Décès de quatre médecins du Coronavirus: le Président Tebboune adresse ses condoléances    APN: Clôture de la session ordinaire 2019-2020    Covid-19 : mobilisation d'un plus grand nombre de lits dans les hôpitaux    Covid-19: confinement partiel dans les communes d'El Kala et d'Echatt à la wilaya d'El Tarf    Faut-il avoir peur de la seconde «ouhda» ?    Le ministre des Ressources en eau dévoile la directive du président    9 juillet 1962    Benrahma et Brentford à deux points des barrages    Chelsea chasse Leicester du podium    Se sauver ou sombrer    Rachad, les harragas et la décennie noire    «La perte du goût et de l'odorat sont deux symptômes du Covid-19»    «La sensibilisation et le confinement ciblé des zones endémiques sont la clé pour contenir le Covid-19»    Le barrage de Boukourdane face aux aléas du déficit hydrique    Le secteur culturel salue l'aide débloquée pour affronter le coronavirus    Papicha de Mounia Meddour au 9e Festival du cinéma arabe de Séoul    Lancement prochain de la dernière phase de l'aménagement de la Maison de la culture    Pour quelle réorganisation territoriale ?    Accablant réquisitoire    La FAF tranchera le 15 juillet    Me Meftah : "Deux procès contre Hannachi sont programmés pour le 27 juillet"    Cafouillage administratif et réunions sans résultat    Cap sur un nouveau plan de relance    Climat: nouvelle hausse des températures jusqu'en 2024, selon l'ONU    Perspectives moroses pour l'économie algérienne    Relaxe pour trois activistes du hirak à Béjaïa    Boukadoum met en garde contre la gravité de la détérioration de la situation en Libye    54 infractions à la législation forestière enregistrées    10 décès et 469 nouveaux cas en 24 heures    Risque de famine pour 7 millions de personnes en Afrique de l'Est    Plus de 3 000 réfugiés arrivés en Ouganda en trois jours    Le Burkina pris dans une spirale de violence    Nos prénoms dissimulent tant de guerres et tant de conflits !    "Hourof El Jenna", un spectacle de calligraphie arabe lumineuse    Installation de Mohamed Boukerras au poste de Directeur général de l'ISMAS    Installation du comité d'évaluation des œuvres des candidats au concours du "Prix Ali Maachi" pour les jeunes créateurs    Football Amateur : Attention au chant des sirènes    MO Béjaïa : Hadjar a subi une intervention chirurgicale    Relance du Barrage vert : ce qu'il faut éviter    Annulation de la CAN-2020 Féminine : Une pétition pour la restauration du tournoi    Azazga : Electro-industries dans la zone des turbulences    Libye : Boukadoum plaide pour une solution "opérationnelle et pratique"    Les chouhada sont revenus ce vendredi    Nouveau calendrier pour les pensions de retraite    Appel à commentaires pour l'élaboration d'une feuille de route    Le passeport Algérien toujoura a la traine    Surveillance des droits de l'homme : La Minurso ne doit pas faire exception, affirme le Polisario    Le Kremlin promet de riposter aux sanctions britanniques    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





«L'Internet est un mal nécessaire»
Abderrahmane Didi. Psychothérapeute
Publié dans El Watan le 30 - 05 - 2011

- Pourquoi les Algériens cachent-ils leurs vraies attitudes vis-à-vis des rencontres du mariage sur Internet ?
Ils ne veulent pas divulguer leurs attitudes parce que cela concerne l'amour-propre. L'être humain est complexe en lui-même. Il y a les mécanismes de défense et l'instinct de conservation. Il y a aussi ce complexe de supériorité qui fait que l'intéressé n'arrive pas à divulguer ce qu'il pense réellement. Cependant, il faut souligner qu'il y a des personnes qui sont intellectuelles, mais sur le plan psychologique, elles demeurent immatures. Il y en a d'autres, par contre, non intellectuelles, mais qui se dévoilent facilement. Elles dévoilent leur «moi», leurs secrets et ce qu'elles désirent. Si la personne est mature, large d'esprit, elle a fait un travail sur elle-même, cela lui permet de demander secours à travers Internet sans complexe. Dans ce cas, l'Internet apporte le positif.
- Même dans le cas où l'aventure sur Internet aboutit, les personnes concernées cachent souvent qu'elles se sont connues par le biais de l'Internet. Comment expliquez-vous cette attitude ?
L'Internet pour ces personnes est une faiblesse, un tabou. Cela va toucher leur amour-propre. Donc, il ne faut pas que l'Internet soit le porte-parole.
- Comment expliquez-vous l'engouement des Algériens pour les réseaux sociaux ?
En Corée du Sud, on bloque les sites relatifs aux jeux aux jeunes enfants entre minuit et six heures du matin. En Algérie, Facebook est considéré comme une sorte d'identification. Le Maghrébin est caractérisé par un côté profane, un côté mystique et un côté religieux. Facebook est la boîte de secours pour les personnes qui ne peuvent pas communiquer organiquement. Donc, Facebook permet de contacter d'une manière virtuelle, et la virtualité est une chose grave parce que si on s'y habitue, on ne pourra pas communiquer réellement.
- Mais certaines personnes ont avoué que c'est grâce à Facebook qu'elles ont pu vaincre leur timidité…
Facebook est un petit peu le thérapeute. Quand on n'arrive pas à connaître une personne physiquement, Facebook permet d'instaurer facilement le dialogue. Parler de soi, cela diminue la timidité, l'angoisse et le stress. C'est un petit peu le régulateur.
- Quel est l'impact de la communication virtuelle sur la vie réelle ?
C'est un peu grave, parce qu'à force de s'habituer à la virtualité, on aura peur de la réalité. La virtualité donne du courage, de la tyrannie à la personne. Mais la vie courante est la vie des problèmes et des difficultés. Donc, la virtualité permet de cacher les faiblesses, la jalousie et la timidité. D'un côté, ça guérit, et d'un autre, c'est comme un malade qui s'habitue aux psychotropes. L'internaute devient tout le temps assisté grâce à facebook et à l'Internet. Donc, vivre virtuellement d'une manière continue est négatif.
Il y a également le côté pathologique. Sur le plan physique, l'Internet donne les troubles du sommeil, des problèmes du dos, cervicaux et des tendinites. C'est la diminution de l'activité physique. Sur le plan relationnel, l'Internet provoque le retrait sur soi, la coupure des relations avec les amis et les parents. L'internaute devient autiste en s'enfermant dans sa bulle.
L'Internet permet aux adultes de vivre leur sexualité d'une manière virtuelle. Cela est négatif, donc les dangers de l'Internet sont visibles sur les plans physique, neurologique et psychologique. Mais l'Internet est un mal nécessaire.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.