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Le nouveau président bolivien l'a affirmé
Evo Morales Les hydrocarbures seront nationalisés
Publié dans El Watan le 07 - 01 - 2006

Les journalistes se sont présentés en nombre, hier en fin de matinée, au Centre d'accueil de la presse étrangère pour écouter et voir le nouveau président bolivien Evo Morales (élu le 18 décembre 2005), arrivé quelques heures plus tôt à Paris.
Evo Morales, le leader indien de la gauche bolivienne (46 ans), très décontracté, vêtu d'un jean noir, de baskets et d'une veste en cuir noir, s'est prêté aux questions des journalistes, le visage éclairé d'un large sourire, devenant plus grave quand il développe le programme et les résolutions qu'il compte mettre en œuvre dans son pays. Alors qu'un journaliste lui demande si Hugo Chavez et Fidel Castro n'étaient pas ses mentors et s'il nouerait un dialogue avec les Etats-Unis, Evo Morales répond : « On m'a traité de rouge et de coco, puis de trafiquant, de toutou de Fidel et de Chavez. Ce sont des accusations absurdes. Ma lutte a toujours été pour les peuples autochtones. On a voulu me diaboliser. » Et : « Nous provenons de la culture du dialogue, c'est alors que le dialogue a échoué que nous avons appelé à la mobilisation politique pour porter nos revendications. » Ajoutant encore : « J'admire la façon dont Fidel Castro a résolu le problème de l'éducation et de la santé à Cuba, je veux obtenir les mêmes résultats dans mon pays. » Quant à Chavez, « il a exercé le droit de propriété sur les ressources naturelles de son pays ». Ce droit de propriété, Evo Morales souhaite l'exercer en Bolivie en association avec les entreprises pétrolières. « J'aimerais que les Boliviens fassent le plein de carburant pour 2 à 3 dollars comme au Venezuela et non pour 30 dollars. » Le nouveau Président bolivien a signifié qu'une des priorités de son futur gouvernement sera la nationalisation des hydrocarbures. Les groupes hispano-argentin Repsol, franco-belge Total et brésilien Petrobras sont les trois principales compagnies qui opèrent en Bolivie. C'est en ce sens qu'Evo Morales, se voulant rassurant sur les intérêts de ces entreprises, devait rencontrer, hier après-midi à Paris, les dirigeants d'entreprises pétrolières dont Total. Devant les journalistes, il a, à nouveau, déclaré que les contrats signés avec les multinationales devaient être ratifiés pour être légaux. « Je serai intraitable contre la fraude, mais les entreprises qui travaillent légalement ont le droit à un retour sur leurs investissements. » La Bolivie « a besoin des entrepreneurs privés, étrangers, mais pas de maîtres de ses ressources naturelles », a appuyé Evo Morales. « J'arrive avec un esprit ouvert », a-t-il ajouté. Et de dire encore : « Lula (président du Brésil) a été un grand syndicaliste, il est aujourd'hui un grand chef d'Etat. C'est mon grand frère. Ses parents, comme les miens, étaient analphabètes. Il est autodidacte comme moi. » « J'ai reçu à l'instant une invitation de Mme Mitterrand. Tous ces contacts vont être mon école. Mme Mitterrand m'a dit que le baromètre, c'est le peuple, je vais être à l'écoute de ce baromètre. » Le Mouvement pour le socialisme (MAS, gauche) - la formation qu'Evo Morales a créée il a y dix ans -, s'est engagé aux côtés des cocaleros (cultivateurs de la feuille de coca) contre les programmes d'éradication inspirés et financés par Washington. Il prône la dépénalisation internationale de la coca et son retrait de la liste des substances interdites. « La coca est légale pour fabriquer le Coca-Cola, mais pas pour la région andine, c'est injuste ! », s'est-il exclamé. « Nous voulons en revanche zéro trafic de drogue. Je lance un appel au gouvernement américain pour une véritable alliance contre ce trafic. Je ne veux pas que le trafic de drogue soit utilisé par les Etats-Unis pour perpétuer leurs intérêts. » La Bolivie est le troisième producteur mondial de cocaïne, après la Colombie et le Pérou. Après un déplacement à Cuba le 30 décembre 2005, Evo Morales effectue, depuis le 3 janvier, une tournée en Espagne, en France, à Bruxelles, en Afrique du Sud, en Chine et au Brésil.

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