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Inculpation de l'ex-directeur des activités centrales et de la patronne d'un bureau d'études
Rebondissement dans l'affaire sonatrach
Publié dans El Watan le 05 - 05 - 2011

Rebondissement dans l'affaire de Sonatrach en instruction au niveau du tribunal d'Alger.
Le juge d'instruction a inculpé l'ex-directeur des activités centrales, Mohamed Sanhadji, ainsi que Nouria Méliani, propriétaire du bureau d'études CAD, ayant pris en charge la rénovation du siège de Sonatrach à Ghermoul, pour, entre autres, «association de malfaiteurs, violation de la réglementation régissant les marchés publics, dilapidation de deniers publics, blanchiment d'argent et corruption». Les mêmes inculpations sont retenues contre la majorité des seize prévenus poursuivis dans le cadre de ce scandale, dont huit sont en détention provisoire, depuis janvier 2010.
Il s'agit de Meziane Mohamed Reda et Meziane Fawzi, les deux fils de l'ex-PDG du groupe Sonatrach, Mohamed Meziane, ainsi que deux de ses vice-présidents, Benamar Zenasni chargé de l'activité transport par canalisation (TRC), Belkacem Boumediène, chargé de l'activité Amont, exploration et production, de l'ancien PDG du CPA, Hachemi Meghaoui et son fils Yazid, installés à leur compte et exerçant au profit d'une société allemande représentée à Alger par Al Smaïl Mohamed Reda, également en détention. Sept autres mis en cause sont placés sous contrôle judiciaire.
Il s'agit de Mohamed Meziane, Chawki Rahal (vice-président chargé de l'activité commercialisation), Hassani Mustapha (directeur de l'activité Amont), Cheikh Mustapha (activité Amont), Yahia Messaoud (activité Amont), Mohamed Chawki Rahal (vice-président de la commercialisation), Abdelwahab Abdelaziz (directeur exécutif), Mouloud Aït Alhocine (directeur technique des activités commerciales). Les deux nouvelles inculpations concernent le dossier relatif au marché de rénovation du siège du groupe à Ghermoul (Alger), dont l'étude a été confiée au bureau privé CAD appartenant à Nouria Méliani, dans le cadre de la procédure de gré à gré, en janvier 2008. Mme Méliani était à l'étranger lorsque les officiers de la police judiciaire du Département de renseignement et de sécurité (DRS) près de l'armée avaient procédé à la présentation, en janvier 2010, des mis en cause. Destinataire de plusieurs convocations du juge, elle a fini par se présenter pour être entendue puis inculpée par le magistrat. La femme n'est pas inconnue au sein du groupe Sonatrach duquel elle a obtenu plusieurs marchés depuis 2004, année où elle a connu l'ex-chef de cabinet du PDG, Mohamed Reda Hameche.
C'était lors des funérailles de son père, M. Méliani, colonel de la gendarmerie. M. Hameche va l'introduire auprès des responsables de BRC, avec lesquels elle entre en contact et décroche de nombreux contrats. Après la dissolution de cette joint-venture (entre Sonatrach et la société américaine Brown Rooth and Condor) à la suite du scandale qui l'a éclaboussée au milieu des années 2000, Mme Méliani, toujours grâce à M. Hameche, est orientée vers le groupe Sonatrach. En septembre 2007, elle obtient le marché relatif à l'étude technique du projet de rénovation du siège de Ghermoul, confiée au département des activités centrales dirigé alors par Mohamed Sanhadji.
Après 28 ans de carrière au sein de Sonelgaz, ce dernier avait été rappelé (une fois à la retraite) par l'ex-PDG Mohamed Meziane, qui lui confie un département parmi les plus importants du groupe. Les deux hommes, faut-il le préciser, sont liés non seulement par le secteur d'activité, mais également par une alliance qui unit leurs deux familles. Ce nom est revenu à plusieurs reprises dans le dossier, mais il avait déjà quitté son poste. Selon les déclarations d'un des prévenus, il aurait lui-même demandé au PDG d'accorder le marché de gré à gré au bureau d'études de Méliani sans que la procédure soit justifiée. Le 16 janvier 2008, Mme Méliani obtient l'étude technique pour la réalisation de la réfection de l'immeuble.
Elle avait soumissionné pour la confection du cahier des charges pour un montant de 45,33 millions de dinars et obtenu, grâce à l'intervention de M. Hameche, le marché alors qu'elle aurait pu être exclue du fait que dans son pli, elle avait joint une offre commerciale au nom d'une autre société privée, Promomad, qu'elle dirige. Une erreur qui aurait pu coûter l'annulation de sa soumission. Mais celle-ci a été acceptée et elle a engagé rapidement 50% de l'étude, avant de connaître un blocage qui la poussera à abandonner sans réclamer un quelconque dédommagement.
Dans ce dossier, il y a aussi la consultation restreinte pour la rénovation du même bâtiment de Ghermoul entachée par de nombreuses irrégularités. Au début, la consultation a concerné quatre sociétés : les allemandes Krombath et Imtech, l'américaine Berry et la libanaise CCG, qui avait été ajoutée le jour même de l'ouverture des plis (sic !).
L'étude des quatre offres par les services des activités centrales a duré près d'une année et entraîné le retrait de Krombath. Fin 2008, le PDG remet le dossier au département commercialisation en l'instruisant de choisir un soumissionnaire. Du coup, la CCG est exclue et les deux sociétés restantes sont sollicitées pour présenter leurs offres commerciales. Avec une somme de 73 millions d'euros (800 milliards de centimes), Imtech est la moins disante.
Elle est retenue provisoirement en attendant l'étude des prix proposés, jugés excessifs par de nombreux spécialistes, qui estiment la construction d'un immeuble de 11 étages avec son équipement aux normes universelles à environ 30 millions d'euros. Sonatrach sollicite alors l'espagnole OHL, lui demandant de faire une évaluation afin de servir de base référentielle. Le montant arrêté est de 48 millions d'euros (482 milliards de centimes), soit 46% de moins que l'offre allemande. Au mois de juillet 2009, Sonatrach négocie une baisse de 15% avec Imtech. Difficilement, elle obtient une réduction de 12,5%. En août 2009, alors que l'enquête sur ce marché avait commencé, les dirigeants de Sonatrach informent par écrit les patrons de Imtech du gel du contrat. Pourtant, ce dernier aurait pu être annulé dans les 15 jours qui ont suivi l'ouverture des plis, évitant ainsi un quelconque préjudice à la compagnie. De nombreuses anomalies ont entaché la consultation, à commencer par le fait que la course n'a concerné que deux sociétés, dont l'une, Berry, ne remplissait pas les conditions légales.
En plus de ce dossier, le juge poursuit ses investigations relatives à deux autres dossiers, ceux de Contel et de Saipem (voir ci-dessous) pour lesquels le PDG et ses deux enfants ont été entendus et confrontés, récemment, pour un nouveau chef d'inculpation de «blanchiment d'argent». Le juge a également ordonné la saisie de nombreux biens immobiliers et des véhicules appartenant à la famille.


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