    Mali: le bilan de l'attaque contre le village d'Ogossagou passe à 31 morts    Coupe arabe des nations (U20) : Les Algériens s'installent en Arabie Saoudite    USM Alger : Dziri reste    Epidémie du ncoronavirus : L'économie mondiale fortement impactée    Prime du service civil pour les spécialistes: Les décrets en voie de finalisation    Sidi El-Houari, Sidi El-Bachir, El Badr, El Emir et Es Seddikia: Lancement du bitumage d'une trentaine d'axes routiers    Les spécialistes plaident pour le dépistage précoce: 236 nouveaux cas de cancer de la prostate enregistrés au CHUO en 2019    Commerce extérieur: Plus de 6 milliards de dollars de déficit en 2019    Information officielle: La Présidence revient à la charge    LA RESONNANCE D'UN ATTENTISME    Le double jeu de Makri et de ses députés    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La population en a ras-le-bol du régime Ben Ali Les émeutes se poursuivent en Tunisie
Publié dans El Watan le 29 - 12 - 2010


Aucun peuple ne peut accepter le règne de maquignons et de malfrats. Face à un Etat policier, la population n'a comme alternative que la révolte et l'explosion. C'est ce qui se passe aujourd'hui en Tunisie.» C'est là l'avis des avocats, écrivains et journalistes tunisiens qui ont, de tout temps, dénoncé la politique prônée par le président Ben Ali. D'aucuns pensent que les prémices d'une révolte étaient visibles dans ce pays assoiffé de liberté d'expression et où la corruption gangrène toutes les institutions étatiques. Nombreux sont les Tunisiens, notamment ceux de Sidi Bouzid, qui vivent un grand malaise social et économique. Si par le passé, les citoyens occupaient, difficilement, la rue pour exprimer leur ras-le bol, en 2010 ils tentent de s'immoler pour attirer l'attention des dirigeants. «Hormis l'immolation par le feu, les Tunisiens n'ont pas d'autre arme pour exprimer leur désarroi. Hier encore, dans une région située à 30 km de Sidi Bouzid, un autre jeune homme de 20 ans s'est immolé par le feu. C'est le désespoir qui pousse les gens au suicide», nous a révélé Radiah Nasraoui, avocate et militante des droits de l'homme. Faut-il rappeler qu'à l'origine des émeutes qui se sont déclenchées le 17 décembre, la tentative de suicide de Mohammed Bouazizi, un diplômé de 26 ans, vendeur ambulant de fruits et légumes, qui s'est fait confisquer sa marchandise par la police municipale car n'ayant pas d'autorisation pour l'exercice de cette activité. Le jeune homme, ne pouvant contenir sa colère, avait décidé de s'asperger d'essence pour s'immoler par le feu. Cet incident dramatique avait suscité un vif émoi parmi la population, qui est alors sortie dans la rue. Pour Toufik Ben Brik, journaliste et écrivain, la population s'est révoltée pour la liberté et non pas pour le pain. «Nous vivons dans un immense camp de concentration ; la révolte et l'insurrection demeurent l'unique solution pour s'opposer au régime en place. Ben Ali a muselé les Tunisiens ; il a coupé leur langue. Aujourd'hui, ces opprimés se sont révoltés. Il s'agit d'une révolution et non d'émeutes», dit un avocat, qui souligne que le peuple tunisien veut être «libre». Il revendique la justice sociale, la démocratie, la liberté d'expression... Il ne veut plus d'un régime qui écrase toute voix de contestation. Mais à ces cris de détresse, le régime tunisien réagit par la répression en sortant toute la panoplie du ministère de la Sécurité, comme il a fait appel à l'armée pour barricader toute les villes où il y a risque d'explosion. «Sidi Bouzid est aujourd'hui ville interdite. Aucun journaliste, ni étranger ne peuvent entrer dans cette région», note notre interlocuteur qui estime qu'il y a, certes, une prise de conscience chez le peuple tunisien, mais il ne peut rien faire contre un régime armé jusqu'aux dents et soutenu dans sa politique par l'Europe et les pays voisins. Les opposants au régime tunisien font remarquer que Sidi Bouzid est le gouvernorat le plus pauvre de Tunisie, alors qu'il est le fief des grandes tribunes : «Les habitants de Sidi Bouzid sont qualifiés de damnés de la terre. Ils se sont révoltés car ils ne veulent vivre dignement, comme des êtres humains qui se respectent», relève Radiah Nasraoui, qui revient sur les revendications sociales et politiques des manifestants : «Les jeunes demandent le droit au travail, dans certaines régions. Ils revendiquent le départ de Ben Ali et son épouse. Ils exigent le respect des libertés. En somme, c'est là l'échec de la politique du régime.» M. Cherbib, vice-président du comité de soutien à la population de Sidi Bouzid, note que la révolte de ces habitants est la constance de la fermeture totale, de l'absence de liberté d'expression ; c'est le mal qui ronge les sociétés maghrébines. «Après cinq ou six ans d'études, les diplômés se retrouvent sans aucune perspective d'emploi, au chômage alors qu'on parle dans les sondages d'embellie économique tunisienne. De cette façon, on pousse non seulement les jeunes à la révolte, mais carrément au suicide», observe M. Cherbib.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.